Encyclopédie de la douleur

Algies vasculaires de la face

Douleurs qui touchent à la fois le crâne et la face mais qui surviennent en général que d’un seul côté. Ces douleurs sont caractérisées par leurs aspect pulsatile (elles ne sont pas continues) et sont à l’origine d’un nez qui coule, d’un œil qui pleure mais aussi de rougeurs de la face. De plus les algies vasculaires s’accompagnent la plupart du temps de crises ou d’accès migraineux .

 

Allodynie

Douleur provoquée par des stimulations normalement non douloureuses (par exemple un léger effleurement de la peau peut être à l’origine d’atroces douleurs).

 

Antalgiques I, II, III

Les antalgiques sont des médicaments ayant pour but de supprimer ou d’atténuer la douleur. En fonction de leur site d’action, on distingue deux grandes classes : les antalgiques à action périphérique (niveau I) et les antalgiques à action centrale (niveau II et III). Les antalgiques à action centrale vont agir sur le cerveau et la moëlle épinière (soit les deux organes qui représentent la tour de contrôle de notre système nerveux) ; tandis que les antalgiques à actions périphériques vont agir notamment sur les nerfs et les neurones (cellules qui sont à la fois des récepteurs et des messagers, présents dans notre corps et qui nous permettent de ressentir le toucher par exemple mais ils sont surtout responsables de la transmission d’information au sein du corps). Pour les antalgiques périphériques, il faut différencier les opioïdes faibles (niveau II) et les opioïdes forts (niveau III).

 

Benzodiazépines

Groupe de substances dont l’action principale est anxiolytique c’est-à-dire qui diminue l’anxiété. Elles peuvent être utilisées à doses élevées comme hypnotique (qui endort) et anticonvulsivants et possède entre outre une action myorelaxante (qui diminue le tonus des muscles squelettiques). Elles atténuent par exemple chez les personnes souffrant d’alcoolisme les symptômes d’intoxication aiguë de sevrage qui se définit notamment par la dépendance et le sentiment de manque.

 

Brûlures

Blessure dû à l’action de la chaleur. On distingue trois degrés d’atteinte :

1° brulure du premier degré : peau qui devient rouge et qui est douloureuse;

2° brûlure du second degré : apparition de cloques ou de bulles sur une peau rouge voire blanche quand il s’agit de brûlure du second degré profonde (qui constitue une urgence médical).

3° brûlure du troisième degré : la peau est brûlée en profondeur, elle devient blanche, cartonnée ou brunâtre mais surtout insensible car les terminaisons nerveuses et les vaisseaux sanguins ont été détruits (la périphérie de la brûlure peut par contre être douloureuse), dans ce cas il faut impérativement consulter les urgences de l’hôpital le plus proche.

Cancer

Le cancer est une maladie qui peut survenir dans n’importe quelle partie du corps et qui est caractérisé par la prolifération anarchique et incontrôlée de cellules. Un cancer peut être plus ou moins agressif selon la vitesse à laquelle il évolue. Un amas de cellules cancéreuses prend le nom de tumeur et lorsqu’une tumeur apparait à distance de la tumeur principale on parle de métastases. Chez l’homme le cancer le plus courant est celui de la prostate et chez la femme il s’agit du cancer du sein.

Il existe aujourd’hui plusieurs thérapeutiques pour soigner le cancer : la chimiothérapie par exemple qui consiste en la prise de médicaments qui tuent les cellules (cancéreuse et malheureusement non cancéreuse ce qui provoque la chute des cheveux), la radiothérapie (on attaque la tumeur à l’aide de rayons) …

 

Co-analgésiques

Moyens thérapeutiques, essentiellement médicamenteux, dont la fonction première n’est pas l’antalgie. Certains amplifient l’action des antalgiques, et pour d’autres ils améliorent le confort en agissant sélectivement sur certains symptômes.

 

Coccygodynie

Syndrome prédominant chez la femme d’âge moyen, caractérisé par une douleur coccygienne (os qui se trouve au bout de la colonne vertébrale) souvent très tenace parfois survenant suite à un traumatisme, habituellement idiopathique (symptôme ou maladie dont on ne connait pas la cause) mais pouvant évoluer sur un mode chronique.

 

Coliques néphrétiques 

La crise de colique néphrétique désigne une douleur aiguë et intense de survenue brutale. Généralement qui se ressent seulement d’un côté, elle est située dans la région lombaire (bas du dos) et peut irradier le flanc, l’intérieur des cuisses et les organes génitaux. Elle résulte d’une mise sous tension brutale de la voie excrétrice du haut de l’appareil urinaire à cause de l’obstruction par un calcul rénal provoquant le gonflement du rein.

