ACCUEIL
ARMENIE
2021 en quelques chiffres
JANVIER 2021
La ville de Bagneux a accordé une aide exceptionnelle de 5 000 € à Douleurs Sans Frontières en soutien à notre mission en Arménie.
MAI 2021
- Le groupe inclusif en dehors des jardins d’enfants mis en place depuis janvier 2021 se poursuit. En effet, les enfants porteurs de handicaps les plus lourds ne peuvent pas retourner à l’école faute de personnel pouvant s’occuper d’eux.
- Les activités du groupe d’accueil parents-enfants se poursuivent dans le nouveau local que l’association loue depuis quelques semaines. Ainsi, DSF peut continuer à recevoir les familles dans un environnement adéquat malgré l’adaptation des activités du Petit Lapin selon les contraintes sanitaires en lien avec la COVID-19.
Soutien aux familles et accompagnement des professionnels des jardins d’enfants
En raison des difficultés liées à l’augmentation quotidienne du nombre de cas de COVID-19, et de la guerre avec l’Azerbaïdjan, les réfugiés ainsi que la population locale ont besoin d’un soutien psychologique. L’équipe de DSF en Arménie continue donc de soutenir les familles de Vanadzor en ce sens :
- le travail avec les enfants nécessitant une prise en charge dans le cadre de l’éducation inclusive
- la formation pour les professionnels de l’éducation locaux au sein du lieu de socialisation « Le Petit Lapin »
- le travail avec les enfants et les professionnels des jardins d’enfants de Vanadzor
SEPTEMBRE 2021
2 conférences de 3 heures chacune, retransmises par Zoom et animées par Isabelle Tanet-Mory, ont été organisées par la Préfecture de la région de Lori, en direction de tous les personnels de jardins d’enfants et des écoles élémentaires de Vanadzor.
Sur invitation du Centre Arevamanuk, une autre conférence a été organisée pour les psychologues, les orthophonistes et les éducateurs de Gyumri.
Plus de 150 personnes y ont assisté en présentiel et à distance. Les thèmes abordés sont :
- les particularités cognitives et sensorielles des enfants porteurs de trouble du neurodéveloppement
- la présentation du dispositif inclusif pilote (une salle spécifiquement aménagée) et du travail qui y est effectué
CAMBODGE
2021 en quelques chiffres
FRANCE
Douleurs sans Frontières a organisé des représentations Théâtre-Forum le 14, 15 et 18 octobre 2021 avec la Compagnie Tenfor, dans les villes de Flers, Évreux et Troyes. La tournée du spectacle « Aïe » a pour objectif de sensibiliser les spectateurs sur la douleur et sa prise en charge. Plus de 70 personnes ont pu participer à ces différentes représentations.
DECEMBRE 2022
Représentation gratuite de la pièce de théâtre « Aïe, plus jamais ça ! » à Cahors en collaboration avec l’Agirc Arrco, le 1er décembre 2022 afin de sensibiliser sur l’importance d’identifier et d’évaluer les douleurs ainsi que sur la nécessité de la prise en charge et de la prévention à tout âge de la vie.



2022 en quelques chiffres
HAÏTI
2021 en quelques chiffres
NOVEMBRE 2021
Nouvelles du terrain : une crise majeure
Le pays est confronté depuis des mois à une crise socio-politique majeure qui perdure et qui s’est traduit dans les derniers mois, dans une pénurie de carburant sans précédent ainsi qu’une insécurité galopante qui affecte la vie du pays ainsi que de la mission de DSF en Haïti.
Depuis l’assassinat du président (7 juillet 2021), la situation s’est en effet aggravée, plus particulièrement dans les dernières semaines, ce qui a favorisé une propagation importante des gangs dans le pays. Elles ont gagné en puissance et elles contrôlent le territoire, en particulier la zone métropolitaine où elles sont plus enracinées. Le phénomène des enlèvements est malheureusement en hausse. Il impose un couvre-feu pas déclaré mais effectif.
Ensuite, depuis quelque temps les gangs ont aussi pris le contrôle des ports et des espaces de stockage du carburant. Le pays a été confronté pendant une grosse partie du mois d’octobre et la première moitié de novembre à une absence presque totale de carburant. Des hôpitaux ont été contraints de fermer leurs portes, des autres de réduire leur capacité de travail ainsi que les autres institutions centrales du pays (banques, commerces, écoles). Cette pénurie est arrivée malheureusement à un moment où le pays est traversé par une 4ème vague de Covid-19.
Si depuis une dizaine de jours, une trêve a été déclarée par les gangs afin de permettre un timide approvisionnement en carburant, la livraison d’essence demeure instable et insuffisante par rapport aux besoins.
Formation continue : initiation à l’éthique
Suite à une demande de formation en provenance de la Société haïtienne de formation et de prise en charge de la Douleur et quelques soignants ayant à faire face souvent à des dilemmes éthiques dans son quotidien professionnel, DSF, via sa Directrice Programme – le Dr. De Kergariou –, a pris contact avec des formateurs français pour le montage d’un cours d’initiation à la démarche éthique où des enseignants haïtiens ont aussi été impliqués.
Il s’agit d’un module de 18 heures réparti sur 6 jours (3 heures par jour sur une période de 5 semaines). Les cours sont dispensés par 3 formateurs français : le Pr. Armelle GENTRIC , le Pr. Marie-Bérengère TROADEC et le Pr. Patrice Poingt de l’Université de Brest ainsi que 2 formateurs haïtiens : le Dr Marc-Félix CIVIL (coordonnateur du comité d’éthique à la FMP/UEH) et le Père Stevenson Montinard (professeur d’éthique a l’UNDH).
Les cours théoriques et le travail autour de cas d’études pratiques représentent la structure du cours.
Les participants sont tous des médecins avec spécialisations diverses (pédiatre, algologues, anesthésistes).
Réponse post-tremblement de terre dans le Sud d’Haïti : appui à l’enfance
A la fin du mois de novembre, l’équipe de santé mentale de DSF a animé de concert avec les partenaires locaux un camp récréatif destiné à l’enfance dans le cadre de son projet de réponse au tremblement de terre, qui a frappé le sud du Pays le 14 Août 2021. Le camp a eu lieu dans la localité de Bambou (Les Cayes) et il s’est adressé à 89 enfants entre 6 et 12 ans. Les psychologues ont réalisé des ateliers divers parmi lesquels une psychoéducation sur le risque sismique, des techniques de relaxation adaptées et un travail sur les émotions par le jeu. Les ateliers ont permis aux enfants de verbaliser leur vécu traumatisant, d’exprimer les émotions ressenties à travers des cartes émotionnelles et de mettre en place des stratégies positives appropriées afin de déconstruire leur trauma tout en mobilisant les ressources personnelles par le biais de différents types de jeux qui leur ont permis en même temps de se détendre et de se divertir.
OCTOBRE 2021
Dans le cadre de la journée internationale des soins palliatifs (9 octobre 2021), Douleurs Sans Frontières de concert avec l’Équipe des Soins à Domicile rattachée à l’Unité Douleurs de l’Hôpital universitaire de l’État d’Haïti a organisé un groupe de parole s’adressant aux aidants familiaux. Ce fut l’occasion pour les participants de s’exprimer et de partager leurs expériences en tant qu’aidant familial. Ce groupe de paroles a permis à ses participants de repartir en étant mieux outillé et avec une sensation de bien-être grâce à la décharge émotionnelle produite par la libération des émotions, le réconfort et le soutien mutuel prodigués.
SEPTEMBRE 2021
Appui psychosocial aux enfants dans les camps récréatifs
- Organisation de camps récréatifs de concert avec les partenaires locaux (Eco-champs, Water for life. Hôpital Notre Dame S.A.).
- L’équipe de psychologues de DSF a participé aux activités à travers l’animation d’ateliers psychoéducatifs avec un travail autour des émotions
- Sensibilisation des enfants à ce que c’est un tremblement de terre ainsi qu’à la conduite à tenir en cas de séisme.
- Des exercices de relaxation et de l’animation ont permis aux enfants de se détendre
Installation des équipes de DSF et organisation de la prise en charge psychologique
L’équipe de DSF en charge de la santé mentale a pu installer, avec l’aide du logisticien Ysmael en mission dans le Sud, une tente dans la cour de l’Hôpital OFATMA des Cayes afin de créer un espace pour recevoir les patients pour des prises en charge psychologiques individuelles ou des groupes de paroles.
AOÛT 2021
Samedi 14 août, vers 8h30 heure locale (14h30 heure de Paris) : un séisme de magnitude 7,2 a touché le sud-ouest d’Haïti, causant des dégâts considérables. De nombreuses structures hospitalières ont été détruites, et celles qui restent en fonctionnement sont très fragiles. C’est pourquoi Douleurs Sans Frontières lance aujourd’hui un appel aux dons, afin de pouvoir mettre son expertise dans le domaine de la douleur, de la prise en charge psychosociale et des soins palliatifs au profit des personnes affectées par cette catastrophe.
Une situation critique suite au séisme
Les derniers bilans font état de plus de 2200 morts et 12 200 blessés, des chiffres susceptibles d’évoluer alors que de nombreuses personnes restent disparues. 130 000 maisons ont également été détruites ou endommagées, laissant de nombreuses personnes sans abri. Par ailleurs, au moins 600 000 personnes ont besoin d’une aide d’urgence.
Bien que les dégâts soient moins importants que ceux observés après le séisme de 2010 (pour rappel, celui-ci avait détruit la capitale Port-au-Prince et plusieurs villes de province, entraînant la mort de plus de 200 000 personnes, tandis qu’1 million et demi d’Haïtiens s’étaient retrouvés sans logis), c’est un nouveau choc pour un pays déjà affecté par de multiples crises, à commencer par la violence des gangs, qui terrorisent la population et ont entraîné le déplacement de 19 000 personnes, mais aussi l’assassinat du président Jovenel Moïse il y a à peine un mois, sur lequel l’enquête progresse difficilement.
Plusieurs hôpitaux ont été détruits, et ceux qui continuent de fonctionner sont totalement dépassés, manquant de personnel et de matériel médical. Par conséquent, l’intervention de DSF dans cette situation d’urgence est plus qu’importante pour soutenir le système de santé qui ne peut répondre tout seul aux besoins de la population.
STRATÉGIE À COURT ET MOYEN TERME
Afin de répondre aux besoins partiels identifiés suite à l’évaluation menée par DSF et les évaluations du Ministère de la Santé publique et de la Population, conjointement avec la protection civile et les agences onusiennes en matière de santé mentale et d’assistance psycho-sociale ainsi qu’en soins de santé, Douleurs Sans Frontières s’engage dans des actions de solidarité et de soutien à la population victime de traumatisme, physique et/ou psychologique.
Notre stratégie d’intervention propose :
- Un appui psychologique aux communautés affectées ;
- Un appui et des formations aux professionnels de la santé afin d’assurer un accompagnement des pratiques de prise en charge de la douleur pour l’amélioration de la condition des patients polytraumatisés et la prévention de la douleur induite et chronique.
Cette intervention est prévue pour un mois du 06 septembre au 05 octobre 2021. Un projet à moyen terme est en cours de préparation pour continuer à répondre aux besoins de la population.
MAI 2021
Situation sur le terrain
Haïti, et plus particulièrement la zone métropolitaine de Port-au-Prince où le bureau de l’antenne haïtienne de DSF est située, connaît depuis quelques mois par une instabilité socio-politique majeure. Si le phénomène des enlèvements semble avoir ralenti au cours des derniers dix jours au mois d’avril 2021, une centaine de kidnappings ont été répertoriés, des actes de criminalité divers se poursuivent ainsi que des événements de protestation antigouvernementale. Notamment le 18 mai, journée dédiée à la fête du drapeau haïtien, une manifestation a été organisée pour protester contre le référendum que le gouvernement en place souhaite organiser pour le mois de juin dans le cadre d’une proposition de changement de la constitution haïtienne de 1987. La géographie mouvante de l’insécurité ainsi que le phénomène de gangstérisation du territoire affectent et ralentissent le travail de DSF sur le terrain. Néanmoins, DSF de concert avec ses partenaires travaille à la mise en oeuvre d’un plan de sécurité capable de prendre en compte de manière plus large les contraintes sécuritaires auxquelles DSF est appelée à faire face afin d’assurer la poursuite et le suivi des activités.
Activités en cours
La volonté de DSF Haïti d’élargir la culture de la prise en charge de la douleur aux provinces haïtiennes commence à se concrétiser par le biais de la création d’une équipe mobile de prise en charge de la douleur au sein de l’Hôpital de la Convention Baptiste situé dans le département du Nord. Cette équipe (composée d’un médecin et d’une infirmière en cours de spécialisation en algologie) souhaite répondre aux besoins des patients douloureux présents dans quatre services prioritaires de la structure sanitaire (réadaptation, urgences, orthopédie, médecine interne).
Par ailleurs, au cours du mois de mai, a eu lieu le dernier module de formation du Diplôme universitaire en prise en charge de la douleur (diplôme de l’université de Paris délocalisé en Haïti) dédié spécialement à la question de la prise en charge de la douleur dans les soins palliatifs. L’équipe de DSF et les formateurs haïtiens engagés dans la transmission de leurs compétences sur le terrain, accompagneront les 49 étudiants participants à la formation dans la préparation de l’examen final prévu pour le mois de juin.
Contexte sanitaire
Appelée par certains le « miracle haïtien », la situation épidémiologique du pays au cours de la première année de la pandémie a présenté un exemple assez extraordinaire en terme d’impact. En effet, si des cas ont été enregistrés depuis le début de la crise sanitaire (13 255 cas confirmés), le nombre des pertes demeure relativement bas ( 268 décès), bien que les moyens de dépistage et de contrôle de l’épidémie dans le pays demeurent souvent assez faibles. Cependant, nous assistons depuis la fin du mois d’avril 2021 à une recrudescence de la pandémie. Notamment l’identification de la présence sur le territoire de 2 variants (britannique et brésilien), considérés comme bien plus virulents et pouvant avoir un impact préoccupant sur la population, s’accompagne de l’augmentation des cas enregistrés au cours des dernières semaines. Cette situation pourrait mener à des complications majeures dans le cas d’une forte recrudescence de l’épidémie en raison de l’absence totale de vaccins dans le pays et de la faiblesse des structures de prise en charge de la Covid-19 et du système de santé en général. Ce qui demande à l’équipe DSF de redoubler de vigilance, mais aussi de contribuer à une sensibilisation accrue sur la pandémie (dont la population doute de l’existence) et sur les gestes barrières à adopter pour diminuer les risques de propagation.
Février 2022
Douleurs Sans Frontières a contribué au cours des dernières années, à la mise en place d’un Diplôme Universitaire en « Prise en charge de la douleur pour les professionnels de la santé ». Ce dernier est né du partenariat entre la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université d’Etat Haïti (FMP-UEH), l’Université de Paris (issue de la fusion des universités Paris-Descartes et Paris-Diderot) et Douleurs Sans Frontières (DSF).
Ce projet de formation, soutenu au début par le réseau Caritas, et depuis 2016 par l’Agence Française du Développement et FOKAL, s’inscrit dans l’objectif global de promouvoir une culture de la prise en charge de la douleur en Haïti. Le DU, initialement réalisé seulement en présentiel par des formateurs français, est aujourd’hui complément assuré par un pool de professeurs haïtiens formés et engagés dans le domaine de la douleur. Cependant, en raison de l’instabilité socio-politique et de l’insécurité qui sévissent Haïti depuis quelque temps, dans l’objectif de protéger la sécurité des formateurs et des étudiants, le DU de cette année sera réalisée complètement en ligne. Cela n’a pas toutefois impacté la demande de formation de la part des soignants haïtiens.
Dans le cadre du lancement de la promotion 2021-2022, les demandes ont été nombreuses (plus de 6o candidatures ont été déposées), ce qui témoigne d’un besoin et d’un intérêt croissant envers l’algologie dans le pays. Le DU s’adresse à tous les professionnels de santé (docteurs en médecine, résidents d’hôpitaux, pharmaciens, infirmiers, dentistes, psychologues cliniciens et physiothérapeutes) déjà en activité qui souhaitent renforcer leurs connaissances sur le mécanisme des différents types de douleurs, et leurs compétences pour mieux écouter, soigner et accompagner les patients douloureux.
Le module 1 a eu lieu du 14 au 18 février 2021. Nombreux sont les thèmes abordés au cours de ces premiers séances : évolution des connaissances anatomiques, physiologiques, physiopathologiques et thérapeutiques concernant la douleur, mécanismes de la douleur, sémiologie, évaluation, introduction à la pharmacologie, traitements médicamenteux et pharmaco, premiers soins psychologiques. Trois autres modules suivront dans le mois à venir, avant de l’examen final prévu pour le mois de juin 2022.
MADAGASCAR
2021 en quelques chiffres
FEVRIER 2022
Projet Mikolo Aina
- 25 février 2022 : visite de prison de la maison centrale d’Antanimora pour lancer le volet des activités du projet consacré à la santé sexuelle et reproductive menée par le partenaire Pavillon Sainte Fleur (Ordre De Malte- France).
- 16 et 17 février 2022 : Formation des formateurs sur le Plan de contingence Covid par le partenaire EKAR au niveau de la maison centrale de Manakara
- 16 février 2022 : Rencontre avec le chef d’établissement du centre de rééducation de Joffreville (Région Diana) pour faire une visite de courtoisie avec le partenaire Jardins du Monde.
- 8 et 9 février 2022 : Formation des formateurs sur le Plan de contingence Covid par le partenaire EKAR au niveau du Centre de Rééducation de Mandrosoa (Antananarivo)
L’EKAR CES, membre du consortium du projet Mikolo Aina, leadé par DSF a effectué une séance de formation pour les formateurs sur le plan de contingence au Covid-19, le 3 et 4 février 2022. Cela initie les sessions de formation prévues prochainement pour les agents des 3 établissements pénitentiaires de Manakara, de Mananjary et d’Antsiranana, et les 2 centres de rééducation de Mandrosoa et Joffreville, dans le cadre du programme Fanarenana.

