CAMBODGE

EN QUELQUES CHIFFRES

EN 2020

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de budget
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patients suivis à domicile
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consultations effectuées (sur place et à distance)
0
suivis téléphoniques effectués

Le Royaume du Cambodge est un pays d’Asie du Sud Est d’une superficie de 181 040 km². Il est le successeur de l’Empire khmer (6e siècle) ainsi que de l’un des territoires intégrés à l’Indochine française, dont il obtient l’indépendance en 1953.

Au cours du vingtième siècle, sous un contexte de guerre froide, le Cambodge a vécu une guerre civile (1967-1975), entraînant le mort d’environ 650 000 personnes. Ainsi qu’une politique génocidaire mener par le régime des Khmers rouges entraînant la mort d’environ 25 % de sa population. Ce qui explique qu’en 2018, 31 % de la population avait moins de 14 ans, et 4,5 % plus de 65 ans.

En 1993, une monarchie constitutionnelle a été proclamée, le nouveau roi NORODOM Sihamoni, fils de Norodom Sihanouk, règne sur le royaume, mais n’y exerce pas le pouvoir. En pratique le pays est dirigé de manière totalitaire par le Premier ministre Hun Sen, depuis 1985.

L'essentiel du Cambodge - Voyage en indochine

L’économie du Cambodge connaît une progression rapide depuis le milieu des années 1990. Mais malgré cette croissance, le royaume reste dans la catégorie des pays les moins avancés, avec un fort taux de pauvreté, en 2019, 46 % de la population gagnait moins de 3,1 $ par jour.

Il y a aussi de grandes disparités entre les zones urbaines et les zones rurales. L’agriculture est le secteur dominant, 70 % de la population en dépend pour vivre et 76 % de la population vie en zone rurale. Et, 2,1 millions sur les 17 millions d’habitants vivent au sein de sa capital Phnom Penh.

Le Cambodge a connu des évolutions notables dans le domaine de la santé au cours des dernières années. Fort d’une situation économique favorable et d’un soutien continu de la communauté internationale, le Cambodge a pu endiguer certains fléaux, tels que le virus du sida ou le paludisme. Toutefois, ces améliorations ne concernent pas l’ensemble des domaines de santé. Les maladies dites non infectieuses qui sont responsables de près de 45 % des décès au Cambodge sont peu soignées. Parmi elles, figure le cancer qui est responsable de plus de 15 000 décès chaque année, soit plus de 13 % du taux de mortalité du pays. En 2019, on compte en effet près de 15 000 nouveaux cas chaque année, et ce chiffre devrait doubler d’ici 2040. Parmi les cancers les plus représentés, on trouve le cancer du foie, du poumon, du sein, du col et du côlon.

La mission de DSF depuis 1996

DSF est engagée au Cambodge depuis 1996 auprès des patients atteints de cancer et d’autres maladies chroniques. Elle est la seule ONG à offrir une prise en charge palliative à domicile répondant à la volonté de la grande majorité des Cambodgiens d’être en famille sur leur fin de vie. Son approche correspond à l’approche palliative la plus adaptée aux pays à faible et moyen revenus, et s’appuie sur les programmes communautaires et les soins à domicile.

Aujourd’hui, une grande majorité des patients n’ont pas accès à des soins leur permettant de combattre la maladie, et beaucoup d’entre eux se voient diagnostiquer la maladie à un stade avancé. Seules deux unités de cancérologie existent à ce jour au Cambodge, « Le Centre Marie Curie » à l’HKS et le service de cancérologie à l’Hôpital Calmette, lesquels doivent répondre à une demande croissante. Chacun de ces services reçoit entre 1200 à 1500 patients chaque année alors même que les statistiques de l’OMS parlent de plus de 18 000 personnes atteintes chaque année par la maladie. Le taux d’occupation des lits est ainsi supérieur à 300%, et au vu du diagnostic tardif et des prix onéreux des traitements curatifs, 60 % des patients hospitalisés relèvent uniquement de la prise en charge palliative.

Depuis sa fondation, DSF contribue à l’amélioration de la qualité de vie des populations par la mise en place et la consolidation d’un accès à des soins intégrés et continus pour les patients atteints de cancer et en soins palliatifs à Phnom Penh et sa périphérie. Un plan stratégique national de prévention et de contrôle des maladies non infectieuses a été adopté en 2013. Il place la lutte contre le cancer, le développement d’infrastructures en ce domaine, ainsi que le recours aux soins palliatifs comme une priorité nationale. DSF est le partenaire et conseiller externe du Ministère de la Santé pour la mise en œuvre de cette politique de santé publique.

Les actions menées visent à améliorer la qualité de vie des patients cancéreux et plus particulièrement des indigents, à travers une série d’initiatives au sein du service d’oncologie de l’Hôpital Khméro-Soviétique, au sein de l’Hôpital Calmette ainsi qu’au domicile des patients.

Celles-ci ont pris différentes formes :

  • Expertise apportée aux médecins oncologues et aux lits des patients trois fois par semaine,
  • Renforcement des compétences théoriques et pratiques des soignants
  • Expertise apportée aux médecins oncologues et soutien technique à la demande
  • Équipe mobile de soins palliatifs à domicile avec suivi et support thérapeutique
  • Un volet information éducation communication a également été développé avec pour thème la prévention des facteurs de risque du cancer que sont le tabagisme et la surconsommation d’alcool.