Diabète

Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de sucre (ou glucose) dans le sang (encore appelé glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie. Il existe deux grands types de diabètes.

En effet, le diabète de type 1 est une maladie auto-immune caractérisée par la destruction des cellules bêta du pancréas essentiel à la production d’insuline, une hormone qui est libéré après les repas et qui sert à réguler les taux de sucre dans le sang.

Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique sont la cause révélatrice du diabète de type 2 chez des personnes en général génétiquement prédisposées. Il s’agit de 92% des cas de diabète.

Dans le cas du diabète de type 2 deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie :

  • soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie.
  • soit cette insuline agit mal.

Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine.

Dans les deux types de diabète l’objectif est de normaliser la glycémie car des hyperglycémies répétées entraînent à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins…)

Malgré les avancées de la recherche médicale, le diabète reste une maladie qui se soigne très bien mais qui ne se guérit pas. Il faut donc, toute sa vie, se surveiller, garder de bonnes habitudes alimentaires, pratiquer une activité physique et prendre régulièrement son traitement

 

Douleur

Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associé à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, décrite en terme d’un tel dommage (d’après l’IASP)

Douleur chronique : douleur maladie

Cette douleur peut accompagner une maladie ou devenir une maladie en soi. Il s’agit d’une douleur qui se prolonge, ayant des conséquences sur la vie fonctionnelle et émotionnelle d’un individu. Dans ce cas la douleur perd sa fonction biologique de signal d’alarme et le patient doit être envisagé dans sa globalité.

 

Douleur iatrogène

Les douleurs iatrogènes sont des douleurs qui ne sont pas entraînées par la pathologie en cause, mais qui sont la conséquence des examens complémentaires à visée diagnostic ou par les thérapeutiques proposées.

 

Douleurs du membre fantôme

Après une amputation, le membre enlevé est perçu comme toujours présent, mobile, changeant de position dans un espace corporel normal; cette « présence » peut s’accompagner de douleurs intenses. Cette sensation de membre fantôme est constamment constatée après une amputation, quelle que soit l’importance de celle-ci. Mais il prend une place variable dans la vie psychique du sujet : absolument négligeable le plus souvent, parfois dramatique lorsque l’élément douloureux est important.

 

Douleurs du moignon d’amputation

Douleur très frequente en conséquence directe de l’amputation. Ces douleurs peuvent être en lien avec une pathologie locale du moignon, décelable à l’examen clinique (notamment les infections), soit, et c’est souvent le cas, en rapport avec la section de filets nerveux.

 

Douleurs neurogènes

Elles sont consécutives à une lésion nerveuse (récente ou ancienne) qui induit un dysfonctionnement du système nerveux périphérique (c’est-à-dire les nerfs ou les plexus qui représentent un relais nerveux) ou central (cerveau et moëlle épinière).

 

Douleurs neuropathiques périphériques

Dénomination générale indiquant l’existence d’une atteinte du système nerveux périphérique. Ces atteintes concernent 20 % des consultations. La plupart des neuropathies sont ressenties comme des sensations anormales : fourmillement, picotement, engourdissement, brûlure, broiement, déchirement, arrachement, striction, décharges électriques, douleurs fulgurantes.

 

Douleurs par excès de nociception

Elles correspondent à l’activation du système de transmission des messages nociceptifs qui sont responsables de la transmission de la douleur par stimulation excessive des récepteurs nerveux mis en jeu par des processus de destruction tissulaire, inflammatoires, ischémiques (diminution ou arrêt de la circulation artérielle de manière locale ou régionale), ou par des stimulations mécaniques importantes (fracture ou étirements musculo-ligamentaires).

 

Douleurs postopératoire

Il s’agit de douleurs ressenties lorsqu’on se réveille après un acte chirurgical. Ces douleurs sont liées à l’agression tissulaire et peuvent durer entre 48h et 72h. Leurs intensités varient en fonction du type d’opération et de la sensibilité du patient.

