Cambodge

Professionnels de santé formés : 120

Consultations médicales et psychosociales : 3 000

Etudiants formés : 60

Patients et familles suivis : 500

Personnes sensibilisées : 33 000

*Rapport d’activité 2024

Nos activités

Accompagnement médical et psychosocial

Nous accompagnons à domicile les patients atteints de maladies chroniques en leur offrant des soins, une écoute et un soutien adapté à chaque situation.

Prévention et santé des femmes

Nous menons des actions de prévention et de dépistage des cancers féminins, à travers des campagnes et des initiatives culturelles participatives.

Formation et sensibilisation

Nous formons les professionnels de santé et sensibilisons les étudiants pour renforcer la qualité des soins et faire évoluer les pratiques médicales au Cambodge.

Renforcement du système de santé

Nous collaborons avec les hôpitaux et les autorités locales pour développer les soins palliatifs et améliorer durablement l’accès aux soins pour tous.

Depuis 1996, Douleurs Sans Frontières (DSF) est engagée auprès des patients atteints de cancer et d’autres maladies chroniques.

À ce jour, DSF est la seule organisation de la société civile dans le domaine de la santé au Cambodge à travailler principalement sur la thématique des soins palliatifs. Son approche correspond à l’approche palliative la plus adaptée aux pays à faible et moyen revenus, et s’appuie sur les programmes communautaires et les soins à domicile.

Depuis sa fondation, DSF contribue à l’amélioration de la qualité de vie des populations par la mise en place et la consolidation d’un accès à des soins intégrés et continus pour les patients atteints de cancer et en soins palliatifs à Phnom Penh et sa périphérie. Un plan stratégique national de prévention et de contrôle des maladies non infectieuses a été adopté en 2013. Il place la lutte contre le cancer, le développement d’infrastructures en ce domaine, ainsi que le recours aux soins palliatifs comme une priorité nationale. 

DSF est le partenaire et conseiller externe du Ministère de la Santé pour la mise en œuvre de cette politique de santé publique.

Le Cambodge souffre encore des séquelles du génocide des Khmers Rouges, qui a fragilisé durablement son système de santé. Avec presque une personne sur cinq vivant sous le seuil de pauvreté, l’accès aux soins reste limité, contribuant à un taux de mortalité élevé.

Bien que le ministère de la Santé ait lancé un plan stratégique contre les maladies non transmissibles en 2022, il n’existe pas de formation initiale universitaire à ce jour.

Dans un pays qui compte seulement 2 médecins pour 10 000 habitants, DSF est souvent le seul relais pour les Cambodgiens, en particulier dans les zones rurales.

Pour améliorer durablement le système de santé cambodgien, il est nécessaire de former les professionnels de santé aux soins palliatifs, faciliter l’accès aux soins dans les zones rurales et briser les tabous autour du cancer.

Un meilleur accompagnement passe par une action collective, durable et ancrée dans les réalités locales.

Depuis 1996 : Premières interventions sur la douleur

DSF s’implante au Cambodge et accompagne les patients atteints de maladies graves, en particulier les cancers et les douleurs liées aux traumatismes, dans un système de santé encore très fragilisé.

Années 2010 : Structuration des soins palliatifs à Phnom Penh

L’association développe un programme de soins palliatifs et de prise en charge de la douleur en partenariat avec les hôpitaux nationaux (Calmette puis Kossamac) et l’ONG locale CCCA, en combinant consultations hospitalières, suivi à domicile et accès sécurisé aux médicaments antalgiques.

2010–2020 : Vers une reconnaissance nationale des soins palliatifs

DSF devient partenaire technique du ministère de la Santé et contribue à la rédaction de documents stratégiques : plan national maladies non transmissibles, procédures pour l’intégration des soins palliatifs dans le système public et prise en charge des cancers féminins.