Projet Douleur
- 28 février 2022 : lancement de la formation de Douleurs Sans Frontières pour les experts douleurs au sein du CHU JRA, à Tananarive pour deux semaines.
JANVIER 2022
Projet Mikolo Aina:
Mission à Mananjary et Manakara pour la première visite des établissements pénitentiaires et un diagnostic de la situation de malnutrition, le consortium de DSF était accompagné du consortium GRET et des représentants du Ministère de la Justice. Il y a eu l’introduction du projet auprès du Directeur Régional de l’Administration pénitentiaire, des chefs d’établissements et des autorités locales (Gouverneur, Préfet de la région et de la Direction Régionale de la Santé). La mission à Manakara s’est déroulée le 26 et 27 janvier 2022 et à Mananjary le 28 janvier 2022.

DÉCEMBRE 2021
- Le 21 décembre 2021 : Dans le cadre du partenariat entre Douleurs Sans Frontières et le CHU Andohatapenaka, 6 salles destinées à la prise en charge des patients ont été réhabilitées et équipées en mobilier par DSF au sein du CHU Andohatapenaka, à Tananarive. Cette action a pour but d’améliorer l’offre et la qualité de soin pour une meilleure prise en charge des patients au sein de ce CHU.

- Le 15 décembre 2021 : Dans le cadre du programme Fanarenana, les membres du consortium (Douleurs Sans Frontières et EKAR CES, Ordre de Malte-Pavillon Sainte Fleur, Grandir dignement) du projet Mikolo Aina ont effectué une visite dans les zones d’intervention de la région d’Analamanga : au Centre de Rééducation de Mandrosoa et à la Maison Centrale d’Antanimora. Douleurs sans Frontières a présenté le projet Mikolo Aina auprès de la Directrice du Centre de Rééducation Madame RAZANATSIMBA Lalaina et son équipe, et le Directeur Régional de l’Administration Pénitentiaire de la Région Analamanga, Monsieur RAMAMONJISOA Noelson Berthin et ses collaborateurs.

NOVEMBRE 2021
Projet Mikolo Aina :
- Premier Comité de Pilotage pour le démarrage du projet Mikolo Aina, présidé par le Ministère de la Justice de Madagascar en date du 17 novembre 2021
- Visite établissement pénitentiaire (EP) d’Antanimora à Antananarivo, le 24 novembre 2021 avec le Ministère de la Justice et la Direction Régionale de l’administration pénitentiaire région d’Analamanga

Projet d’appui et de formation à la prise en charge de la douleur, de la souffrance et des symptômes de fin de vie des patients usagers du système national de santé à Madagascar :
- Réunion de Sensibilisation des acteurs de quartier de l’activité de soins à domicile de la ville d’Antananarivo le 20 novembre 2021

12 novembre : Team building de l’équipe DSF de la base d’Antananarivo
OCTOBRE 2021
Dans le cadre de la journée mondiale de la lutte contre la douleur, Douleurs Sans Frontières a présenté et remis le référentiel Douleur aux responsables du Ministère de la Santé publique malgache lors d’une cérémonie officielle à Tananarive. Cet événement a été réalisé avec l’appui de l’INTERCLUD (Comités de lutte contre la douleur) Analamanga et la présence de nos partenaires tels que l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fondation Mérieux. À la suite de cette cérémonie, des consultations de masse gratuites pour la population ont été organisées au sein du CHU JRA dans la capitale.

SEPTEMBRE 2021
Rencontre avec le ministre de la Justice de Madagascar dans le cadre de la mise en œuvre projet « Mikolo Aina » pour l’appui au secteur pénitentiaire malagasy à travers l’amélioration de la prise en charge médicale des personnes détenues. Ce projet d’une durée de 4 ans financé par l’Agence Française de Développement sera mené par le consortium dirigé par Douleurs Sans Frontières avec les associations EKAR CES, Ordre de Malte-Pavillon Sainte Fleur, Grandir dignement et Jardins du Monde à travers 6 établissements pénitentiaires.

JUILLET 2021
Inauguration des locaux réhabilités pour la mise en place d’un dispositif de soins palliatifs au service oncologie du CHU Analakenina de Toamasina dans le cadre du projet de prise en charge de la douleur en cours, en présence des autorités locales et des cofinanceurs du projet (Agence Française de Développement et Fondation Mérieux)

JUIN 2021
Le deuxième numéro du bulletin d’information de la mission de Douleurs Sans Frontières (DSF) à Madagascar vient de paraître. Il est consacré aux activités de janvier à mars 2021 de DSF et de ses partenaires à Madagascar.
Ce numéro présente le dispositif de suivi à domicile des patients en fin de vie mis en place par DSF pour les habitants des villages Akamasoa. Il présente également les thèmes abordés lors des actions de sensibilisation auprès des acteurs communautaires des quartiers d’Antananarivo. Enfin, il retrace l’atelier sur la traçabilité de la douleur organisée le 16 mars dernier au Centre Hospitalier Universitaire Mère et Enfant (CHUMET) d’Antananarivo.
MAI 2021
Contexte sanitaire et activités en cours
- 3 avril 2021 : [deuxième vague de Covid à Madagascar] Face à l’évolution de nouveaux cas de personnes atteintes de COVID-19 notamment liés au variant Sud africain, une semaine après que le gouvernement ait annoncé de nouvelles mesures sanitaires, l’état d’urgence sanitaire a été décrété. Depuis, il est renouvelé tous les 15 jours lors d’une intervention à la radio et à la télévision du chef de l’État. Le confinement strict est en vigueur les weekends dans la région Analamanga (Antananarivo). Les vols intérieurs stoppés et vols internationaux fermés jusqu’à nouvel ordre.
- 08 Mai 2021 : Madagascar a reçu aujourd’hui, un lot de 250 000 doses du vaccin COVID-19, Covishield/AstraZeneca, par le biais de l’initiative mondiale COVAX. Cette expédition fait partie d’une première allocation qui va se poursuivre dans les semaines à venir pour couvrir dans un premier temps 20% de la population de Madagascar.
- 10 mai 2021 : vaccination mise en place par l’Ambassade de France à Madagascar à destination des Français et Européens installés à Madagascar. Cette campagne est réservée pour les personnes âgées plus de 55 ans qui pourront recevoir leurs doses du vaccin Jansen du laboratoire Johnsons & Johnson.
- Les équipes de DSF continuent leurs activités sur le terrain de manière normale, néanmoins les formations et sensibilisations ont du être reportées ou réduites en nombre. Un système de télétravail alterné est mise en place sur la base de Tana et Toamasina depuis début avril.
- Le Diplôme universitaire sur l’évaluation et le traitement de la douleur en collaboration avec la faculté de médecine d’Antananarivo à débuté le 18 mai 2021 avec 19 participants, premier module dispensé a distance pour les participants.
- 20 mai : Dans le cadre de la 3e phase du projet douleur financé par l’Agence française de Développement (AFD), une salle a été réhabilitée pour accueillir les patients en soins palliatifs au CHU Analakenina à Toamasina ainsi qu’une donation de lits et matelas spécifiques à cette prise en charge. Une cérémonie officielle aura lieu ultérieurement.
Développement du Centre National de Lutte contre la Douleur (CNLD) – Antananarivo
Créé par Douleurs Sans Frontières (DSF) en 2015 et situé dans l’hôpital Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, le CNLD est composé d’une équipe pluridisciplinaire de médecins, paramédicaux et assistantes sociales. Les activités déployées par le CNLD se réalisent tant en intra-hospitalier qu’au domicile de patients douloureux et/ou en fin de vie.
Les activités qui y sont menées y sont notamment :
• Consultations douleur en externe, menées par notre équipe et proposant une prise en charge médicale adaptée aux besoins du patient.
• Équipe mobile en intra hospitalier, visant à accompagner les professionnels de santé des différents services, dans l’évaluation et la prise en charge de la douleur, directement au lit du patient.
• Écoutes psychosociales, destinées au patient et/ou à son entourage direct, lorsqu’une souffrance est détectée.
• Suivi des délivrances d’antalgiques de palier 3 de l’OMS
• Accompagnement des professionnels de santé et du social des établissements partenaires.
Développement des unités de lutte contre la douleur en province – Toamasina et Mahajanga
Depuis 2015, dans les régions Atsinanana et Boeny, un travail de renforcement a été effectué dans les CHUs, tant en termes de ressources humaines que d’approfondissement des connaissances des équipes, auprès des professionnels de santé des CHUs d’intervention de Toamasina et de Mahajanga avec deux unités antidouleur opérationnelles.
Développement des techniques non-médicamenteuses
Efficaces et souvent peu onéreuses, les techniques non-médicamenteuses permettent aux patients de bénéficier de moyens antalgiques, pour prévenir les douleurs induites ou lors de douleurs chroniques. Ces techniques sont utilisées seules ou en complément de traitements antalgiques.
3 techniques ont été exploitées cette année : l’hypnose, la distraction et la neurostimulation électrique transcutanée (TENS).
En 2019, en prolongement des projets précédents s’ouvre une troisième phase axée sur le renforcement des capacités se terminant en 2022, avec à terme l’ambition de laisser une entière autonomie aux acteurs de santé du pays sur la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs.
La mission de DSF depuis 2008
Depuis le début de ses activités à Madagascar, l’association est reconnue dans son rôle d’appui et d’expert dans la prise en charge des douleurs physiques et psychologiques. Par ailleurs, elle entretient une relation de confiance avec les acteurs hospitaliers et institutionnels. Son action jusqu’à présent s’est traduit par la mise en place de :
- Suivi des patients via les dispositifs de prise en charge de la douleur ;
- Consultations douleurs ;
- Ecoutes psychosociales ;
- Visites intra hospitalières ;
- Séances de formation des professionnels de santé sur diverses thématiques liés aux pathologies des patients douloureux ;
- Diplôme universitaire (DU) consacré à la douleur par la Faculté de médecine d’Antananarivo ;
- Formations de formateurs ;
- Dispositif de suivi à domicile pour des patients douloureux et/ou en fin de vie.
De plus, DSF Madagascar collabore activement avec le ministère de la Santé pour l’élaboration d’un Plan national de lutte contre la douleur. Ainsi, DSF a développé un savoir-faire conséquent en termes de renforcement des compétences, de prise en charge directe des patients et de plaidoyer.
Douleurs Sans Frontières privilégie le transfert de compétences aux acteurs locaux de santé et aux acteurs de quartier. Les activités s’inscrivent, de manière intégrée et adaptée aux réalités, aux besoins de la population, en cohérence avec les stratégies de santé du pays.
DSF a mené deux projets de 3 ans portés par l’AFD, le 3ème projet lié à la pérennisation des activités déployées sur les deux précédentes phases est en cours et se terminera en 2022. DSF a une convention avec le Ministère de la santé via la DGFS depuis le début de ses interventions et intervient à travers 9 CHUs de Madagascar ce qui facilite son implantation et la mise en place de ses activités dans les hôpitaux de référence.
La République de Madagascar est située dans l’océan indien, séparée de l’Afrique par le canal de Mozambique. C’est la 5e plus grande île au monde avec 587 014 km2 et un peu plus de 27 millions habitants.
Le pays figure parmi les pays les plus pauvres du monde avec 75% de la population qui vit avec moins de 1,90 dollar par jour et avec un PIB par habitant de 471 dollars en 2019. En dépit d’une croissance soutenue ces dernières années, la pauvreté n’aurait que légèrement diminué, passant de 77,6% en 2012 à une estimation de 74,1% en 2019.
D’après la banque mondiale, l’impact de la pandémie de COVID-19 a entraîné une récession en 2020 comparable à celle causée par la crise politique de 2009. Près de 1,4 million de personnes ont basculé dans l’extrême pauvreté en 2020 en raison la perte d’emplois dus aux pertes de revenue dans les secteurs clés ainsi que du aux mesures mesures de confinement dans les grandes villes.
Les indicateurs d’évaluation de l’état de santé de la population mettent en évidence une grande précarité. La pauvreté, l’insécurité alimentaire, l’accès difficile à l’eau potable et les épidémies compromettent l’accès aux soins pour la population, spécialement la population vivant dans les zones les plus reculées du pays (80 % de population vivent en zones rurales).
De plus, l’île est malheureusement fortement exposée aux catastrophes naturelles (tempêtes tropicales, sécheresses…) et, au-delà des nombreux décès à déplorer, ces événements contribuent grandement à l’appauvrissement de la population par les destructions qu’ils entraînent.
Les acteurs de santé sont régulièrement réquisitionnés pour endiguer les épidémies et pour répondre aux urgences. Le traitement de la douleur n’est souvent pas priorité, il y a une d’absence de structures spécialisées de prise en charge de la douleur au sein du système de soins malgaches. Or, l’impact sanitaire et social de l’absence de traitement de la douleur à des conséquences considérables sur les populations les plus vulnérables. C’est pour cette raison que Douleurs Sans frontières mène depuis 2009 des actions prioritaires de sensibilisations et de formations des professionnels de santé aux problématiques liées à la douleur.
En 2021
Un nouveau projet est aussi en train de se mettre en place concernant la Covid-19 dans les prisons malgaches. DSF interviendra aux côtés de quatre associations locales au sein des prisons sur les problématiques liées aux questions de soins de santé primaire, de douleur, de soins palliatifs, ainsi que sur les problématiques liées à la COVID.
De plus, la mission a pour objectif de :
• Rendre autonomes les acteurs du système de soins malgache dans le fonctionnement du CNLD, en renforçant les collaborations avec les différents (CHU, le ministère de la santé et la faculté de médecine) ;
• Permettre à tous les CHU d’Antananarivo de bénéficier d’équipes mobiles d’accompagnement ;
• Créer des unités de soins palliatifs dans différents hôpitaux ;
• Sensibiliser la population, les acteurs de la santé et de la société civile sur le thème des soins à domicile, des soins palliatifs et des techniques non médicamenteuses ;
• Renforcer les activités établies au sein des structures partenaires et le suivi et l’évaluation des activités (prise en charge de la douleur – PECD, traçabilité de la douleur dans le dossier des patients, prescription des antalgiques, etc.) ;
• Développer la dynamique régional Océan Indien avec Madagascar sur la PECD et les soins palliatifs ;
• Développer la prise en charge psychosociale.
Nos partenaires opérationnels :
- Les CHU HJRA, HJRB
- Les CHU MET/MEA (Hôpital mère-enfant Tsaralanana/Ambohimiandra) — Centre Hospitalier Militaire de Soavinandriana (CENHOSOA)
- L’hôpital CHU Analakininina et CHU Morafeno — Toamasina
- L’hôpital CHU Androva et CHU Mahavoky — Mahajanga
- La faculté de médecine d’Antananarivo
- Le Ministère de la Santé publique
- L’association ANYMA
Nos partenaires financiers :
- Agence française de développement (ADF)
- Fondation Albericci
- Mérieux
- Union Européenne
- APCA
- Europaid
MOZAMBIQUE
2021 en quelques chiffres
OCTOBRE 2023
Mission de Vianney au Mozambique
Au mois d’octobre 2023, DSF a clôturé deux projets, intitulés : « Renforcement de l’accès universel à des services de santé de qualité pour les personnes vivant avec le VIH à Maputo et à Sofala » et « Renforcement de l’accès universel à des soins de santé de qualité pour les patients atteints de maladies chroniques dans les provinces de Maputo et de Gaza » respectivement financés par Expertise France et l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris. Le responsable technique de la mission Mozambique, Vianney Mourman, était en mission à Maputo du 16 au 20 octobre 2023, pour notamment faire le bilan de ces deux projets avec les équipes de DSF basés à Beira, Macia et Maputo. Avec l’équipe de Macia, nous avons visité l’atelier de production de farine bamisa, dans la localité de Vladimir. C’est une farine très nutritive distribuée à une sélection de patients atteints de VIH pour une meilleure adhésion au TARV. La journée du 18 octobre était consacrée à une conférence sur les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur, co-organisée par DSF et l’Unité de l’Unité de la douleur de l’Hôpital Central de Maputo, au Ministère de la Santé (MISAU). Vianney Mourman et Emilia Pinto de l’Unité de la douleur ont co-animé cette conférence, qui a réuni une quarantaine de personnes de ONU Sida, WFA, MSF, AFD, des professionnels de santé de l’Unité de la Douleur et de l’hôpital Central de Maputo, NAIMA (réseau des ONG de santé), AMDEC, ALCC, VGV…
Afin de préparer le nouveau projet « Renforcement de l’accès universel aux soins de santé de qualité des patients atteints de maladies chroniques au Cambodge et au Mozambique » financé par l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris, il a rencontré un certain nombre de partenaires tels que le Ministère de la santé (le MISAU), le COCAC de l’Ambassade de France au Mozambique, la nouvelle directrice de l’AFD, la directrice des cours de la faculté de santé de Maputo ainsi que des représentants de deux nouvelles OSC avec lesquelles DSF développera un partenariat dans le cadre de son nouveau projet : l’association ALCC et l’association VGV. Ces rencontres ont permis d’alimenter les réflexions sur la mise en œuvre opérationnelle du nouveau projet de DSF au Mozambique.
Le Docteur Vianney Mourman et le Docteur Ridwaan Esmail de l’association ALCC (Associação da Luta Contra o Cancro)