 

Douleurs psychogénes

La douleur est évoquée alors qu‘aucun examen clinique et para clinique ne permet de la rattacher à une cause évidente. Elles se vivent et se ressentent comme toutes les autres douleurs. Elles doivent être prises en charge avec la même attention quelles que soient leurs causes : deuil, traumatisme, séparation…

 

Douleurs vasculaires

La plupart du temps ce type de douleur est caractérisé par l’insuffisance veino-lymphatique des membres inférieurs (trouble du retour du sang veineux et de la lymphe vers le cœur – la lymphe est un liquide qui circule dans le corps indispensable à notre défense immunitaire). Elle peut s’exprimer cliniquement par des manifestations purement fonctionnelles plus ou moins douloureuses sans signes objectifs à l’examen. La manifestation la plus fréquente est celle des jambes lourdes.

 

Drépanocytose

Maladie héréditaire du sang touchant principalement les populations d’origine antillaise, africaine et méditerranéenne. Elle se caractérise par une anomalie de l’hémoglobine (métalloprotéine dont le but principal est le transport du dioxygène) entrainant la malformation des globules rouges qui deviennent falciformes. Ainsi, à cause de cette forme particulière les globules rouges ne peuvent pas passer au travers des capillaires sanguins ce qui peut entrainer une anémie (défaut d’alimentation en oxygène).

Les personnes atteintes présentent des poussées de douleurs ponctuelles des extrémités des membres ou abdominales extrêmement douloureuses appelées crises vaso-occlusives. La rate étant atteinte, les individus sont également plus sensibles aux infections.

Escarres

Mort de la peau, qui tend à se décoller des tissus sains avoisinants et à s’éliminer, on parle de nécrose cutanée. Le plus souvent il s’agit de nécrose cutanée d’origine ischémique (trouble de la circulation artérielle) consécutive à une position allongée trop prolongée, localisée au niveau des zones d’appui (talons, os de la région du bassin…) due à la compression continue d’une saillie osseuse contre un plan dur.

Fibromyalgie

Douleur chronique qui touche plus particulièrement les femmes. Il s’agit de douleurs musculaires et des tendons, s’apparentant à des courbatures intenses qui durent depuis plus de 3 mois. À l’examen, la personne décrit de multiples zones douloureuses, qui touchent les articulations, les muscles et/ou les tendons de manière spontané et/ou à la pression. L’examen peut mettre en évidence des zones douloureuses à la pression parmi 18 sites anatomiques (qui correspondent aux insertions des tendons), on parle alors de fibromyalgie. Cette pathologie s’accompagne d’autres symptômes : fatigue chronique, trouble du sommeil, problèmes de mémoire et de concentration, troubles de l’humeur, dépression, anxiété… Ces symptômes affectent la qualité de vie avec des conséquences sur le plan physique, psychologiques, sociales, familiales et comportementales de la maladie.

Douleur de la langue, consécutive à des brûlures, prédominante à la pointe et aux bords de la langue. La douleur peut s’étendre et intéresser le palais, la muqueuse buccale et les lèvres, les douleurs sont le plus souvent bilatérales : on parle alors de stomatodynie.

L’histamine est une molécule qui est notamment libérée par les globules blancs (médiateurs des défenses immunitaires) lors des allergies. L’histamine est responsable des démangeaisons ressenties au cours des allergies et de la dilatation de petits vaisseaux sanguins appelés capillaires, pouvant être à l’origine de gonflements.

 

Hyperesthésie

Sensation cutanée anormalement intense provoquée par un stimulus normal. Ce terme qui suppose une perception sensitive de qualité supérieur à la normal, n’est appliqué qu’à la sensibilité douloureuse.

 

Hypoesthésie

Diminution de la sensibilité à une stimulation, à l’exception des systèmes sensoriels spécifiques.

 

IASP – Encyclopédie

Association internationale pour l’étude de la douleur, créée en 1973. Cette société a pour objectifs de favoriser l’amélioration de la prise en charge de la douleur dans tous les domaines (clinique, enseignement, formation, recherche, thérapeutiques, information, organisation…).

 

Iatrogéne – Encyclopédie

Qui est provoqué par le médecin ou ses thérapeutiques au cours du traitement (effets secondaires, erreur de circuit médicamenteux…).

Insensibilité congénitale :

Cette maladie est due à la mutation d’un gène (SCN9A) qui bloque la transmission des messages douloureux à l’intérieur des neurones. Le syndrome se caractérise dans sa forme la plus sévère par une absence ou une diminution de la sensation douloureuse depuis la naissance et qui peut se manifester sous formes cliniques variées. En outre les individus atteints se blessent régulièrement et se brûlent car leur sensibilité à la douleur est absente ou diminuée. C’est pourquoi cette maladie est particulièrement grave, la douleur étant un signal d’alarme pour notre corps, essentiel à notre survie. Les complications de cette maladie sont par ailleurs essentiellement orthopédiques (fractures, microtraumatismes, infections, déformation osseuse). L’espérance de vie atteint rarement l’âge adulte dans mes formes graves (plus ou moins 30 ans).