2020–2023 : Expansion en provinces et renforcement psychosocial

Avec l’appui de l’AFD, un projet multi-provinces est lancé pour améliorer l’accès aux soins de qualité dans 11 provinces : consultations en présentiel et à distance, visites à domicile, formation de professionnels de santé, d’étudiants et d’agents communautaires, et développement d’un accompagnement psychosocial structuré pour les patients et leurs familles.

Depuis 2023–2024 : Santé des femmes et mobilisation de la société civile

DSF intensifie ses actions de prévention des cancers féminins (sein, col de l’utérus) par des campagnes de sensibilisation, expositions photos, pièces de théâtre et outils pédagogiques innovants, tout en poursuivant la formation universitaire en soins palliatifs et le développement de relais communautaires dans de nouvelles provinces.

Cambodia Catholic Community Association (CCCA)

Créée en 2007, l’association locale CCCA a pour mission d’offrir gratuitement des consultations et des traitements aux personnes indigentes, de contribuer à réduire la pauvreté et d’améliorer la qualité des soins. Avec l’appui de DSF, CCCA effectue des soins à domicile auprès de patients en soins palliatifs ou en fin de vie depuis 2012. Grâce à un système de référencement mutuel de patients, DSF et CCCA prennent le relais auprès des patients en fonction de leur zone de résidence (dans les provinces de Sihanoukville, Kampot et Takeo) et de leur situation familiale et/ou financière.

Hôpitaux Calmette et Kossamac

DSF est partenaire de l’Hôpital Calmette, le plus grand hôpital national du Cambodge, depuis 2011 et de l’hôpital national Kossamac depuis 2022. DSF a mis en place dans ces deux structures des permanences techniques hebdomadaires, des formations régulières et un système de référencement systématique vers DSF des patients en situation palliative ou en fin de vie pour un suivi à domicile de ces personnes par l’association.

Université des Sciences de la Santé (UHS)

L’Université des Sciences de la Santé (UHS) est la plus grande université de médecine du Cambodge. La convention de partenariat entre DSF et UHS prévoit une collaboration étroite entre les deux entités pour la mise en place de formation en gestion de la douleur et en soins palliatifs à l’université ainsi que le développement de curriculums de formation des médecins en soins palliatifs en vue de leur intégration dans la formation initiale de médecine.

Université Royale de Phnom Penh (RUPP)

DSF a accueilli des étudiants stagiaires en psychologie, et co-développé une vidéo de sensibilisation sur le dépistage du cancer du sein, en partenariat avec Sneha Center et Safe Space Battambang.

Université Royale des Beaux-Arts (RUFA)

L’Université Royale des Beaux-Arts (RUFA) a développé avec DSF un projet artistique ambitieux, mêlant création d’une pièce de théâtre, peintures, et bande dessinée – le tout visant à promouvoir le dépistage du cancer du sein, et plus largement la santé des femmes. Une exposition conjointe a été organisée au centre F3 Factory de Phnom Penh.

Ils nous accompagnent également dans la mise en œuvre de nos projets :

Hôpital Luong Me, CCCA, Mercy Medical Center (MMC), Japan Heart, Hebron, Mother’s Heart, Passerelles Numériques, BSDA, CHEC (Cambodian Health and Education for Community), Ministère de la santé, Ministre des Affaires et de la Coopération Internationale, Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

Nos partenaires financiers :

Agence Française de Développement, Ethypharm, Louvain Coopération, Fondation Gratitude

Douleurs Sans Frontières

ONG médicale engagée contre la douleur dans le monde.

Merci pour votre soutien infaillible

Soutenir Douleurs sans Frontières

La douleur n'est pas une fatalité

Grâce à votre générosité et à votre fidélité, nos équipes sur le terrain peuvent agir chaque jour depuis plus de 25 ans, en toute indépendance. C’est votre soutien qui nous donne les moyens d’intervenir efficacement, dans les contextes les plus difficiles, et de fournir aux populations en détresse une aide médicale de qualité :

  • prise en charge de la douleur
  • soins palliatifs
  • appui psychosocial

dans les 5 pays où nous intervenons : Arménie, Cambodge, Haïti, Madagascar et Mozambique.