Les représentants de l’association VGV : Reginaldo Julio Chitata, Nadia Ana Alfredo Jaiye, Luisa Carlos Honwana, Monica Folio – DN Mozambique et Vianney Mourman – Directeur Technique

La machine de production de la farine Bamisa

Les membres de l’association Chikua, Rui Milton (à droite) et Jurcilio (à gauche)
DECEMBRE 2022
Douleurs Sans Frontières, représenté par Swan Diot, directeur national de la mission au Mozambique a participé à une table ronde le 5 décembre 2022 sur « 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐩, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐫𝐭 » aux côtés de l’artiste Yann Marussich, de Mariana Tembe et de Handicap International – Humanité & Inclusion.


DECEMBRE 2021
- Projet EDF / BAMISA : La production de la farine Bamisa a commencé en décembre 2021 avec une première distribution pour noël. 25 patients atteints de maladies chroniques, dont le VIH/SIDA, et en situation d’insécurité alimentaire ont reçu 1kg chacun de farine Bamisa par l’association Chikuha, responsable de la production.
Ces patients recevront pendant 6 mois 4kg/mois de farine Bamisa afin d’apporter un complément alimentaire, notamment lors de la prise de médicament. Dans la province de Gaza, où nous mettons en place des Soins à Domicile Intégrés, 80% de nos patients vivent avec le VIH. Cette même province est fortement impacté par la crise du changement climatique dont les effets ont mis en place une insécurité alimentaire pour les populations vulnérables, qui survivent grâce à l’agriculture vivrière. Lorsque les patients n’ont pas à manger, ils ont du mal à prendre le traitement antirétroviral (TARV) car il provoque des effets secondaires puissants et parfois douloureux.
La prise de la Farine Bamisa avant la prise du TARV permettra une adhésion continue au TARV et une amélioration de l’état de santé des patients. (www.bamisagora.org)

- Les soins à Domicile Intégrés ont commencé dans la ville de Beira, Province de Sofala, où 30 Agents Communautaires de Santé vont prendre en charge dans 5 quartiers vulnérables de Beira, des patients atteints de VIH/SIDA à un stade avancé de la maladie et ayant besoin de soins palliatifs.
NOVEMBRE 2021
Le 19 Novembre 2021 fût inauguré les 2 Consultations de la Douleur (CdD) de l’Hôpital Rural de Chokwé et du centre de santé de Massingir, de la province de Gaza. La construction a été financée par l’ambassade du Japon.
Étaient présent au jour de l’inauguration : l’ambassadeur du Japon au Mozambique ; l’administrateur du gouvernement du district de Chokwé ; le médecin chef du département provincial de santé ; le directeur du service de santé, des femmes et de l’action sociale du district de Chokwé ; la direction de l’hôpital de Chokwé ; l’association Kulyahissa de Chokwé (partenaire de DSF mettant en place les SDI) ; DSF.

OCTOBRE 2021
Formation en douleur et soins palliatifs de 20 professionnels de santé dans la province de Maputo. La formation précède la mise en place d’une consultation douleur dans l’hôpital Rural de Xinavane (province de Maputo). (Projet AFD/Initiative)


SEPTEMBRE 2021
Formation en soins palliatifs d’urgence de 20 professionnels de santé du centre de prise en charge des patients Covid19 de la ville de Beira, province de Sofala : prise en charge palliative du patient ; mise en place d’un protocole sanitaire palliatif; appui psychosocial du patient, de sa famille, du soignant. La formation a été financée par MSF Belgique.
JUIN À OCTOBRE 2021
Formation en agroécologie et renforcement des AGRs
En raison de la situation d’insécurité alimentaire due aux effets du réchauffement climatique, aux difficultés socio-économiques et à l’impact du Covid-19 dans les zones rurales, DSF souhaite mettre en place des AGRs ayant un impact sur les conditions d’alimentation et de nutritions des communautés et des patients bénéficiant des soins à domicile. Ainsi, DSF propose de mettre en place pour 4 associations locales des AGRs qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées, et la mise en place d’un projet de farine améliorée BAMISA. Il est important de noter que 90% des ACS travaillent aussi dans leur exploitation agricole.
Les associations locales, en développant leurs champs de compétence, mettent en place de nouvelles activités favorisant un accès durable à des ressources économiques et/ou alimentaires pour les ACS. Cela leur permet de continuer leurs visites de Soins à Domicile Intégrés. De plus, les nouvelles Activités Génératrices de Revenus AGR ont un impact positif sur la malnutrition infantile et des personnes vulnérables atteintes de VIH/SIDA ou de maladie chronique, ce qui renforce la résilience globale des populations face aux différentes crises endurées, notamment celle du Covid-19. L’accès à des produits alimentaires pour des personnes atteintes du VIH/SIDA permet de contribuer aux objectifs de l’ONUSIDA (90-90-90) en renforçant l’adhésion continue au TARV, en supprimant durablement la charge virale des patients et en limitant ainsi l’extension de l’épidémie.
DSF a proposé un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres de 4 associations, en plus d’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles. Il est important de noter que 90% des ACS réalisent déjà des activités d’agriculture vivrière, leur permettant d’avoir des moyens de subsistance supplémentaires.
Les objectifs de ces activités d’agroécologie sont :
- D’améliorer la santé et l’alimentation des populations locales vulnérables et des patients du réseau de SDI grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires.
- D’assurer un revenu (AGR) aux ACS et un fond de fonctionnement pour l’association grâce à la revente des produits agricoles.