 

La douleur en rhumatologie

Douleurs articulaires pouvant provenir de l’arthrose (usure des articulations) ou certaines maladies inflammatoires touchant les articulations (arthrite, polyarthrite rhumatoïde), maladies infectieuses ou traumatismes articulaires.

 

La migraine en pratique

Littéralement hémicrânie (survient d’un seul côté de la tête). Les migraines sont une forme de mal de tête qui survient par crises répétées. Parfois très douloureuse, les personnes migraineuses ne pourront pas supporter la lumière ou le bruit pendant les accès migraineux. De plus, elles peuvent s’accompagner de vomissements, nausée et sensation de vertiges. Les migraines peuvent durer entre quelques heures et plusieurs jours. La migraine affecte environ 7 à 8 millions de la population adulte soit 12% de la population et en grande majorité des femmes. On ne connait pas encore bien les causes des migraines.

 

La prise en charge globale de la douleur et les réseaux de la douleur

La prise en charge de la douleur est une obligation réglementaire pour tout établissement de santé et pour tous les soignants. Les réseaux de la douleur favorisent l’accès aux soins, la coordination, la continuité et l’interdisciplinarité des prises en charge sanitaires des patients souffrants.

 

Les autres thérapeutiques

Il existe diverses alternatives aux thérapeutiques médicamenteuses, notamment l’homéopathie, l’acupuncture, la sophrologie, les techniques de relaxations ainsi que la TENS (neurostimulation électrique transcutanée) qui consiste à stimuler certaines fibres nerveuses afin d’empêcher la transmission de toutes informations douloureuses au cerveau.

 

Les opioïdes

Les opioïdes sont des substances psychotropes pouvant être des drogues (héroïne) ou des médicaments ; ils dérivent de l’opium, une substance extraite de la capsule du pavot. L’opium contient notamment de la morphine, fréquemment utilisé en tant qu’antalgique et de la thébaïne. On distingue plusieurs classes d’opioïdes : les opioïdes faibles non morphiniques de palier 1, les analgésiques morphiniques (palier 2) et les analgésiques morphiniques forts ou majeurs (palier 3). La prise d’opioïdes peut conduire à une accoutumance, poussant le consommateur à augmenter les doses et leur fréquence pour pallier au manque ressenti. Une surdose d’héroïne ou d’autres opiacés peut entraîner un arrêt respiratoire potentiellement mortelle. Raison pour laquelle la prise d’opioïdes pour raison médicale est encadrée et suivie par les professionnels de santé.

 

Lombalgies et radiculalgies

Douleur lombaire (partie inférieure de la colonne vertébrale) qui peut descendre sur les fesses, l’arrière des cuisses, jusque derrière les genoux. La douleur provient de l’évolution de la colonne vertébrale qui subit une modification de structure selon la sollicitation qui en est faite (lié aux conditions de vie, de travail…). Elle a souvent tendance à se prolonger, se transformant ainsi en douleur chronique avec des répercussions sur le plan physique, biologique, relationnelle et psychologique.

 

Maladie de Crohn

Maladie inflammatoire chronique du système digestif, qui évolue par poussées (ou crises) et phases de rémission. La partie du tractus gastro-intestinal la plus souvent touchée est l’intestin grêle et en particulier sa jonction avec le colon. Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

 

Mésothérapie

Procédé thérapeutique consistant à injecter localement et de manière superficiel, à proximité de la zone douloureuse des petites quantités de médicament.

 

Morphine

Alcaloïde (molécule comportant au moins un atome d’azote) majoritaire de l’opium. La morphine est le principal antalgique (médicament contre la douleur) de palier III. Il s’agit d’un stupéfiant licite, prescrit sur ordonnance sécurisé, dont la consommation abusive peut conduire à l’addiction.

Elle est extraite des capsules du pavot blanc. Pour l’obtenir, il faut pratiquer une incision dans les capsules, d’où s’écoule un suc laiteux ou latex qui prend une teinte brune en s’oxydant avec l’air.

 

Névralgie faciale essentielle (Névralgie du trijumeau, tic douloureux de Trousseau)

Syndrome douloureux localisé au territoire sensitif d’une des branches du nerf trijumeau – nerf sensitif de la face – et caractérisé par des accès de crises douloureuses unilatérales, intenses et fulgurantes, spontanées ou le plus souvent déclenchées par la stimulation d’une zone cutanée déterminée.