À ce jour, DSF est la seule organisation de la société civile dans le domaine de la santé au Cambodge à travailler sur la thématique des soins palliatifs.

Perspectives en 2021

 

En 2021 débutera le nouveau projet financé en partie par l’Agence française de développement (AFD) : renforcer l’accès universel à des services de santé et de qualité à domicile et au système de santé, par la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs dans 10 provinces du Cambodge.

ACTUALITÉS

Mise en place d’un projet pluriannuel financé par l’Agence française de Développement (AFD)

25 années de présence
Formations professionnelles et continues
Renforcement du système de santé
Appui aux hôpitaux
Consultations douleur et soins palliatifs
Réseau de soins à domicile
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PARTENAIRES

SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ

Douleurs Sans Frontières (DSF) travaille avec 3 hôpitaux nationaux situés à Phnom Penh, sélectionnés pour leur capacité à identifier et prendre en charge les patients qui constituent la population cible de DSF.

  • Hôpital Calmette : collaboration avec 2 services : le service de médecine B, réservé aux indigents, et le Centre National Cancer (CNN), à la pointe de la lutte contre le cancer dans le pays. L’hôpital Calmette dispose d’une relativement bonne réputation quant à la qualité de soins mais également d’une réputation d’établissement de santé coûteux. On y note de grandes disparités entre les patients des services de médecine B ou du centre national cancer. Le personnel médical formé notamment par DSF dans le passé est désormais compétent sur les thématiques de la douleur et des soins palliatifs. De fait, le soutien technique apporté par DSF s’est peu à peu transformé en simple référencement de patients, notamment ceux ne disposant pas de moyens financiers. Nous conservons de bonne relation et proposons régulièrement des formations aux équipes notamment du CNN, plus disponibles.
    A noter, DSF s’est engagé à soutenir la candidature de la ville de Phnom Penh au City cancer challenge aux côtés de l’hôpital Calmette et du CNN.

  • Hôpital de l’Amitié Khméro Soviétique (HKS) : second service d’oncologie du pays, l’hôpital HKS est l’hôpital référent le plus de patients à DSF. Bien identifié comme service spécialisé et à prix compétitifs par la population générale. Personnel compétent et impliqué, avec lequel nous entretenons de bonnes relations, notamment sur les questions de plaidoyer. On observe le même phénomène que pour Calmette : plus de réel besoin de soutien technique clinique pour la prise en charge des patients.

  • Preah Kossamak : pas de service d’oncologie mais plusieurs services spécialisés aptes à identifier et référer quelques patients. On note une amélioration de la prise en charge de la douleur et un besoin plus accru en soutien technique.

ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

  • Médecins Sans Frontières (MSF) : le partenariat initié en 2018 consiste à apporter une solution de PEC pour les patients atteints de l’hépatite C mais non éligibles au traitement du fait d’une maladie trop avancée. L’essentiel de l’activité est situé dans la région de Battambang. L’année 2020 n’a pas permis d’atteindre les objectifs fixés conjointement avec MSF, car leur propre programme n’a identifié que peu de patients du fait d’une révision de la définition des cas et d’une modification de la démarche de recherche active de cas.

  • CCCA : partenaire historique de DSF avec lequel nous pratiquons le référencement mutuel. CCCA référe les patients souhaitant rentrer chez eux, DSF confie le suivi à domicile des patients des 3 provinces du sud au médecin de CCCA qui s’y rend une fois par mois (les médicaments restent fournis par DSF et notre équipe médicale participe au suivi).

  • Japan Heart Hospital : ONG japonaise qui fournit des traitements de cancer avec un focus particulier sur les cancers pédiatriques. Elle réfère donc principalement des enfants à DSF. Nous avons proposé plusieurs formations sur la douleur et les soins palliatifs à leur personnel médical.

SECTEUR PRIVÉ

  • Dernièrement, plusieurs structures du secteur privé ont commencé à faire appel à nos services pour la prise en charge de patients complexes/requérant de la morphine. Si nous ne voyons pas d’inconvénient à soutenir le système de santé dans son ensemble, nous avons cependant décidé de prendre en compte le modèle économique du partenaire référant et de demander une participation financière aux structures privées à but lucratif.

  • Mercy Medical Center : organisation chrétienne qui possède une clinique dans le sud de Phnom Penh. Elle fonctionne uniquement avec un réseau de partenaires référents. Les patients et/ou le partenaire référent couvre les frais de consultations. N’ayant pas accès à la morphine, le MMC réfère les patients complexes ou très douloureux. Nous avons mis en place un système de contribution à partir de 2021, où chaque patient envoyé par le MMC sera considéré comme un patient de catégorie B (30USD/semaine).

  • Kampuchea Paramed : cabinet français de soins infirmiers à domicile qui se tourne vers nous pour un avis médical dans la PEC de patients complexes. Des discussions sont en cours pour le montage d’un partenariat plus conséquent.