DSF a fait appel à une entreprise spécialisée en agroécologie pour la réalisation des formations : Inovêco Lda.
Des jardins associatifs ont été créés dans 4 associations (Guija, Chokwe, Massingir et Chibuto). Les produits agricoles plantés comprennent des espèces locales utilisées par les bénéficiaires pour préparer des recettes nutritives permettant d’améliorer les défenses immunitaires contre le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques. Les bénéficiaires les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire pourront bénéficier, en plus d’une sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles, d’une aide alimentaire de la part des associations (panier mensuel).
Les formations en agroécologie se sont déroulées en Juin 2021 pour Guija, Août 2021 pour Massingir, Septembre 2021 pour Chokwé et Octobre 2021 pour Chibuto.
Les 6 associations locales partenaires et les ACS ont reçu un rafraichissement de la formation en nutrition (2019) durant la supervision intégrée de juin 2021. Ainsi, les ACS continuent de sensibiliser les patients et leurs familles durant les SDI, en donnant des conseils sur les bonnes pratiques nutritionnelles, principalement pour les PVVIH.
MAI 2021
Projet d’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques, et particulièrement du VIH/SIDA dans les provinces de Gaza et de Sofala
DSF a débuté un partenariat avec une association locale, l’AMDEC (Association Mozambicaine de Développement Concerté), pour mettre en place un réseau de soins à domicile intégrés (sensibilisation VIH, SSR, Appui psychosocial, soins infirmiers de base, prise en charge de la douleur et soins palliatifs) dans le nord de la Province de Maputo. Ainsi, 48 Agents Communautaires de Santé ont été formés durant une semaine par nos équipes afin de mettre en place dès juin les premiers soins à domicile intégrés.
En juin, une seconde équipe sera recrutée (30 Agents Communautaires de Santé) dans la province de Sofala (ville de Beira), afin de prendre en charge au domicile des patients VIH à un stade avancé, référencés par les équipes de MSF Belgique.
Projet de construction de deux salles de consultations douleurs dans la province de Gaza
Deux nouvelles Consultations de la Douleur ont été construites entre l’année 2020 et l’année 2021 dans la province de Gaza. Une dans l’Hôpital Rural de la ville de Chokwé et une dans le Centre de Santé de la ville de Massingir. Celles-ci sont entrées en fonctionnement en mai 2021 et commencent à prendre en charge des patients souffrants de douleur. Nos associations locales partenaires assurent ainsi un suivi au domicile des patients mais aussi peuvent référencer des patients souffrants aux nouvelles consultations douleurs.
Projet de mise en place d’activités génératrices de revenus pour 4 associations locales de la province de Gaza
L’Afrique Australe est en passe de tomber dans une insécurité alimentaire sans précédent selon le PAM[1]. En zone rurale, où l’agriculture reste la principale source de revenus du pays pour 80% de la population, celle-ci subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, cyclones) sur les cultures. Ainsi, beaucoup de femmes travaillant dans des petites exploitations vivrières voient d’année en année leur rendement agricole diminuer. Les produits de base sont alors importés mais trop chers pour les populations locales qui peinent à se nourrir. L’agriculture au Mozambique est principalement pluviale, avec une production et une productivité très faibles des principales cultures vivrières, par rapport aux autres pays africains, et les pertes post-récolte sont estimées à 30 %. Au Mozambique, 24 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux, ce qui constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016[2]).
L’épidémie de Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. Depuis avril 2020, les frontières terrestres sont fermées, freinant ainsi les importations. Cette situation a provoqué une augmentation des prix des produits de première nécessité et cela pour un temps indéterminé. La population étant déjà très vulnérable, les conditions de vie, déjà précaires, sont fortement impactées par cette situation qui a engendré une détresse alimentaire pour les populations rurales des districts cibles, notamment chez les patients atteints de VIH/SIDA. Bien que le traitement TARV soit gratuit, s’il est pris à jeun, les effets secondaires sont très forts et cela peut nuire à l’adhésion au traitement. Beaucoup de patients ne le prennent pas correctement ou l’arrête en raison du manque de nourriture. C’est la principale difficulté rencontrée par les Agents Communautaires de Santé (ACS) sur le terrain. Le Département Provincial de Santé (DPS) recommande également aux ONGs de fournir des kits nutritifs aux patients les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire. Ainsi, la pandémie de Coronavirus pourrait être la source de nouvelles barrières socio-économiques à l’adhésion continue du TAR par les PVVIH.
Le système des Soins à Domicile Intégrés (SDI) dans la province de Gaza a été mis en place grâce à un partenariat avec six associations communautaires agissant dans six districts de la province, comptant 80 Agents Communautaires de Santé ACS dont 90% sont des femmes à 70% séropositives. Celles-ci prodiguent des soins à domicile intégrés : prévention VIH/SIDA, soins primaires, soins de prise en charge de la douleur, appui psychosocial et soins palliatifs pour des patients atteints de maladies chroniques (80% VIH, cancers, etc.)
Ainsi, DSF met en place pour 4 associations locales des activités génératrices de revenus (AGRs) qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées. Les formations commencent fin mai et finiront mi juin. Un suivi technique sera assuré jusqu’à la fin de l’année 2021.
Les populations locales vulnérables vont pouvoir améliorer leur santé et leur alimentation grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) et résiliente (face aux effets du changement climatique), des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires. Les associations fourniront aussi un panier d’aliments mensuels aux patients bénéficiaires des SDI les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire.
OCTOBRE 2023
- Réalisation de Focus-Groupe en gestion du stress avec les jeunes soignants du service de Pédiatrie de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haiti (HUEH), victimes de la violence perpétrée par les groupes armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince
Soumis à la pression d’attaques armées les obligeant parfois à quitter leur domicile – et malgré tout appelés à assurer le bien-être et la prise en charge de qualité de leurs patients -, des jeunes médecins en pédiatrie ont pu bénéficier d’un espace de parole et de partage animé par le Réfèrent Technique et Psychologue de la Mission DSF – Haïti. Le travail réalisé avec les soignants au cours de plusieurs rencontres a offert aux participants l’occasion de retrouver au plus vite un équilibre émotionnel, cultiver un sentiment de sécurité psychologique ainsi que de renforcer leurs ressources internes et externes.
La prise en charge groupale psychologique destinée aux soignants haïtiens travaillant au sein des hôpitaux partenaires vise plus généralement à renforcer la santé mentale des prestataires et à mieux les outiller afin de trouver un soulagement au stress expérimenté et à prévenir des potentiels troubles de stress posttraumatique. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs en Haïti » financé par l’Agence Française du Développement et DGD- Mae Luxembourg est.
2. Lancement du projet « Améliorer le bien-être psychologique et les capacités de résilience des enfants et adolescents vulnérables en situation de crise »
Dans le cadre du lancement du nouveau programme de la mission DSF – Haiti visant à renforcer les capacités de résilience des populations face aux crises prolongées – comme celle expérimentée par Haiti au cours des dernières années -, DSF poursuit sa collaboration avec Village d’Enfants SOS d’Haiti (VESH). Parmi les interventions ici prévues, des groupes d’analyse de la pratique sont réalisés avec les opérateurs responsables du bien-être des enfants non accompagnés prises en charge par le VESH sur la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Notamment, le personnel d’attention direct – PAD (prenant en charge les besoins primaires des enfants dans leur quotidien ) – et les Facilitateurs – responsables de veilleur aux relations entre les enfants et leur famille d’origine – ont réalisé de concert avec l’équipe psy de DSF une première évaluation de leur bien-être au travail afin de structurer le travail à venir afin d’apprendre à conscientiser leur place et leur positionnement, impulser une attitude réflexive, apprendre à développer une culture commune et a socialiser leurs difficultés professionnelles.
Mission de Vianney au Mozambique
Au mois d’octobre 2023, DSF a clôturé deux projets, intitulés : « Renforcement de l’accès universel à des services de santé de qualité pour les personnes vivant avec le VIH à Maputo et à Sofala » et « Renforcement de l’accès universel à des soins de santé de qualité pour les patients atteints de maladies chroniques dans les provinces de Maputo et de Gaza » respectivement financés par Expertise France et l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris. Le responsable technique de la mission Mozambique, Vianney Mourman, était en mission à Maputo du 16 au 20 octobre 2023, pour notamment faire le bilan de ces deux projets avec les équipes de DSF basés à Beira, Macia et Maputo. Avec l’équipe de Macia, nous avons visité l’atelier de production de farine bamisa, dans la localité de Vladimir. C’est une farine très nutritive distribuée à une sélection de patients atteints de VIH pour une meilleure adhésion au TARV. La journée du 18 octobre était consacrée à une conférence sur les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur, co-organisée par DSF et l’Unité de l’Unité de la douleur de l’Hôpital Central de Maputo, au Ministère de la Santé (MISAU). Vianney Mourman et Emilia Pinto de l’Unité de la douleur ont co-animé cette conférence, qui a réuni une quarantaine de personnes de ONU Sida, WFA, MSF, AFD, des professionnels de santé de l’Unité de la Douleur et de l’hôpital Central de Maputo, NAIMA (réseau des ONG de santé), AMDEC, ALCC, VGV…
Afin de préparer le nouveau projet « Renforcement de l’accès universel aux soins de santé de qualité des patients atteints de maladies chroniques au Cambodge et au Mozambique » financé par l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris, il a rencontré un certain nombre de partenaires tels que le Ministère de la santé (le MISAU), le COCAC de l’Ambassade de France au Mozambique, la nouvelle directrice de l’AFD, la directrice des cours de la faculté de santé de Maputo ainsi que des représentants de deux nouvelles OSC avec lesquelles DSF développera un partenariat dans le cadre de son nouveau projet : l’association ALCC et l’association VGV. Ces rencontres ont permis d’alimenter les réflexions sur la mise en œuvre opérationnelle du nouveau projet de DSF au Mozambique.
Le Docteur Vianney Mourman et le Docteur Ridwaan Esmail de l’association ALCC (Associação da Luta Contra o Cancro)

Les représentants de l’association VGV : Reginaldo Julio Chitata, Nadia Ana Alfredo Jaiye, Luisa Carlos Honwana, Monica Folio – DN Mozambique et Vianney Mourman – Directeur Technique

La machine de production de la farine Bamisa

Les membres de l’association Chikua, Rui Milton (à droite) et Jurcilio (à gauche)
DECEMBRE 2022
Douleurs Sans Frontières, représenté par Swan Diot, directeur national de la mission au Mozambique a participé à une table ronde le 5 décembre 2022 sur « 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐩, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐫𝐭 » aux côtés de l’artiste Yann Marussich, de Mariana Tembe et de Handicap International – Humanité & Inclusion.


DECEMBRE 2021
- Projet EDF / BAMISA : La production de la farine Bamisa a commencé en décembre 2021 avec une première distribution pour noël. 25 patients atteints de maladies chroniques, dont le VIH/SIDA, et en situation d’insécurité alimentaire ont reçu 1kg chacun de farine Bamisa par l’association Chikuha, responsable de la production.
Ces patients recevront pendant 6 mois 4kg/mois de farine Bamisa afin d’apporter un complément alimentaire, notamment lors de la prise de médicament. Dans la province de Gaza, où nous mettons en place des Soins à Domicile Intégrés, 80% de nos patients vivent avec le VIH. Cette même province est fortement impacté par la crise du changement climatique dont les effets ont mis en place une insécurité alimentaire pour les populations vulnérables, qui survivent grâce à l’agriculture vivrière. Lorsque les patients n’ont pas à manger, ils ont du mal à prendre le traitement antirétroviral (TARV) car il provoque des effets secondaires puissants et parfois douloureux.
La prise de la Farine Bamisa avant la prise du TARV permettra une adhésion continue au TARV et une amélioration de l’état de santé des patients. (www.bamisagora.org)

- Les soins à Domicile Intégrés ont commencé dans la ville de Beira, Province de Sofala, où 30 Agents Communautaires de Santé vont prendre en charge dans 5 quartiers vulnérables de Beira, des patients atteints de VIH/SIDA à un stade avancé de la maladie et ayant besoin de soins palliatifs.
NOVEMBRE 2021
Le 19 Novembre 2021 fût inauguré les 2 Consultations de la Douleur (CdD) de l’Hôpital Rural de Chokwé et du centre de santé de Massingir, de la province de Gaza. La construction a été financée par l’ambassade du Japon.
Étaient présent au jour de l’inauguration : l’ambassadeur du Japon au Mozambique ; l’administrateur du gouvernement du district de Chokwé ; le médecin chef du département provincial de santé ; le directeur du service de santé, des femmes et de l’action sociale du district de Chokwé ; la direction de l’hôpital de Chokwé ; l’association Kulyahissa de Chokwé (partenaire de DSF mettant en place les SDI) ; DSF.

OCTOBRE 2021
Formation en douleur et soins palliatifs de 20 professionnels de santé dans la province de Maputo. La formation précède la mise en place d’une consultation douleur dans l’hôpital Rural de Xinavane (province de Maputo). (Projet AFD/Initiative)


SEPTEMBRE 2021
Formation en soins palliatifs d’urgence de 20 professionnels de santé du centre de prise en charge des patients Covid19 de la ville de Beira, province de Sofala : prise en charge palliative du patient ; mise en place d’un protocole sanitaire palliatif; appui psychosocial du patient, de sa famille, du soignant. La formation a été financée par MSF Belgique.
JUIN À OCTOBRE 2021
Formation en agroécologie et renforcement des AGRs
En raison de la situation d’insécurité alimentaire due aux effets du réchauffement climatique, aux difficultés socio-économiques et à l’impact du Covid-19 dans les zones rurales, DSF souhaite mettre en place des AGRs ayant un impact sur les conditions d’alimentation et de nutritions des communautés et des patients bénéficiant des soins à domicile. Ainsi, DSF propose de mettre en place pour 4 associations locales des AGRs qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées, et la mise en place d’un projet de farine améliorée BAMISA. Il est important de noter que 90% des ACS travaillent aussi dans leur exploitation agricole.
Les associations locales, en développant leurs champs de compétence, mettent en place de nouvelles activités favorisant un accès durable à des ressources économiques et/ou alimentaires pour les ACS. Cela leur permet de continuer leurs visites de Soins à Domicile Intégrés. De plus, les nouvelles Activités Génératrices de Revenus AGR ont un impact positif sur la malnutrition infantile et des personnes vulnérables atteintes de VIH/SIDA ou de maladie chronique, ce qui renforce la résilience globale des populations face aux différentes crises endurées, notamment celle du Covid-19. L’accès à des produits alimentaires pour des personnes atteintes du VIH/SIDA permet de contribuer aux objectifs de l’ONUSIDA (90-90-90) en renforçant l’adhésion continue au TARV, en supprimant durablement la charge virale des patients et en limitant ainsi l’extension de l’épidémie.
DSF a proposé un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres de 4 associations, en plus d’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles. Il est important de noter que 90% des ACS réalisent déjà des activités d’agriculture vivrière, leur permettant d’avoir des moyens de subsistance supplémentaires.
Les objectifs de ces activités d’agroécologie sont :
- D’améliorer la santé et l’alimentation des populations locales vulnérables et des patients du réseau de SDI grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires.
- D’assurer un revenu (AGR) aux ACS et un fond de fonctionnement pour l’association grâce à la revente des produits agricoles.

