Madagascar

Sensibilisation et formation des professionnels de santé

CARTE MADA MAJ 2016

« Antananarivo08 » par Bernard Gagnon — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Antananarivo08.jpg#/media/File:Antananarivo08.jpg
« Antananarivo » par Bernard Gagnon

Madagascar est classée au 154ème/187 pays (IDH 2015-Banque Mondiale). Le PIB par habitant est de 420 dollars et 50 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique. L’ile affronte régulièrement les effets des catastrophes naturelles et des flambées épidémiques régulières paralysent le système de santé et du social.

Les indicateurs d’évaluation de l’état de santé́ de la population mettent en évidence une grande précarité́́ : 60% des habitants vivent sans eau potable, 54% de la population se trouve à plus de 5 km d’un centre de santé primaire (Intra Health International, 2013). Ces chiffres reflètent une pauvreté et une insécurité alimentaire qui favorisent les maladies et compromettent l’accès aux soins pour la population, spécialement la population vivant dans les zones les plus reculées du pays.

En mars 2017, le cyclone Enawo a frappé Madagascar, provoquant le décès de 81 personnes, 253 blessés et 430 sinistrés, dans l’Est et au centre du pays.

La seconde moitié de l’année 2017 a été marquée par une épidémie de peste pulmonaire qui a atteint la capitale et a causé le décès de plus de 200 personnes.

Dans ce contexte, l’ensemble des activités du pays ont été paralysées pour plusieurs raisons pour cause d’interdictions des rassemblements et d’une forte réquisition du personnel de santé par le Ministère de la Santé pour contrôler l’épidémie de peste.


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Les médecins échangent durant la visite

En 2009, l’association signe une convention de partenariat avec le Ministère de la santé Publique et la Faculté de Médecine. Ce partenariat s’est traduit par la mise en place d’un projet qui vise l’amélioration de la prise en charge de la douleur, de la souffrance et des symptômes de fin de vie des patients usagers du système national de santé. Des formations continue ont donc été mise en place avec le centre hospitalier universitaire Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). S’ajoute à cela la mise en place d’un diplôme universitaire de prise en charge de la douleur pour les praticiens. Enfin, des espaces de coordination et un centre de ressources au sein de l’hôpital ont été créés dans le but de créer un centre antidouleur au CHU HJRA.

Développement du Centre National de Lutte contre la Douleur (CNLD) – Antananarivo

Créé par DSF en 2015 et situé dans l’hôpital Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, le CNLD est composé d’une équipe pluridisciplinaire de médecins, paramédicaux et assistantes sociales. Les activités déployées par le CNLD se réalisent tant en intra-hospitalier qu’au domicile de patients douloureux et/ou en fin de vie. Les activités qui y sont menées y sont notamment :

  • Consultations douleur en externe, menées par notre équipe et proposant une prise en charge médicale adaptée aux besoins du patient.
  • Équipe mobile en intra hospitalier, visant à accompagner les professionnels de santé des différents services, dans l’évaluation et la prise en charge de la douleur, directement au lit du patient.
  • Écoutes psychosociales, destinées au patient et/ou à son entourage direct, lorsqu’une souffrance est détectée.
  • Suivi des délivrances d’antalgiques de palier 3 de l’OMS
  • Accompagnement des professionnels de santé et du social des établissements partenaires.

Développement des unités de lutte contre la douleur – Toamasina et Mahajanga.

Dans les 2 provinces, un travail de renforcement a été effectué, tant en termes de ressources humaines que d’approfondissement des connaissances des équipes, auprès des professionnels des unités douleur et des professionnels de santé des CHUs d’intervention.

Développement des techniques non-médicamenteuses

Efficaces et souvent peu onéreuses, les techniques non-médicamenteuses permettent aux patients de bénéficier de moyens antalgiques, pour prévenir les douleurs induites ou lors de douleurs chroniques. Ces techniques sont utilisées seules ou en complément de traitements antalgiques.

3 techniques ont été exploitées cette année : l’hypnose, la distraction et la neurostimulation électrique transcutanée (TENS).

Participation aux premières étapes du Plan National de Lutte contre la Douleur (PNLD)

L’élaboration du PNLD a été mandatée par le Ministère de la Santé et sa responsabilité confiée à la Direction de la Lutte contre les Maladies Non-Transmissibles (DLMNT).

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