LA DOULEUR QU'EST-CE QUE C'EST ?

Des clés pour mieux comprendre la douleur

Femme assise dans la nature au Mozambique

1.

DEFINITION

D’après la définition de l’IASP (International Association for the Study of Pain) la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en terme d’une telle lésion.

La douleur repose avant tout sur le ressenti du patient, il s’agit donc d’une expérience entièrement subjective. Peu importe son expérience on ne peut pas quantifier ou qualifier la douleur d’une autre personne.

Attention ! La douleur ne signifie pas nécessairement une lésion ! Par exemple les douleurs psychogènes qui n’ont pas de cause organique mais peuvent avoir des conséquences physiologiques.

On peut distinguer deux grands types de douleurs :

La douleur aigue                

Cette douleur est brève et sert de signal d’alarme pour notre corps. C’est par exemple la douleur que l’on ressent en posant sa main sur une plaque brûlante. La douleur aigue engendre des mécanismes de protection essentiels à notre survie : le réflexe de retirer sa main de la plaque brulante.

La douleur chronique

Cette douleur peut accompagner une maladie ou devenir une maladie en soi. Il s’agit d’une douleur qui se prolonge, ayant des conséquences sur la vie fonctionnelle et émotionnelle d’un individu. Dans ce cas la douleur perd sa fonction biologique de signal d’alarme et le patient doit être envisagé dans sa globalité.

52%

92%

3 mois

des Français souffrent actuellement
des Français interrogés ont souffert d’une douleur de courte durée ou persistante au cours des 12 derniers mois
est la limite conventionnelle entre douleur aigue et chronique

2.

EVALUATION DE LA DOULEUR

Le patient reste l’acteur principal de la prise en charge de sa douleur. Ainsi l’auto évaluation est un moyen de décrire au médecin sa douleur de manière claire. Lorsque le patient n’est pas en mesure d’évaluer sa douleur on utilise l’hétéro évaluation. Dans ce cas, le médecin s’appuiera principalement sur une échelle comportementale.

Il existe plusieurs échelles permettant aux médecins d’orienter le diagnostic et d’administrer le traitement adapté. Ces échelles sont particulièrement utiles lors d’un suivi de l’efficacité d’un traitement antalgique.

Dans la plupart des cas cette méthodologie reste limitée car il s’agit d’une évaluation objective alors que la douleur est définie comme un phénomène subjectif.

Les principales échelles d’auto évaluation :

ECHELLE VISUELLE ANALOGIQUE

Il s’agit de l’échelle la plus utilisée car plus sensible. En pratique le patient décrit sa douleur en déplaçant un curseur près de l’extrémité qui se rapproche le plus de ce qu’il ressent.

ECHELLE VERBALE SIMPLE

On propose au patient une série de qualificatifs hiérarchisés allant de douleur absente à extrêmement intense en passant par faible et modérée.

ECHELLE NUMERIQUE

On demande au patient d’attribuer une note à sa douleur allant de 0 à 10 (10 étant la douleur maximale imaginable).

3.

LA DOULEUR CHEZ LENFANT

La prise en charge de la douleur chez l’enfant a vu d’énormes progrès au cours de cette dernière décennie.

Si reconnaître la douleur est la première étape d’une prise en charge, l’évaluer est sans doute le meilleur moyen de la prévenir et de la soulager. Or, cette phase chez l’enfant n’est pas des plus simples particulièrement auprès des nourrissons et des moins de 3 ans, qualifiés beaucoup trop jeune pour être en en mesure d’autoévaluer leur douleur.

Ainsi, l’écoute attentive de l’enfant s’avère une action primordiale. Néanmoins, lorsqu’il s’agit d’enfants en bas âge on aura recours à l’hétéro évaluation, en prêtant une attention particulière à certains signes comportementaux (froncements des sourcils, pleurs, sourcils froncés, sillon naso-labiale accentué…).  L’expression faciale est aujourd’hui considérée comme l’indicateur le plus fiable.

4.

TRAITER LA DOULEUR

Les médicaments sont aujourd’hui très efficaces contre la plupart des douleurs inflammatoires. On utilise ainsi du paracétamol, de l’aspirine ou de la morphine pour les douleurs les plus rebelles.

Cependant, les médicaments antalgiques restent peu utilisés pour les douleurs neuropathiques (dû à une liaison du système nerveux) et on préfèrera d’autres traitements.

L’utilisation de plantes homéopathiques reste le mode de traitement privilégié dans certaine culture. Actuellement on considère que près de 60% des médicaments chimiques présents sur le marché sont issus ou dérivés de substances naturelles, généralement d’origine
v
égétale.

 

La prise en charge de la douleur aiguë et chronique fait appel le plus souvent à une compétence pluridisciplinaire. D’autres approches peuvent être utilisées comme :

  • L’acupuncture
  • Les techniques de toucher-massages
  • Les techniques de relaxation, de sophrologie

 

La transmission électrique transcutanée est utilisée pour soulager la douleur en stimulant certaine fibre nerveuse, empêchant ainsi le passage de l’information nociceptive au cerveau.