DSF a fait appel à une entreprise spécialisée en agroécologie pour la réalisation des formations : Inovêco Lda.
Des jardins associatifs ont été créés dans 4 associations (Guija, Chokwe, Massingir et Chibuto). Les produits agricoles plantés comprennent des espèces locales utilisées par les bénéficiaires pour préparer des recettes nutritives permettant d’améliorer les défenses immunitaires contre le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques. Les bénéficiaires les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire pourront bénéficier, en plus d’une sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles, d’une aide alimentaire de la part des associations (panier mensuel).
Les formations en agroécologie se sont déroulées en Juin 2021 pour Guija, Août 2021 pour Massingir, Septembre 2021 pour Chokwé et Octobre 2021 pour Chibuto.
Les 6 associations locales partenaires et les ACS ont reçu un rafraichissement de la formation en nutrition (2019) durant la supervision intégrée de juin 2021. Ainsi, les ACS continuent de sensibiliser les patients et leurs familles durant les SDI, en donnant des conseils sur les bonnes pratiques nutritionnelles, principalement pour les PVVIH.
MAI 2021
Projet d’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques, et particulièrement du VIH/SIDA dans les provinces de Gaza et de Sofala
DSF a débuté un partenariat avec une association locale, l’AMDEC (Association Mozambicaine de Développement Concerté), pour mettre en place un réseau de soins à domicile intégrés (sensibilisation VIH, SSR, Appui psychosocial, soins infirmiers de base, prise en charge de la douleur et soins palliatifs) dans le nord de la Province de Maputo. Ainsi, 48 Agents Communautaires de Santé ont été formés durant une semaine par nos équipes afin de mettre en place dès juin les premiers soins à domicile intégrés.
En juin, une seconde équipe sera recrutée (30 Agents Communautaires de Santé) dans la province de Sofala (ville de Beira), afin de prendre en charge au domicile des patients VIH à un stade avancé, référencés par les équipes de MSF Belgique.
Projet de construction de deux salles de consultations douleurs dans la province de Gaza
Deux nouvelles Consultations de la Douleur ont été construites entre l’année 2020 et l’année 2021 dans la province de Gaza. Une dans l’Hôpital Rural de la ville de Chokwé et une dans le Centre de Santé de la ville de Massingir. Celles-ci sont entrées en fonctionnement en mai 2021 et commencent à prendre en charge des patients souffrants de douleur. Nos associations locales partenaires assurent ainsi un suivi au domicile des patients mais aussi peuvent référencer des patients souffrants aux nouvelles consultations douleurs.
Projet de mise en place d’activités génératrices de revenus pour 4 associations locales de la province de Gaza
L’Afrique Australe est en passe de tomber dans une insécurité alimentaire sans précédent selon le PAM[1]. En zone rurale, où l’agriculture reste la principale source de revenus du pays pour 80% de la population, celle-ci subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, cyclones) sur les cultures. Ainsi, beaucoup de femmes travaillant dans des petites exploitations vivrières voient d’année en année leur rendement agricole diminuer. Les produits de base sont alors importés mais trop chers pour les populations locales qui peinent à se nourrir. L’agriculture au Mozambique est principalement pluviale, avec une production et une productivité très faibles des principales cultures vivrières, par rapport aux autres pays africains, et les pertes post-récolte sont estimées à 30 %. Au Mozambique, 24 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux, ce qui constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016[2]).
L’épidémie de Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. Depuis avril 2020, les frontières terrestres sont fermées, freinant ainsi les importations. Cette situation a provoqué une augmentation des prix des produits de première nécessité et cela pour un temps indéterminé. La population étant déjà très vulnérable, les conditions de vie, déjà précaires, sont fortement impactées par cette situation qui a engendré une détresse alimentaire pour les populations rurales des districts cibles, notamment chez les patients atteints de VIH/SIDA. Bien que le traitement TARV soit gratuit, s’il est pris à jeun, les effets secondaires sont très forts et cela peut nuire à l’adhésion au traitement. Beaucoup de patients ne le prennent pas correctement ou l’arrête en raison du manque de nourriture. C’est la principale difficulté rencontrée par les Agents Communautaires de Santé (ACS) sur le terrain. Le Département Provincial de Santé (DPS) recommande également aux ONGs de fournir des kits nutritifs aux patients les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire. Ainsi, la pandémie de Coronavirus pourrait être la source de nouvelles barrières socio-économiques à l’adhésion continue du TAR par les PVVIH.
Le système des Soins à Domicile Intégrés (SDI) dans la province de Gaza a été mis en place grâce à un partenariat avec six associations communautaires agissant dans six districts de la province, comptant 80 Agents Communautaires de Santé ACS dont 90% sont des femmes à 70% séropositives. Celles-ci prodiguent des soins à domicile intégrés : prévention VIH/SIDA, soins primaires, soins de prise en charge de la douleur, appui psychosocial et soins palliatifs pour des patients atteints de maladies chroniques (80% VIH, cancers, etc.)
Ainsi, DSF met en place pour 4 associations locales des activités génératrices de revenus (AGRs) qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées. Les formations commencent fin mai et finiront mi juin. Un suivi technique sera assuré jusqu’à la fin de l’année 2021.
Les populations locales vulnérables vont pouvoir améliorer leur santé et leur alimentation grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) et résiliente (face aux effets du changement climatique), des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires. Les associations fourniront aussi un panier d’aliments mensuels aux patients bénéficiaires des SDI les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire.
OCTOBRE 2023
- Réalisation de Focus-Groupe en gestion du stress avec les jeunes soignants du service de Pédiatrie de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haiti (HUEH), victimes de la violence perpétrée par les groupes armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince
Soumis à la pression d’attaques armées les obligeant parfois à quitter leur domicile – et malgré tout appelés à assurer le bien-être et la prise en charge de qualité de leurs patients -, des jeunes médecins en pédiatrie ont pu bénéficier d’un espace de parole et de partage animé par le Réfèrent Technique et Psychologue de la Mission DSF – Haïti. Le travail réalisé avec les soignants au cours de plusieurs rencontres a offert aux participants l’occasion de retrouver au plus vite un équilibre émotionnel, cultiver un sentiment de sécurité psychologique ainsi que de renforcer leurs ressources internes et externes.
La prise en charge groupale psychologique destinée aux soignants haïtiens travaillant au sein des hôpitaux partenaires vise plus généralement à renforcer la santé mentale des prestataires et à mieux les outiller afin de trouver un soulagement au stress expérimenté et à prévenir des potentiels troubles de stress posttraumatique. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs en Haïti » financé par l’Agence Française du Développement et DGD- Mae Luxembourg est.
2. Lancement du projet « Améliorer le bien-être psychologique et les capacités de résilience des enfants et adolescents vulnérables en situation de crise »
Dans le cadre du lancement du nouveau programme de la mission DSF – Haiti visant à renforcer les capacités de résilience des populations face aux crises prolongées – comme celle expérimentée par Haiti au cours des dernières années -, DSF poursuit sa collaboration avec Village d’Enfants SOS d’Haiti (VESH). Parmi les interventions ici prévues, des groupes d’analyse de la pratique sont réalisés avec les opérateurs responsables du bien-être des enfants non accompagnés prises en charge par le VESH sur la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Notamment, le personnel d’attention direct – PAD (prenant en charge les besoins primaires des enfants dans leur quotidien ) – et les Facilitateurs – responsables de veilleur aux relations entre les enfants et leur famille d’origine – ont réalisé de concert avec l’équipe psy de DSF une première évaluation de leur bien-être au travail afin de structurer le travail à venir afin d’apprendre à conscientiser leur place et leur positionnement, impulser une attitude réflexive, apprendre à développer une culture commune et a socialiser leurs difficultés professionnelles.
Mission de Vianney au Mozambique
Au mois d’octobre 2023, DSF a clôturé deux projets, intitulés : « Renforcement de l’accès universel à des services de santé de qualité pour les personnes vivant avec le VIH à Maputo et à Sofala » et « Renforcement de l’accès universel à des soins de santé de qualité pour les patients atteints de maladies chroniques dans les provinces de Maputo et de Gaza » respectivement financés par Expertise France et l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris. Le responsable technique de la mission Mozambique, Vianney Mourman, était en mission à Maputo du 16 au 20 octobre 2023, pour notamment faire le bilan de ces deux projets avec les équipes de DSF basés à Beira, Macia et Maputo. Avec l’équipe de Macia, nous avons visité l’atelier de production de farine bamisa, dans la localité de Vladimir. C’est une farine très nutritive distribuée à une sélection de patients atteints de VIH pour une meilleure adhésion au TARV. La journée du 18 octobre était consacrée à une conférence sur les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur, co-organisée par DSF et l’Unité de l’Unité de la douleur de l’Hôpital Central de Maputo, au Ministère de la Santé (MISAU). Vianney Mourman et Emilia Pinto de l’Unité de la douleur ont co-animé cette conférence, qui a réuni une quarantaine de personnes de ONU Sida, WFA, MSF, AFD, des professionnels de santé de l’Unité de la Douleur et de l’hôpital Central de Maputo, NAIMA (réseau des ONG de santé), AMDEC, ALCC, VGV…
Afin de préparer le nouveau projet « Renforcement de l’accès universel aux soins de santé de qualité des patients atteints de maladies chroniques au Cambodge et au Mozambique » financé par l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris, il a rencontré un certain nombre de partenaires tels que le Ministère de la santé (le MISAU), le COCAC de l’Ambassade de France au Mozambique, la nouvelle directrice de l’AFD, la directrice des cours de la faculté de santé de Maputo ainsi que des représentants de deux nouvelles OSC avec lesquelles DSF développera un partenariat dans le cadre de son nouveau projet : l’association ALCC et l’association VGV. Ces rencontres ont permis d’alimenter les réflexions sur la mise en œuvre opérationnelle du nouveau projet de DSF au Mozambique.
Le Docteur Vianney Mourman et le Docteur Ridwaan Esmail de l’association ALCC (Associação da Luta Contra o Cancro)

Les représentants de l’association VGV : Reginaldo Julio Chitata, Nadia Ana Alfredo Jaiye, Luisa Carlos Honwana, Monica Folio – DN Mozambique et Vianney Mourman – Directeur Technique

La machine de production de la farine Bamisa

Les membres de l’association Chikua, Rui Milton (à droite) et Jurcilio (à gauche)
DECEMBRE 2022
Douleurs Sans Frontières, représenté par Swan Diot, directeur national de la mission au Mozambique a participé à une table ronde le 5 décembre 2022 sur « 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐩, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐫𝐭 » aux côtés de l’artiste Yann Marussich, de Mariana Tembe et de Handicap International – Humanité & Inclusion.


DECEMBRE 2021
- Projet EDF / BAMISA : La production de la farine Bamisa a commencé en décembre 2021 avec une première distribution pour noël. 25 patients atteints de maladies chroniques, dont le VIH/SIDA, et en situation d’insécurité alimentaire ont reçu 1kg chacun de farine Bamisa par l’association Chikuha, responsable de la production.
Ces patients recevront pendant 6 mois 4kg/mois de farine Bamisa afin d’apporter un complément alimentaire, notamment lors de la prise de médicament. Dans la province de Gaza, où nous mettons en place des Soins à Domicile Intégrés, 80% de nos patients vivent avec le VIH. Cette même province est fortement impacté par la crise du changement climatique dont les effets ont mis en place une insécurité alimentaire pour les populations vulnérables, qui survivent grâce à l’agriculture vivrière. Lorsque les patients n’ont pas à manger, ils ont du mal à prendre le traitement antirétroviral (TARV) car il provoque des effets secondaires puissants et parfois douloureux.
La prise de la Farine Bamisa avant la prise du TARV permettra une adhésion continue au TARV et une amélioration de l’état de santé des patients. (www.bamisagora.org)

- Les soins à Domicile Intégrés ont commencé dans la ville de Beira, Province de Sofala, où 30 Agents Communautaires de Santé vont prendre en charge dans 5 quartiers vulnérables de Beira, des patients atteints de VIH/SIDA à un stade avancé de la maladie et ayant besoin de soins palliatifs.
NOVEMBRE 2021
Le 19 Novembre 2021 fût inauguré les 2 Consultations de la Douleur (CdD) de l’Hôpital Rural de Chokwé et du centre de santé de Massingir, de la province de Gaza. La construction a été financée par l’ambassade du Japon.
Étaient présent au jour de l’inauguration : l’ambassadeur du Japon au Mozambique ; l’administrateur du gouvernement du district de Chokwé ; le médecin chef du département provincial de santé ; le directeur du service de santé, des femmes et de l’action sociale du district de Chokwé ; la direction de l’hôpital de Chokwé ; l’association Kulyahissa de Chokwé (partenaire de DSF mettant en place les SDI) ; DSF.

OCTOBRE 2021
Formation en douleur et soins palliatifs de 20 professionnels de santé dans la province de Maputo. La formation précède la mise en place d’une consultation douleur dans l’hôpital Rural de Xinavane (province de Maputo). (Projet AFD/Initiative)


SEPTEMBRE 2021
Formation en soins palliatifs d’urgence de 20 professionnels de santé du centre de prise en charge des patients Covid19 de la ville de Beira, province de Sofala : prise en charge palliative du patient ; mise en place d’un protocole sanitaire palliatif; appui psychosocial du patient, de sa famille, du soignant. La formation a été financée par MSF Belgique.
JUIN À OCTOBRE 2021
Formation en agroécologie et renforcement des AGRs
En raison de la situation d’insécurité alimentaire due aux effets du réchauffement climatique, aux difficultés socio-économiques et à l’impact du Covid-19 dans les zones rurales, DSF souhaite mettre en place des AGRs ayant un impact sur les conditions d’alimentation et de nutritions des communautés et des patients bénéficiant des soins à domicile. Ainsi, DSF propose de mettre en place pour 4 associations locales des AGRs qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées, et la mise en place d’un projet de farine améliorée BAMISA. Il est important de noter que 90% des ACS travaillent aussi dans leur exploitation agricole.
Les associations locales, en développant leurs champs de compétence, mettent en place de nouvelles activités favorisant un accès durable à des ressources économiques et/ou alimentaires pour les ACS. Cela leur permet de continuer leurs visites de Soins à Domicile Intégrés. De plus, les nouvelles Activités Génératrices de Revenus AGR ont un impact positif sur la malnutrition infantile et des personnes vulnérables atteintes de VIH/SIDA ou de maladie chronique, ce qui renforce la résilience globale des populations face aux différentes crises endurées, notamment celle du Covid-19. L’accès à des produits alimentaires pour des personnes atteintes du VIH/SIDA permet de contribuer aux objectifs de l’ONUSIDA (90-90-90) en renforçant l’adhésion continue au TARV, en supprimant durablement la charge virale des patients et en limitant ainsi l’extension de l’épidémie.
DSF a proposé un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres de 4 associations, en plus d’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles. Il est important de noter que 90% des ACS réalisent déjà des activités d’agriculture vivrière, leur permettant d’avoir des moyens de subsistance supplémentaires.
Les objectifs de ces activités d’agroécologie sont :
- D’améliorer la santé et l’alimentation des populations locales vulnérables et des patients du réseau de SDI grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires.
- D’assurer un revenu (AGR) aux ACS et un fond de fonctionnement pour l’association grâce à la revente des produits agricoles.