 

Névrites

Affections inflammatoires d’un nerf.

 

Niveau de tolérance à la douleur

Comme pour les seuils de sensation et de perception de la douleur, le niveau de tolérance à la douleur est défini comme étant une expérience subjective individuelle. Les stimuli déclenchent une sensation douloureuse, ce qui est mesuré est le niveau de tolérance douloureuse aux stimuli et non pas le niveau de tolérance à la douleur.

 

 

Nocicepteur (récepteur périphérique de la douleur)

Un récepteur nociceptif ou nocicepteur est un récepteur sensitif chargé de percevoir la douleur et de la transmettre, d’abord en circuit court vers la moelle épinière (plateforme tournante du système nerveux) pour permettre un réflexe de défense, puis vers le cerveau où cette information sera traitée, analysée et mémorisée. Les nocicepteurs peuvent se localiser au niveau musculaire, articulaire ou cutané. Ces récepteurs non encapsulés sont activés de manière polymodal.

 

Paresthésie

Sensation de fourmillement, d’engourdissement ou de picotement pouvant être ressenti dans diverses parties du corps en particulier au niveau des extrémités (bras, mains, jambes et pieds). La paresthésie peut parfois se cumuler avec une perte temporaire de la sensibilité et peut être la conséquence de certains traitements ou maladies neurologiques.

 

Placebo / nocebo

Préparation dépourvue de tout principe actif (molécule ayant une action thérapeutique), utilisée à la place d’un médicament pour son effet psychologique. L’effet nocebo désigne l’apparition d’effets indésirables après la prise de médicaments pharmacologiquement neutre ou d’un médicament qui ne peut pas en principe produire un tel symptôme.

 

Psychotropes

Substances médicamenteuses pouvant modifier l’activité psychique et le comportement. Il existe plusieurs manières de classer les psychotropes, on retiendra la classification en fonction des effets physiologique : les psycholeptique (sédatifs), psychodysleptique (hallucinogène) et les psychoanaleptiques (excitants).

 

Radiothérapie

Application thérapeutique de rayonnements ionisant. Cette méthode est souvent utilisée dans le cadre d’un traitement contre le cancer, seule ou combiné avec d’autres moyens thérapeutiques. Le patient est exposé à des rayonnements afin de détruire localement des cellules cancéreuses ou d’empêcher leurs multiplications.

 

Sclérose en plaque

Maladie touchant le système nerveux. Le système nerveux est notamment constitué de plusieurs milliards de neurones, ces cellules sont chargées de transmettre les influx nerveux et sont composées d’un corps cellulaire et d’un prolongement appelé axone. Ceux-ci peuvent être entourés d’une gaine appelée myéline qui nourrit le neurone mais surtout qui accélère le transfert d’informations d’un neurone à un autre. Cette maladie auto-immune est caractérisée par une attaque de la myéline. La SEP atteint exclusivement le système nerveux central. Aucun autre organe n’est concerné par cette maladie. Le terme de “plaques” représente les lésions de SEP observées au niveau du cerveau ou de la moelle, qui apparaissent comme des zones brunâtres résultant de l’inflammation et des mécanismes de réparation.

 

Stimulus nociceptif

Les stimuli nociceptifs ont en commun de menacer l’intégrité du corps et d’activer un ensemble de récepteur sensoriel : les nocicepteurs, qui vont ensuite transmettre l’information aux centres de la douleur.

 

Syndrome myofascial (SMF)

Il se caractérise par une douleur localisée à un territoire spécifique (céphalée, cervicalgie, douleur scapulaire…), qui est reproduite à la palpation musculaire (trigger points) d’une zone gachette suitée à distance.

 

VIH (virus de l’immuno déficience) – SIDA

Le VIH est un virus à l’origine d’une maladie, le SIDA. Ce virus affecte les défenses immunitaires du corps en s’attaquant en particulier aux lymphocytes T4, cellules ayant pour rôle la coordination de l’ensemble du système immunitaire. Au fur et à mesure que les T4 sont détruits, la personne atteinte du virus devient proie à des maladies opportunistes (simple rhume ou grippe) mais qui, sans défenses immunitaires et sans prise en charge, peuvent être fatales. Le VIH se transmet par voie sexuelle, sanguine, de la mère à l’enfant (VIH à son enfant pendant la grossesse, le travail, l’accouchement ou l’allaitement) ou lors d’échanges de seringues entre deux personnes.