Merci

Cette année encore, grâce à vous, nos équipes ont pu accompagner celles et ceux qui souffrent, sur le terrain.

Soignants, équipes locales, siège: toute la famille Douleurs Sans Frontières se joint pour vous dire merci.

Votre soutien est essentiel pour continuer à agir.

Depuis 1996, DSF intervient auprès des populations les plus vulnérables afin de contribuer à améliorer leur accès à la prise en charge de la douleur et aux soins palliatifs. Très peu d’acteurs dans le contexte humanitaire se penchent sur la question de la prise en charge de la douleur, bien que son importance dans l’amélioration de la qualité de vie des patients et la construction de la résilience des populations n’est plus à démontrer.

Dans nos pays d’intervention, la culture de la prise en charge de la douleur est en constante évolution. Grâce au transfert de compétences entre les experts douleur en France et les professionnels de ces pays, et en raison d’un plaidoyer constant auprès des gouvernements, les mentalités évoluent et la lutte contre la douleur avance, lentement mais sûrement.

Cela nous conforte dans le travail constant que nous faisons pour qu’au Sud comme au Nord, la prise en charge de la douleur devienne une réalité.

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Vous pouvez nous envoyer votre chèque à l'ordre de Douleurs Sans Frontières, à l'adresse suivante : 2 rue Ambroise Paré, 75010 PARIS

Douleurs Sans Frontières est une association régie par la loi du 1er juillet 1901, reconnue d’utilité publique par décret du 10 novembre 2003, paru au J.O. du 18 novembre 2003. Notre association est habilitée à recevoir des dons et des legs.

Votre don à Douleurs Sans Frontières est donc déductible d’impôt.

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Les informations que vous nous transmettez sont destinées exclusivement à Douleurs Sans Frontières et ne seront pas communiquées à un tiers. Elles sont enregistrées dans un fichier informatique pour assurer la gestion administrative de votre don et vous envoyer des nouvelles de l’association. Elles sont traitées et conservées uniquement dans ce cadre.

Conformément au règlement général sur la protection des données – RGPD, vous pouvez à tout moment nous demander d’accéder aux données vous concernant, de les supprimer, les modifier, les transmettre ou de faire opposition à certains traitements. Il vous suffit de nous contacter par e-mail à dsf.france@douleurs.org.

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Au-delà de ces délais, merci de nous le signaler en nous envoyant un message à recufiscal@douleurs.org.

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Vous pouvez déduire 75% du montant de votre don au titre de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 1000 € de don. Au delà, la déduction s’élève à 66% dans la limite de 20% de votre revenu imposable.
Autrement dit, un don de 100 € ne vous coûte que 25 €.

Vous êtes une entreprise ?

Les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés bénéficient d’une déduction fiscale égale à 60 % du montant du don dans la limite d’un plafond de 5 ‰ (5 pour mille) du chiffre d’affaires annuel. En cas de dépassement, il est possible de reporter l’excédent sur les 5 exercices suivants.

 

Arrêtons la douleur

Considérant que la lutte contre la douleur, et notamment le droit aux soins de support et aux soins palliatifs concerne tous les êtres humains de façon universelle.

Considérant que l’aliénation liée aux conséquences de la douleur prive chaque individu du droit inaliénable de circuler librement , de la liberté de penser, de conscience, d’opinion et d’expression.Considérant que la douleur peut être si invalidante qu’elle interdit ou empêche toutes activités artisanales, agricoles, sociales et professionnelles pour celui qui souffre. Elle devient une source d’exclusion supplémentaire et un facteur d’inégalité sociale.

Estimant que la souffrance des individus ne peut plus se justifier par un quelconque mérite procuré par la résistance à la douleur, ni par la rédemption qu’apporterait une épreuve salvatrice. Elle ne saurait être vécue comme une fatalité.

Consciente que l’évolution des connaissances offre aujourd’hui les moyens permettant de réduire dans des proportions importantes la plupart des douleurs.