DSF a fait appel à une entreprise spécialisée en agroécologie pour la réalisation des formations : Inovêco Lda.
Des jardins associatifs ont été créés dans 4 associations (Guija, Chokwe, Massingir et Chibuto). Les produits agricoles plantés comprennent des espèces locales utilisées par les bénéficiaires pour préparer des recettes nutritives permettant d’améliorer les défenses immunitaires contre le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques. Les bénéficiaires les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire pourront bénéficier, en plus d’une sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles, d’une aide alimentaire de la part des associations (panier mensuel).
Les formations en agroécologie se sont déroulées en Juin 2021 pour Guija, Août 2021 pour Massingir, Septembre 2021 pour Chokwé et Octobre 2021 pour Chibuto.
Les 6 associations locales partenaires et les ACS ont reçu un rafraichissement de la formation en nutrition (2019) durant la supervision intégrée de juin 2021. Ainsi, les ACS continuent de sensibiliser les patients et leurs familles durant les SDI, en donnant des conseils sur les bonnes pratiques nutritionnelles, principalement pour les PVVIH.
MAI 2021
Projet d’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques, et particulièrement du VIH/SIDA dans les provinces de Gaza et de Sofala
DSF a débuté un partenariat avec une association locale, l’AMDEC (Association Mozambicaine de Développement Concerté), pour mettre en place un réseau de soins à domicile intégrés (sensibilisation VIH, SSR, Appui psychosocial, soins infirmiers de base, prise en charge de la douleur et soins palliatifs) dans le nord de la Province de Maputo. Ainsi, 48 Agents Communautaires de Santé ont été formés durant une semaine par nos équipes afin de mettre en place dès juin les premiers soins à domicile intégrés.
En juin, une seconde équipe sera recrutée (30 Agents Communautaires de Santé) dans la province de Sofala (ville de Beira), afin de prendre en charge au domicile des patients VIH à un stade avancé, référencés par les équipes de MSF Belgique.
Projet de construction de deux salles de consultations douleurs dans la province de Gaza
Deux nouvelles Consultations de la Douleur ont été construites entre l’année 2020 et l’année 2021 dans la province de Gaza. Une dans l’Hôpital Rural de la ville de Chokwé et une dans le Centre de Santé de la ville de Massingir. Celles-ci sont entrées en fonctionnement en mai 2021 et commencent à prendre en charge des patients souffrants de douleur. Nos associations locales partenaires assurent ainsi un suivi au domicile des patients mais aussi peuvent référencer des patients souffrants aux nouvelles consultations douleurs.
Projet de mise en place d’activités génératrices de revenus pour 4 associations locales de la province de Gaza
L’Afrique Australe est en passe de tomber dans une insécurité alimentaire sans précédent selon le PAM[1]. En zone rurale, où l’agriculture reste la principale source de revenus du pays pour 80% de la population, celle-ci subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, cyclones) sur les cultures. Ainsi, beaucoup de femmes travaillant dans des petites exploitations vivrières voient d’année en année leur rendement agricole diminuer. Les produits de base sont alors importés mais trop chers pour les populations locales qui peinent à se nourrir. L’agriculture au Mozambique est principalement pluviale, avec une production et une productivité très faibles des principales cultures vivrières, par rapport aux autres pays africains, et les pertes post-récolte sont estimées à 30 %. Au Mozambique, 24 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux, ce qui constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016[2]).
L’épidémie de Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. Depuis avril 2020, les frontières terrestres sont fermées, freinant ainsi les importations. Cette situation a provoqué une augmentation des prix des produits de première nécessité et cela pour un temps indéterminé. La population étant déjà très vulnérable, les conditions de vie, déjà précaires, sont fortement impactées par cette situation qui a engendré une détresse alimentaire pour les populations rurales des districts cibles, notamment chez les patients atteints de VIH/SIDA. Bien que le traitement TARV soit gratuit, s’il est pris à jeun, les effets secondaires sont très forts et cela peut nuire à l’adhésion au traitement. Beaucoup de patients ne le prennent pas correctement ou l’arrête en raison du manque de nourriture. C’est la principale difficulté rencontrée par les Agents Communautaires de Santé (ACS) sur le terrain. Le Département Provincial de Santé (DPS) recommande également aux ONGs de fournir des kits nutritifs aux patients les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire. Ainsi, la pandémie de Coronavirus pourrait être la source de nouvelles barrières socio-économiques à l’adhésion continue du TAR par les PVVIH.
Le système des Soins à Domicile Intégrés (SDI) dans la province de Gaza a été mis en place grâce à un partenariat avec six associations communautaires agissant dans six districts de la province, comptant 80 Agents Communautaires de Santé ACS dont 90% sont des femmes à 70% séropositives. Celles-ci prodiguent des soins à domicile intégrés : prévention VIH/SIDA, soins primaires, soins de prise en charge de la douleur, appui psychosocial et soins palliatifs pour des patients atteints de maladies chroniques (80% VIH, cancers, etc.)
Ainsi, DSF met en place pour 4 associations locales des activités génératrices de revenus (AGRs) qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées. Les formations commencent fin mai et finiront mi juin. Un suivi technique sera assuré jusqu’à la fin de l’année 2021.
Les populations locales vulnérables vont pouvoir améliorer leur santé et leur alimentation grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) et résiliente (face aux effets du changement climatique), des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires. Les associations fourniront aussi un panier d’aliments mensuels aux patients bénéficiaires des SDI les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire.
OCTOBRE 2023
- Réalisation de Focus-Groupe en gestion du stress avec les jeunes soignants du service de Pédiatrie de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haiti (HUEH), victimes de la violence perpétrée par les groupes armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince
Soumis à la pression d’attaques armées les obligeant parfois à quitter leur domicile – et malgré tout appelés à assurer le bien-être et la prise en charge de qualité de leurs patients -, des jeunes médecins en pédiatrie ont pu bénéficier d’un espace de parole et de partage animé par le Réfèrent Technique et Psychologue de la Mission DSF – Haïti. Le travail réalisé avec les soignants au cours de plusieurs rencontres a offert aux participants l’occasion de retrouver au plus vite un équilibre émotionnel, cultiver un sentiment de sécurité psychologique ainsi que de renforcer leurs ressources internes et externes.
La prise en charge groupale psychologique destinée aux soignants haïtiens travaillant au sein des hôpitaux partenaires vise plus généralement à renforcer la santé mentale des prestataires et à mieux les outiller afin de trouver un soulagement au stress expérimenté et à prévenir des potentiels troubles de stress posttraumatique. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs en Haïti » financé par l’Agence Française du Développement et DGD- Mae Luxembourg est.
2. Lancement du projet « Améliorer le bien-être psychologique et les capacités de résilience des enfants et adolescents vulnérables en situation de crise »
Dans le cadre du lancement du nouveau programme de la mission DSF – Haiti visant à renforcer les capacités de résilience des populations face aux crises prolongées – comme celle expérimentée par Haiti au cours des dernières années -, DSF poursuit sa collaboration avec Village d’Enfants SOS d’Haiti (VESH). Parmi les interventions ici prévues, des groupes d’analyse de la pratique sont réalisés avec les opérateurs responsables du bien-être des enfants non accompagnés prises en charge par le VESH sur la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Notamment, le personnel d’attention direct – PAD (prenant en charge les besoins primaires des enfants dans leur quotidien ) – et les Facilitateurs – responsables de veilleur aux relations entre les enfants et leur famille d’origine – ont réalisé de concert avec l’équipe psy de DSF une première évaluation de leur bien-être au travail afin de structurer le travail à venir afin d’apprendre à conscientiser leur place et leur positionnement, impulser une attitude réflexive, apprendre à développer une culture commune et a socialiser leurs difficultés professionnelles.
Mission de Vianney au Mozambique
Au mois d’octobre 2023, DSF a clôturé deux projets, intitulés : « Renforcement de l’accès universel à des services de santé de qualité pour les personnes vivant avec le VIH à Maputo et à Sofala » et « Renforcement de l’accès universel à des soins de santé de qualité pour les patients atteints de maladies chroniques dans les provinces de Maputo et de Gaza » respectivement financés par Expertise France et l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris. Le responsable technique de la mission Mozambique, Vianney Mourman, était en mission à Maputo du 16 au 20 octobre 2023, pour notamment faire le bilan de ces deux projets avec les équipes de DSF basés à Beira, Macia et Maputo. Avec l’équipe de Macia, nous avons visité l’atelier de production de farine bamisa, dans la localité de Vladimir. C’est une farine très nutritive distribuée à une sélection de patients atteints de VIH pour une meilleure adhésion au TARV. La journée du 18 octobre était consacrée à une conférence sur les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur, co-organisée par DSF et l’Unité de l’Unité de la douleur de l’Hôpital Central de Maputo, au Ministère de la Santé (MISAU). Vianney Mourman et Emilia Pinto de l’Unité de la douleur ont co-animé cette conférence, qui a réuni une quarantaine de personnes de ONU Sida, WFA, MSF, AFD, des professionnels de santé de l’Unité de la Douleur et de l’hôpital Central de Maputo, NAIMA (réseau des ONG de santé), AMDEC, ALCC, VGV…
Afin de préparer le nouveau projet « Renforcement de l’accès universel aux soins de santé de qualité des patients atteints de maladies chroniques au Cambodge et au Mozambique » financé par l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris, il a rencontré un certain nombre de partenaires tels que le Ministère de la santé (le MISAU), le COCAC de l’Ambassade de France au Mozambique, la nouvelle directrice de l’AFD, la directrice des cours de la faculté de santé de Maputo ainsi que des représentants de deux nouvelles OSC avec lesquelles DSF développera un partenariat dans le cadre de son nouveau projet : l’association ALCC et l’association VGV. Ces rencontres ont permis d’alimenter les réflexions sur la mise en œuvre opérationnelle du nouveau projet de DSF au Mozambique.
Le Docteur Vianney Mourman et le Docteur Ridwaan Esmail de l’association ALCC (Associação da Luta Contra o Cancro)

Les représentants de l’association VGV : Reginaldo Julio Chitata, Nadia Ana Alfredo Jaiye, Luisa Carlos Honwana, Monica Folio – DN Mozambique et Vianney Mourman – Directeur Technique

La machine de production de la farine Bamisa

Les membres de l’association Chikua, Rui Milton (à droite) et Jurcilio (à gauche)
DECEMBRE 2022
Douleurs Sans Frontières, représenté par Swan Diot, directeur national de la mission au Mozambique a participé à une table ronde le 5 décembre 2022 sur « 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐩, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐫𝐭 » aux côtés de l’artiste Yann Marussich, de Mariana Tembe et de Handicap International – Humanité & Inclusion.


DECEMBRE 2021
- Projet EDF / BAMISA : La production de la farine Bamisa a commencé en décembre 2021 avec une première distribution pour noël. 25 patients atteints de maladies chroniques, dont le VIH/SIDA, et en situation d’insécurité alimentaire ont reçu 1kg chacun de farine Bamisa par l’association Chikuha, responsable de la production.
Ces patients recevront pendant 6 mois 4kg/mois de farine Bamisa afin d’apporter un complément alimentaire, notamment lors de la prise de médicament. Dans la province de Gaza, où nous mettons en place des Soins à Domicile Intégrés, 80% de nos patients vivent avec le VIH. Cette même province est fortement impacté par la crise du changement climatique dont les effets ont mis en place une insécurité alimentaire pour les populations vulnérables, qui survivent grâce à l’agriculture vivrière. Lorsque les patients n’ont pas à manger, ils ont du mal à prendre le traitement antirétroviral (TARV) car il provoque des effets secondaires puissants et parfois douloureux.
La prise de la Farine Bamisa avant la prise du TARV permettra une adhésion continue au TARV et une amélioration de l’état de santé des patients. (www.bamisagora.org)

- Les soins à Domicile Intégrés ont commencé dans la ville de Beira, Province de Sofala, où 30 Agents Communautaires de Santé vont prendre en charge dans 5 quartiers vulnérables de Beira, des patients atteints de VIH/SIDA à un stade avancé de la maladie et ayant besoin de soins palliatifs.
NOVEMBRE 2021
Le 19 Novembre 2021 fût inauguré les 2 Consultations de la Douleur (CdD) de l’Hôpital Rural de Chokwé et du centre de santé de Massingir, de la province de Gaza. La construction a été financée par l’ambassade du Japon.
Étaient présent au jour de l’inauguration : l’ambassadeur du Japon au Mozambique ; l’administrateur du gouvernement du district de Chokwé ; le médecin chef du département provincial de santé ; le directeur du service de santé, des femmes et de l’action sociale du district de Chokwé ; la direction de l’hôpital de Chokwé ; l’association Kulyahissa de Chokwé (partenaire de DSF mettant en place les SDI) ; DSF.

OCTOBRE 2021
Formation en douleur et soins palliatifs de 20 professionnels de santé dans la province de Maputo. La formation précède la mise en place d’une consultation douleur dans l’hôpital Rural de Xinavane (province de Maputo). (Projet AFD/Initiative)


SEPTEMBRE 2021
Formation en soins palliatifs d’urgence de 20 professionnels de santé du centre de prise en charge des patients Covid19 de la ville de Beira, province de Sofala : prise en charge palliative du patient ; mise en place d’un protocole sanitaire palliatif; appui psychosocial du patient, de sa famille, du soignant. La formation a été financée par MSF Belgique.
JUIN À OCTOBRE 2021
Formation en agroécologie et renforcement des AGRs
En raison de la situation d’insécurité alimentaire due aux effets du réchauffement climatique, aux difficultés socio-économiques et à l’impact du Covid-19 dans les zones rurales, DSF souhaite mettre en place des AGRs ayant un impact sur les conditions d’alimentation et de nutritions des communautés et des patients bénéficiant des soins à domicile. Ainsi, DSF propose de mettre en place pour 4 associations locales des AGRs qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées, et la mise en place d’un projet de farine améliorée BAMISA. Il est important de noter que 90% des ACS travaillent aussi dans leur exploitation agricole.
Les associations locales, en développant leurs champs de compétence, mettent en place de nouvelles activités favorisant un accès durable à des ressources économiques et/ou alimentaires pour les ACS. Cela leur permet de continuer leurs visites de Soins à Domicile Intégrés. De plus, les nouvelles Activités Génératrices de Revenus AGR ont un impact positif sur la malnutrition infantile et des personnes vulnérables atteintes de VIH/SIDA ou de maladie chronique, ce qui renforce la résilience globale des populations face aux différentes crises endurées, notamment celle du Covid-19. L’accès à des produits alimentaires pour des personnes atteintes du VIH/SIDA permet de contribuer aux objectifs de l’ONUSIDA (90-90-90) en renforçant l’adhésion continue au TARV, en supprimant durablement la charge virale des patients et en limitant ainsi l’extension de l’épidémie.
DSF a proposé un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres de 4 associations, en plus d’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles. Il est important de noter que 90% des ACS réalisent déjà des activités d’agriculture vivrière, leur permettant d’avoir des moyens de subsistance supplémentaires.
Les objectifs de ces activités d’agroécologie sont :
- D’améliorer la santé et l’alimentation des populations locales vulnérables et des patients du réseau de SDI grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires.
- D’assurer un revenu (AGR) aux ACS et un fond de fonctionnement pour l’association grâce à la revente des produits agricoles.

DSF a fait appel à une entreprise spécialisée en agroécologie pour la réalisation des formations : Inovêco Lda.
Des jardins associatifs ont été créés dans 4 associations (Guija, Chokwe, Massingir et Chibuto). Les produits agricoles plantés comprennent des espèces locales utilisées par les bénéficiaires pour préparer des recettes nutritives permettant d’améliorer les défenses immunitaires contre le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques. Les bénéficiaires les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire pourront bénéficier, en plus d’une sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles, d’une aide alimentaire de la part des associations (panier mensuel).
Les formations en agroécologie se sont déroulées en Juin 2021 pour Guija, Août 2021 pour Massingir, Septembre 2021 pour Chokwé et Octobre 2021 pour Chibuto.
Les 6 associations locales partenaires et les ACS ont reçu un rafraichissement de la formation en nutrition (2019) durant la supervision intégrée de juin 2021. Ainsi, les ACS continuent de sensibiliser les patients et leurs familles durant les SDI, en donnant des conseils sur les bonnes pratiques nutritionnelles, principalement pour les PVVIH.
MAI 2021
Projet d’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques, et particulièrement du VIH/SIDA dans les provinces de Gaza et de Sofala
DSF a débuté un partenariat avec une association locale, l’AMDEC (Association Mozambicaine de Développement Concerté), pour mettre en place un réseau de soins à domicile intégrés (sensibilisation VIH, SSR, Appui psychosocial, soins infirmiers de base, prise en charge de la douleur et soins palliatifs) dans le nord de la Province de Maputo. Ainsi, 48 Agents Communautaires de Santé ont été formés durant une semaine par nos équipes afin de mettre en place dès juin les premiers soins à domicile intégrés.
En juin, une seconde équipe sera recrutée (30 Agents Communautaires de Santé) dans la province de Sofala (ville de Beira), afin de prendre en charge au domicile des patients VIH à un stade avancé, référencés par les équipes de MSF Belgique.
Projet de construction de deux salles de consultations douleurs dans la province de Gaza
Deux nouvelles Consultations de la Douleur ont été construites entre l’année 2020 et l’année 2021 dans la province de Gaza. Une dans l’Hôpital Rural de la ville de Chokwé et une dans le Centre de Santé de la ville de Massingir. Celles-ci sont entrées en fonctionnement en mai 2021 et commencent à prendre en charge des patients souffrants de douleur. Nos associations locales partenaires assurent ainsi un suivi au domicile des patients mais aussi peuvent référencer des patients souffrants aux nouvelles consultations douleurs.
Projet de mise en place d’activités génératrices de revenus pour 4 associations locales de la province de Gaza
L’Afrique Australe est en passe de tomber dans une insécurité alimentaire sans précédent selon le PAM[1]. En zone rurale, où l’agriculture reste la principale source de revenus du pays pour 80% de la population, celle-ci subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, cyclones) sur les cultures. Ainsi, beaucoup de femmes travaillant dans des petites exploitations vivrières voient d’année en année leur rendement agricole diminuer. Les produits de base sont alors importés mais trop chers pour les populations locales qui peinent à se nourrir. L’agriculture au Mozambique est principalement pluviale, avec une production et une productivité très faibles des principales cultures vivrières, par rapport aux autres pays africains, et les pertes post-récolte sont estimées à 30 %. Au Mozambique, 24 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux, ce qui constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016[2]).
L’épidémie de Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. Depuis avril 2020, les frontières terrestres sont fermées, freinant ainsi les importations. Cette situation a provoqué une augmentation des prix des produits de première nécessité et cela pour un temps indéterminé. La population étant déjà très vulnérable, les conditions de vie, déjà précaires, sont fortement impactées par cette situation qui a engendré une détresse alimentaire pour les populations rurales des districts cibles, notamment chez les patients atteints de VIH/SIDA. Bien que le traitement TARV soit gratuit, s’il est pris à jeun, les effets secondaires sont très forts et cela peut nuire à l’adhésion au traitement. Beaucoup de patients ne le prennent pas correctement ou l’arrête en raison du manque de nourriture. C’est la principale difficulté rencontrée par les Agents Communautaires de Santé (ACS) sur le terrain. Le Département Provincial de Santé (DPS) recommande également aux ONGs de fournir des kits nutritifs aux patients les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire. Ainsi, la pandémie de Coronavirus pourrait être la source de nouvelles barrières socio-économiques à l’adhésion continue du TAR par les PVVIH.
Le système des Soins à Domicile Intégrés (SDI) dans la province de Gaza a été mis en place grâce à un partenariat avec six associations communautaires agissant dans six districts de la province, comptant 80 Agents Communautaires de Santé ACS dont 90% sont des femmes à 70% séropositives. Celles-ci prodiguent des soins à domicile intégrés : prévention VIH/SIDA, soins primaires, soins de prise en charge de la douleur, appui psychosocial et soins palliatifs pour des patients atteints de maladies chroniques (80% VIH, cancers, etc.)
Ainsi, DSF met en place pour 4 associations locales des activités génératrices de revenus (AGRs) qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées. Les formations commencent fin mai et finiront mi juin. Un suivi technique sera assuré jusqu’à la fin de l’année 2021.
Les populations locales vulnérables vont pouvoir améliorer leur santé et leur alimentation grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) et résiliente (face aux effets du changement climatique), des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires. Les associations fourniront aussi un panier d’aliments mensuels aux patients bénéficiaires des SDI les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire.
OCTOBRE 2023
- Réalisation de Focus-Groupe en gestion du stress avec les jeunes soignants du service de Pédiatrie de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haiti (HUEH), victimes de la violence perpétrée par les groupes armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince
Soumis à la pression d’attaques armées les obligeant parfois à quitter leur domicile – et malgré tout appelés à assurer le bien-être et la prise en charge de qualité de leurs patients -, des jeunes médecins en pédiatrie ont pu bénéficier d’un espace de parole et de partage animé par le Réfèrent Technique et Psychologue de la Mission DSF – Haïti. Le travail réalisé avec les soignants au cours de plusieurs rencontres a offert aux participants l’occasion de retrouver au plus vite un équilibre émotionnel, cultiver un sentiment de sécurité psychologique ainsi que de renforcer leurs ressources internes et externes.
La prise en charge groupale psychologique destinée aux soignants haïtiens travaillant au sein des hôpitaux partenaires vise plus généralement à renforcer la santé mentale des prestataires et à mieux les outiller afin de trouver un soulagement au stress expérimenté et à prévenir des potentiels troubles de stress posttraumatique. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Contribuer à l’amélioration de la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs en Haïti » financé par l’Agence Française du Développement et DGD- Mae Luxembourg est.
2. Lancement du projet « Améliorer le bien-être psychologique et les capacités de résilience des enfants et adolescents vulnérables en situation de crise »
Dans le cadre du lancement du nouveau programme de la mission DSF – Haiti visant à renforcer les capacités de résilience des populations face aux crises prolongées – comme celle expérimentée par Haiti au cours des dernières années -, DSF poursuit sa collaboration avec Village d’Enfants SOS d’Haiti (VESH). Parmi les interventions ici prévues, des groupes d’analyse de la pratique sont réalisés avec les opérateurs responsables du bien-être des enfants non accompagnés prises en charge par le VESH sur la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Notamment, le personnel d’attention direct – PAD (prenant en charge les besoins primaires des enfants dans leur quotidien ) – et les Facilitateurs – responsables de veilleur aux relations entre les enfants et leur famille d’origine – ont réalisé de concert avec l’équipe psy de DSF une première évaluation de leur bien-être au travail afin de structurer le travail à venir afin d’apprendre à conscientiser leur place et leur positionnement, impulser une attitude réflexive, apprendre à développer une culture commune et a socialiser leurs difficultés professionnelles.
Mission de Vianney au Mozambique
Au mois d’octobre 2023, DSF a clôturé deux projets, intitulés : « Renforcement de l’accès universel à des services de santé de qualité pour les personnes vivant avec le VIH à Maputo et à Sofala » et « Renforcement de l’accès universel à des soins de santé de qualité pour les patients atteints de maladies chroniques dans les provinces de Maputo et de Gaza » respectivement financés par Expertise France et l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris. Le responsable technique de la mission Mozambique, Vianney Mourman, était en mission à Maputo du 16 au 20 octobre 2023, pour notamment faire le bilan de ces deux projets avec les équipes de DSF basés à Beira, Macia et Maputo. Avec l’équipe de Macia, nous avons visité l’atelier de production de farine bamisa, dans la localité de Vladimir. C’est une farine très nutritive distribuée à une sélection de patients atteints de VIH pour une meilleure adhésion au TARV. La journée du 18 octobre était consacrée à une conférence sur les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur, co-organisée par DSF et l’Unité de l’Unité de la douleur de l’Hôpital Central de Maputo, au Ministère de la Santé (MISAU). Vianney Mourman et Emilia Pinto de l’Unité de la douleur ont co-animé cette conférence, qui a réuni une quarantaine de personnes de ONU Sida, WFA, MSF, AFD, des professionnels de santé de l’Unité de la Douleur et de l’hôpital Central de Maputo, NAIMA (réseau des ONG de santé), AMDEC, ALCC, VGV…
Afin de préparer le nouveau projet « Renforcement de l’accès universel aux soins de santé de qualité des patients atteints de maladies chroniques au Cambodge et au Mozambique » financé par l’Agence France Développement et co-financés par la Ville de Paris, il a rencontré un certain nombre de partenaires tels que le Ministère de la santé (le MISAU), le COCAC de l’Ambassade de France au Mozambique, la nouvelle directrice de l’AFD, la directrice des cours de la faculté de santé de Maputo ainsi que des représentants de deux nouvelles OSC avec lesquelles DSF développera un partenariat dans le cadre de son nouveau projet : l’association ALCC et l’association VGV. Ces rencontres ont permis d’alimenter les réflexions sur la mise en œuvre opérationnelle du nouveau projet de DSF au Mozambique.
Le Docteur Vianney Mourman et le Docteur Ridwaan Esmail de l’association ALCC (Associação da Luta Contra o Cancro)

Les représentants de l’association VGV : Reginaldo Julio Chitata, Nadia Ana Alfredo Jaiye, Luisa Carlos Honwana, Monica Folio – DN Mozambique et Vianney Mourman – Directeur Technique

La machine de production de la farine Bamisa

Les membres de l’association Chikua, Rui Milton (à droite) et Jurcilio (à gauche)
DECEMBRE 2022
Douleurs Sans Frontières, représenté par Swan Diot, directeur national de la mission au Mozambique a participé à une table ronde le 5 décembre 2022 sur « 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐩, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐫𝐭 » aux côtés de l’artiste Yann Marussich, de Mariana Tembe et de Handicap International – Humanité & Inclusion.


DECEMBRE 2021
- Projet EDF / BAMISA : La production de la farine Bamisa a commencé en décembre 2021 avec une première distribution pour noël. 25 patients atteints de maladies chroniques, dont le VIH/SIDA, et en situation d’insécurité alimentaire ont reçu 1kg chacun de farine Bamisa par l’association Chikuha, responsable de la production.
Ces patients recevront pendant 6 mois 4kg/mois de farine Bamisa afin d’apporter un complément alimentaire, notamment lors de la prise de médicament. Dans la province de Gaza, où nous mettons en place des Soins à Domicile Intégrés, 80% de nos patients vivent avec le VIH. Cette même province est fortement impacté par la crise du changement climatique dont les effets ont mis en place une insécurité alimentaire pour les populations vulnérables, qui survivent grâce à l’agriculture vivrière. Lorsque les patients n’ont pas à manger, ils ont du mal à prendre le traitement antirétroviral (TARV) car il provoque des effets secondaires puissants et parfois douloureux.
La prise de la Farine Bamisa avant la prise du TARV permettra une adhésion continue au TARV et une amélioration de l’état de santé des patients. (www.bamisagora.org)

- Les soins à Domicile Intégrés ont commencé dans la ville de Beira, Province de Sofala, où 30 Agents Communautaires de Santé vont prendre en charge dans 5 quartiers vulnérables de Beira, des patients atteints de VIH/SIDA à un stade avancé de la maladie et ayant besoin de soins palliatifs.
NOVEMBRE 2021
Le 19 Novembre 2021 fût inauguré les 2 Consultations de la Douleur (CdD) de l’Hôpital Rural de Chokwé et du centre de santé de Massingir, de la province de Gaza. La construction a été financée par l’ambassade du Japon.
Étaient présent au jour de l’inauguration : l’ambassadeur du Japon au Mozambique ; l’administrateur du gouvernement du district de Chokwé ; le médecin chef du département provincial de santé ; le directeur du service de santé, des femmes et de l’action sociale du district de Chokwé ; la direction de l’hôpital de Chokwé ; l’association Kulyahissa de Chokwé (partenaire de DSF mettant en place les SDI) ; DSF.

OCTOBRE 2021
Formation en douleur et soins palliatifs de 20 professionnels de santé dans la province de Maputo. La formation précède la mise en place d’une consultation douleur dans l’hôpital Rural de Xinavane (province de Maputo). (Projet AFD/Initiative)


SEPTEMBRE 2021
Formation en soins palliatifs d’urgence de 20 professionnels de santé du centre de prise en charge des patients Covid19 de la ville de Beira, province de Sofala : prise en charge palliative du patient ; mise en place d’un protocole sanitaire palliatif; appui psychosocial du patient, de sa famille, du soignant. La formation a été financée par MSF Belgique.
JUIN À OCTOBRE 2021
Formation en agroécologie et renforcement des AGRs
En raison de la situation d’insécurité alimentaire due aux effets du réchauffement climatique, aux difficultés socio-économiques et à l’impact du Covid-19 dans les zones rurales, DSF souhaite mettre en place des AGRs ayant un impact sur les conditions d’alimentation et de nutritions des communautés et des patients bénéficiant des soins à domicile. Ainsi, DSF propose de mettre en place pour 4 associations locales des AGRs qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées, et la mise en place d’un projet de farine améliorée BAMISA. Il est important de noter que 90% des ACS travaillent aussi dans leur exploitation agricole.
Les associations locales, en développant leurs champs de compétence, mettent en place de nouvelles activités favorisant un accès durable à des ressources économiques et/ou alimentaires pour les ACS. Cela leur permet de continuer leurs visites de Soins à Domicile Intégrés. De plus, les nouvelles Activités Génératrices de Revenus AGR ont un impact positif sur la malnutrition infantile et des personnes vulnérables atteintes de VIH/SIDA ou de maladie chronique, ce qui renforce la résilience globale des populations face aux différentes crises endurées, notamment celle du Covid-19. L’accès à des produits alimentaires pour des personnes atteintes du VIH/SIDA permet de contribuer aux objectifs de l’ONUSIDA (90-90-90) en renforçant l’adhésion continue au TARV, en supprimant durablement la charge virale des patients et en limitant ainsi l’extension de l’épidémie.
DSF a proposé un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres de 4 associations, en plus d’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles. Il est important de noter que 90% des ACS réalisent déjà des activités d’agriculture vivrière, leur permettant d’avoir des moyens de subsistance supplémentaires.
Les objectifs de ces activités d’agroécologie sont :
- D’améliorer la santé et l’alimentation des populations locales vulnérables et des patients du réseau de SDI grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires.
- D’assurer un revenu (AGR) aux ACS et un fond de fonctionnement pour l’association grâce à la revente des produits agricoles.

DSF a fait appel à une entreprise spécialisée en agroécologie pour la réalisation des formations : Inovêco Lda.
Des jardins associatifs ont été créés dans 4 associations (Guija, Chokwe, Massingir et Chibuto). Les produits agricoles plantés comprennent des espèces locales utilisées par les bénéficiaires pour préparer des recettes nutritives permettant d’améliorer les défenses immunitaires contre le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques. Les bénéficiaires les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire pourront bénéficier, en plus d’une sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles, d’une aide alimentaire de la part des associations (panier mensuel).
Les formations en agroécologie se sont déroulées en Juin 2021 pour Guija, Août 2021 pour Massingir, Septembre 2021 pour Chokwé et Octobre 2021 pour Chibuto.
Les 6 associations locales partenaires et les ACS ont reçu un rafraichissement de la formation en nutrition (2019) durant la supervision intégrée de juin 2021. Ainsi, les ACS continuent de sensibiliser les patients et leurs familles durant les SDI, en donnant des conseils sur les bonnes pratiques nutritionnelles, principalement pour les PVVIH.
MAI 2021
Projet d’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques, et particulièrement du VIH/SIDA dans les provinces de Gaza et de Sofala
DSF a débuté un partenariat avec une association locale, l’AMDEC (Association Mozambicaine de Développement Concerté), pour mettre en place un réseau de soins à domicile intégrés (sensibilisation VIH, SSR, Appui psychosocial, soins infirmiers de base, prise en charge de la douleur et soins palliatifs) dans le nord de la Province de Maputo. Ainsi, 48 Agents Communautaires de Santé ont été formés durant une semaine par nos équipes afin de mettre en place dès juin les premiers soins à domicile intégrés.
En juin, une seconde équipe sera recrutée (30 Agents Communautaires de Santé) dans la province de Sofala (ville de Beira), afin de prendre en charge au domicile des patients VIH à un stade avancé, référencés par les équipes de MSF Belgique.
Projet de construction de deux salles de consultations douleurs dans la province de Gaza
Deux nouvelles Consultations de la Douleur ont été construites entre l’année 2020 et l’année 2021 dans la province de Gaza. Une dans l’Hôpital Rural de la ville de Chokwé et une dans le Centre de Santé de la ville de Massingir. Celles-ci sont entrées en fonctionnement en mai 2021 et commencent à prendre en charge des patients souffrants de douleur. Nos associations locales partenaires assurent ainsi un suivi au domicile des patients mais aussi peuvent référencer des patients souffrants aux nouvelles consultations douleurs.
Projet de mise en place d’activités génératrices de revenus pour 4 associations locales de la province de Gaza
L’Afrique Australe est en passe de tomber dans une insécurité alimentaire sans précédent selon le PAM[1]. En zone rurale, où l’agriculture reste la principale source de revenus du pays pour 80% de la population, celle-ci subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, cyclones) sur les cultures. Ainsi, beaucoup de femmes travaillant dans des petites exploitations vivrières voient d’année en année leur rendement agricole diminuer. Les produits de base sont alors importés mais trop chers pour les populations locales qui peinent à se nourrir. L’agriculture au Mozambique est principalement pluviale, avec une production et une productivité très faibles des principales cultures vivrières, par rapport aux autres pays africains, et les pertes post-récolte sont estimées à 30 %. Au Mozambique, 24 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux, ce qui constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016[2]).
L’épidémie de Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. Depuis avril 2020, les frontières terrestres sont fermées, freinant ainsi les importations. Cette situation a provoqué une augmentation des prix des produits de première nécessité et cela pour un temps indéterminé. La population étant déjà très vulnérable, les conditions de vie, déjà précaires, sont fortement impactées par cette situation qui a engendré une détresse alimentaire pour les populations rurales des districts cibles, notamment chez les patients atteints de VIH/SIDA. Bien que le traitement TARV soit gratuit, s’il est pris à jeun, les effets secondaires sont très forts et cela peut nuire à l’adhésion au traitement. Beaucoup de patients ne le prennent pas correctement ou l’arrête en raison du manque de nourriture. C’est la principale difficulté rencontrée par les Agents Communautaires de Santé (ACS) sur le terrain. Le Département Provincial de Santé (DPS) recommande également aux ONGs de fournir des kits nutritifs aux patients les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire. Ainsi, la pandémie de Coronavirus pourrait être la source de nouvelles barrières socio-économiques à l’adhésion continue du TAR par les PVVIH.
Le système des Soins à Domicile Intégrés (SDI) dans la province de Gaza a été mis en place grâce à un partenariat avec six associations communautaires agissant dans six districts de la province, comptant 80 Agents Communautaires de Santé ACS dont 90% sont des femmes à 70% séropositives. Celles-ci prodiguent des soins à domicile intégrés : prévention VIH/SIDA, soins primaires, soins de prise en charge de la douleur, appui psychosocial et soins palliatifs pour des patients atteints de maladies chroniques (80% VIH, cancers, etc.)
Ainsi, DSF met en place pour 4 associations locales des activités génératrices de revenus (AGRs) qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées. Les formations commencent fin mai et finiront mi juin. Un suivi technique sera assuré jusqu’à la fin de l’année 2021.
Les populations locales vulnérables vont pouvoir améliorer leur santé et leur alimentation grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) et résiliente (face aux effets du changement climatique), des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires. Les associations fourniront aussi un panier d’aliments mensuels aux patients bénéficiaires des SDI les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire.
DECEMBRE 2022
Douleurs Sans Frontières, représenté par Swan Diot, directeur national de la mission au Mozambique a participé à une table ronde le 5 décembre 2022 sur « 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐩, 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐫𝐭 » aux côtés de l’artiste Yann Marussich, de Mariana Tembe et de Handicap International – Humanité & Inclusion.