Regrettant que la prise en charge de la douleur reste entravée dans le monde par l’idée originelle de la médecine qui consistait à soigner et pour qui la douleur permettait de diagnostiquer la cause du désordre physique ou moral.

Soucieuse des obstacles à la prise en charge de la douleur liés à la formation et à la transmission du savoir et d’assurer une information adaptée, surtout en matière de prise en charge de la douleur qui réponde à ce que le patient et sa famille sont en droit d’attendre de l’ensemble des soignants.

Considérant que le malade n’est pas l’unique victime, son entourage devient victime objective de la douleur, que ce soit la famille , l’entreprise ou le système de santé qui gère le malade.

Convaincue que les prises en charge actuelles permettent de libérer l’homme partiellement ou totalement de l’aliénation de la douleur. Et que les Etats membres ont une mission particulière dans ce domaine.

 

L’Assemblée de Douleurs Sans Frontières

1°) Invite les Etats membres à faire en sorte que le droit aux soins intègre l’obligation de prendre en charge, de supprimer ou soulager la souffrance par tous les moyens connus et que la prise en charge de la douleur sous toutes ses formes, soit réalisée par la mise en œuvre de toutes les thérapies connues et reconnues efficaces.

2°) Recommande que la mise en place de cette politique, procède d’une coopération multilatérale des institutions spécialisées (notamment l’OMS, la FAO, UNESCO, UNICEF, FNUAP, BIT, HCR, Fonds des Nation Unies pour les populations,, Organisation Internationale du travail)

3°) Demande au Secrétaire Général (Directeur général) de mettre en place un Comité d’experts chargé de coordonner l’action des organismes spécialisés ; de présenter un rapport de synthèse reprenant globalement et par pays les normes et pratiques existantes, les données sociologiques, psychologiques, économiques et sociales, la capacité à intégrer les projets, et l’identification des aides que la communauté internationale devra apporter à la mise en place de ces politiques.

Les premiers signataires de la petition sont :

Patrick Aeberhard,Jean-claude Ameisen, Claude Allègre, Jacques Attali, Roselyne Bachelot-Narquin, Thomas Bardin, Raymond Bastin, Guy Bedos, Jean-François Bergmann, Philippe Bertin, Mario Bettati, Enki Bilal, Philippe Berribi, Michel Boiron, Didier Bouhassira, Pierre Bourgeois, Serge Blond, Bruno Brochet, Marie Germaine Bousser, Laurent Boyer, Pierre Bulher, Christian Cabrol, Bernard Calvino, Héléne Cardin, Alexandre Carpentier, Bernard Debré, Marina Carrère d’Encausse, Hélène Carrère d’Encausse, Jean d’Ormesson, Pierre Césaro, François Cesselin, François Chast, Jean-François Clervoy, George Cohen, Pierre Coriat, Michel Cymes, Jean Pierre Davant, Alain Decaux, Alain Deloche, Alice Dona, Jean Dutourd, Philippe Douste Blazy, Alain Eschallier, Jean-Yves Fagon, Antoine Flahault, René Frydman, Marc Gentilini, Bernard George, Didier Payen de la Garanderie, Pierre Godeau, Philippe Grenier, Pierre-Jean Guillausseau, Pierre Joly, Bernard Kouchner, Michel Lafon, Youen Lajat, Jean-Denis Larédo, Bernard Laurent, Daniel Lebars, David Lebreton, Frédéric Lioté, Olivier Lyon-Caen, Frank Margerin, Philippe Marteau, Michel Marty, Joël Ménard, André Muller, Laurence Négroni, Rémy Nizard, Philippe Orcel, Jean-Charles Piette, Yann Queffelec, Patrice Queneau, Jean François Rial, Bernard Roques, Roland Rymer, André Santini, Benoit Schlemmer, Jean Michel Schermann, Laurent Sedel, Michel Serres, Guy Simonnet, Patrice Tran-Ban-Huy, Richard Tréves, Patrice Valleur, Nicolas Vannier, Francis Veber, Olivier Weber…