DECEMBRE 2021
- Projet EDF / BAMISA : La production de la farine Bamisa a commencé en décembre 2021 avec une première distribution pour noël. 25 patients atteints de maladies chroniques, dont le VIH/SIDA, et en situation d’insécurité alimentaire ont reçu 1kg chacun de farine Bamisa par l’association Chikuha, responsable de la production.
Ces patients recevront pendant 6 mois 4kg/mois de farine Bamisa afin d’apporter un complément alimentaire, notamment lors de la prise de médicament. Dans la province de Gaza, où nous mettons en place des Soins à Domicile Intégrés, 80% de nos patients vivent avec le VIH. Cette même province est fortement impacté par la crise du changement climatique dont les effets ont mis en place une insécurité alimentaire pour les populations vulnérables, qui survivent grâce à l’agriculture vivrière. Lorsque les patients n’ont pas à manger, ils ont du mal à prendre le traitement antirétroviral (TARV) car il provoque des effets secondaires puissants et parfois douloureux.
La prise de la Farine Bamisa avant la prise du TARV permettra une adhésion continue au TARV et une amélioration de l’état de santé des patients. (www.bamisagora.org)

- Les soins à Domicile Intégrés ont commencé dans la ville de Beira, Province de Sofala, où 30 Agents Communautaires de Santé vont prendre en charge dans 5 quartiers vulnérables de Beira, des patients atteints de VIH/SIDA à un stade avancé de la maladie et ayant besoin de soins palliatifs.
NOVEMBRE 2021
Le 19 Novembre 2021 fût inauguré les 2 Consultations de la Douleur (CdD) de l’Hôpital Rural de Chokwé et du centre de santé de Massingir, de la province de Gaza. La construction a été financée par l’ambassade du Japon.
Étaient présent au jour de l’inauguration : l’ambassadeur du Japon au Mozambique ; l’administrateur du gouvernement du district de Chokwé ; le médecin chef du département provincial de santé ; le directeur du service de santé, des femmes et de l’action sociale du district de Chokwé ; la direction de l’hôpital de Chokwé ; l’association Kulyahissa de Chokwé (partenaire de DSF mettant en place les SDI) ; DSF.

OCTOBRE 2021
Formation en douleur et soins palliatifs de 20 professionnels de santé dans la province de Maputo. La formation précède la mise en place d’une consultation douleur dans l’hôpital Rural de Xinavane (province de Maputo). (Projet AFD/Initiative)


SEPTEMBRE 2021
Formation en soins palliatifs d’urgence de 20 professionnels de santé du centre de prise en charge des patients Covid19 de la ville de Beira, province de Sofala : prise en charge palliative du patient ; mise en place d’un protocole sanitaire palliatif; appui psychosocial du patient, de sa famille, du soignant. La formation a été financée par MSF Belgique.
JUIN À OCTOBRE 2021
Formation en agroécologie et renforcement des AGRs
En raison de la situation d’insécurité alimentaire due aux effets du réchauffement climatique, aux difficultés socio-économiques et à l’impact du Covid-19 dans les zones rurales, DSF souhaite mettre en place des AGRs ayant un impact sur les conditions d’alimentation et de nutritions des communautés et des patients bénéficiant des soins à domicile. Ainsi, DSF propose de mettre en place pour 4 associations locales des AGRs qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées, et la mise en place d’un projet de farine améliorée BAMISA. Il est important de noter que 90% des ACS travaillent aussi dans leur exploitation agricole.
Les associations locales, en développant leurs champs de compétence, mettent en place de nouvelles activités favorisant un accès durable à des ressources économiques et/ou alimentaires pour les ACS. Cela leur permet de continuer leurs visites de Soins à Domicile Intégrés. De plus, les nouvelles Activités Génératrices de Revenus AGR ont un impact positif sur la malnutrition infantile et des personnes vulnérables atteintes de VIH/SIDA ou de maladie chronique, ce qui renforce la résilience globale des populations face aux différentes crises endurées, notamment celle du Covid-19. L’accès à des produits alimentaires pour des personnes atteintes du VIH/SIDA permet de contribuer aux objectifs de l’ONUSIDA (90-90-90) en renforçant l’adhésion continue au TARV, en supprimant durablement la charge virale des patients et en limitant ainsi l’extension de l’épidémie.
DSF a proposé un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres de 4 associations, en plus d’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles. Il est important de noter que 90% des ACS réalisent déjà des activités d’agriculture vivrière, leur permettant d’avoir des moyens de subsistance supplémentaires.
Les objectifs de ces activités d’agroécologie sont :
- D’améliorer la santé et l’alimentation des populations locales vulnérables et des patients du réseau de SDI grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires.
- D’assurer un revenu (AGR) aux ACS et un fond de fonctionnement pour l’association grâce à la revente des produits agricoles.

DSF a fait appel à une entreprise spécialisée en agroécologie pour la réalisation des formations : Inovêco Lda.
Des jardins associatifs ont été créés dans 4 associations (Guija, Chokwe, Massingir et Chibuto). Les produits agricoles plantés comprennent des espèces locales utilisées par les bénéficiaires pour préparer des recettes nutritives permettant d’améliorer les défenses immunitaires contre le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques. Les bénéficiaires les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire pourront bénéficier, en plus d’une sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles, d’une aide alimentaire de la part des associations (panier mensuel).
Les formations en agroécologie se sont déroulées en Juin 2021 pour Guija, Août 2021 pour Massingir, Septembre 2021 pour Chokwé et Octobre 2021 pour Chibuto.
Les 6 associations locales partenaires et les ACS ont reçu un rafraichissement de la formation en nutrition (2019) durant la supervision intégrée de juin 2021. Ainsi, les ACS continuent de sensibiliser les patients et leurs familles durant les SDI, en donnant des conseils sur les bonnes pratiques nutritionnelles, principalement pour les PVVIH.
MAI 2021
Projet d’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques, et particulièrement du VIH/SIDA dans les provinces de Gaza et de Sofala
DSF a débuté un partenariat avec une association locale, l’AMDEC (Association Mozambicaine de Développement Concerté), pour mettre en place un réseau de soins à domicile intégrés (sensibilisation VIH, SSR, Appui psychosocial, soins infirmiers de base, prise en charge de la douleur et soins palliatifs) dans le nord de la Province de Maputo. Ainsi, 48 Agents Communautaires de Santé ont été formés durant une semaine par nos équipes afin de mettre en place dès juin les premiers soins à domicile intégrés.
En juin, une seconde équipe sera recrutée (30 Agents Communautaires de Santé) dans la province de Sofala (ville de Beira), afin de prendre en charge au domicile des patients VIH à un stade avancé, référencés par les équipes de MSF Belgique.
Projet de construction de deux salles de consultations douleurs dans la province de Gaza
Deux nouvelles Consultations de la Douleur ont été construites entre l’année 2020 et l’année 2021 dans la province de Gaza. Une dans l’Hôpital Rural de la ville de Chokwé et une dans le Centre de Santé de la ville de Massingir. Celles-ci sont entrées en fonctionnement en mai 2021 et commencent à prendre en charge des patients souffrants de douleur. Nos associations locales partenaires assurent ainsi un suivi au domicile des patients mais aussi peuvent référencer des patients souffrants aux nouvelles consultations douleurs.
Projet de mise en place d’activités génératrices de revenus pour 4 associations locales de la province de Gaza
L’Afrique Australe est en passe de tomber dans une insécurité alimentaire sans précédent selon le PAM[1]. En zone rurale, où l’agriculture reste la principale source de revenus du pays pour 80% de la population, celle-ci subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, cyclones) sur les cultures. Ainsi, beaucoup de femmes travaillant dans des petites exploitations vivrières voient d’année en année leur rendement agricole diminuer. Les produits de base sont alors importés mais trop chers pour les populations locales qui peinent à se nourrir. L’agriculture au Mozambique est principalement pluviale, avec une production et une productivité très faibles des principales cultures vivrières, par rapport aux autres pays africains, et les pertes post-récolte sont estimées à 30 %. Au Mozambique, 24 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux, ce qui constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016[2]).
L’épidémie de Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. Depuis avril 2020, les frontières terrestres sont fermées, freinant ainsi les importations. Cette situation a provoqué une augmentation des prix des produits de première nécessité et cela pour un temps indéterminé. La population étant déjà très vulnérable, les conditions de vie, déjà précaires, sont fortement impactées par cette situation qui a engendré une détresse alimentaire pour les populations rurales des districts cibles, notamment chez les patients atteints de VIH/SIDA. Bien que le traitement TARV soit gratuit, s’il est pris à jeun, les effets secondaires sont très forts et cela peut nuire à l’adhésion au traitement. Beaucoup de patients ne le prennent pas correctement ou l’arrête en raison du manque de nourriture. C’est la principale difficulté rencontrée par les Agents Communautaires de Santé (ACS) sur le terrain. Le Département Provincial de Santé (DPS) recommande également aux ONGs de fournir des kits nutritifs aux patients les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire. Ainsi, la pandémie de Coronavirus pourrait être la source de nouvelles barrières socio-économiques à l’adhésion continue du TAR par les PVVIH.
Le système des Soins à Domicile Intégrés (SDI) dans la province de Gaza a été mis en place grâce à un partenariat avec six associations communautaires agissant dans six districts de la province, comptant 80 Agents Communautaires de Santé ACS dont 90% sont des femmes à 70% séropositives. Celles-ci prodiguent des soins à domicile intégrés : prévention VIH/SIDA, soins primaires, soins de prise en charge de la douleur, appui psychosocial et soins palliatifs pour des patients atteints de maladies chroniques (80% VIH, cancers, etc.)
Ainsi, DSF met en place pour 4 associations locales des activités génératrices de revenus (AGRs) qui proposeront un renforcement des capacités de production agricole via la formation et l’accompagnement en agroécologie des membres des associations sélectionnées. Les formations commencent fin mai et finiront mi juin. Un suivi technique sera assuré jusqu’à la fin de l’année 2021.
Les populations locales vulnérables vont pouvoir améliorer leur santé et leur alimentation grâce à l’accès aux connaissances et aptitudes nécessaires pour cultiver de façon durable (agroécologie) et résiliente (face aux effets du changement climatique), des quantités suffisantes et variées d’aliments et de combinaisons alimentaires. Les associations fourniront aussi un panier d’aliments mensuels aux patients bénéficiaires des SDI les plus vulnérables et en situation d’insécurité alimentaire.
Avec l’objectif principal d’améliorer de manière significative l’accès à des soins de qualité pour les patients vivant avec le VIH/SIDA et/ou d’autres maladies chroniques au Mozambique, par le renforcement des soins palliatifs et la PEC de la douleur, articulés entre les acteurs institutionnels de la santé et la société civile aux niveaux central, provincial et des districts », DSF a mis en œuvre plusieurs activités au cours de l’année 2020, à savoir :
Soins intégrés à domicile
80 activistes communautaires de 6 associations locales aidant les patients atteints du VIH/SIDA et d’autres maladies chroniques ont été formés par DSF pour offrir les soins suivants : soulagement de la douleur et suivi, conseils pour l’adhésion et le suivi du traitement, conférences sur les soins et le traitement des pathologies, sensibilisation de la communauté, approche/intervention systémique et holistique, entre autres, ainsi que des références et contre-références à l’unité de santé la plus proche. DSF a mis à disposition des médicaments et des package d’hygiène pour les soins à domicile, un soutien psychosocial aux patients, un soutien technique et un encadrement aux militants et aux infirmières qui réalisent des soins intégrés à domicile.
Autonomisation économique des associations communautaires de base
Afin d’assurer la pérennité des associations après la fin du projet, DSF a soutenu les 6 associations dans le renforcement économique. Ce soutien s’est fait par la création d’activités génératrices de revenus de l’association et d’activités individuelles pour chaque activiste, ainsi que par un soutien à la gestion de l’activité à partir d’une initiative d’épargne-crédit parmi les membres de l’association.
Formation des professionnels de la santé dans deux unités de santé à Chókwè et Massingir
Avec l’initiative du gouvernement d’ouvrir deux consultations sur la douleur dans deux unités de santé de la province de Gaza, DSF a formé 40 professionnels de la santé (infirmières et psychologues) à la prise en charge de la douleur (types, évaluation, traitement, suivi…) et aux soins palliatifs (définition, approche générale), mais aussi aux pratiques de fonctionnement d’une consultation sur la douleur. Après la formation, deux professionnels de la santé de chaque unité de santé ont eu l’occasion de suivre une formation à l’Unité de la douleur de référence nationale. Les autres professionnels de la santé ont été formés afin de connaître ces services et d’orienter directement leurs patients vers les consultations sur la douleur.
Distribution de kit Covid-19 aux PCDI et aux patients
1 kit a été distribué par PCDI et pour les familles des patients pris en charge aux domiciles en 2020. Ainsi, plus de 2500 kits (savon + masque) ont été distribués au début de l’épidémie du Covid19.
Thérapie de groupe
La plupart des activistes s’occupant quotidiennement de cas graves patients souffrants ou en fin de vie sont eux aussi atteints de maladies chroniques. Ainsi, le psychologue de DSF leur a fait faire des tours de thérapie communautaire afin d’alléger leur souffrance et leur fardeau émotionnel.
Construction de deux Consultations Douleur
Le soutien de DSF à la CdD de l’HP de Xai xai et l’HR de Chibuto et Chicumbane a débuté dans les premières phases du projet, tout comme les associations. La fin du projet est marquée par la consolidation et l’autonomie des trois CdD, ce qui constitue sans aucun doute l’un des plus grands résultats du projet.
Pour soutenir l’initiative du SNS de créer deux nouvelles CdD dans les HR de Chokwe et de Massingir, DSF a souhaité réhabiliter deux locaux dans ces centres de santé pré-identifiés lors de l’écriture du projet. Cependant, ils ont finalement été affectés à d’autres services ce qui a compromis les réhabilitations qui étaient prévues pour mettre les pièces en état. Une réorientation a pu voir le jour grâce à l’acquisition d’un fonds supplémentaire de l’Ambassade du Japon. DSF a ainsi pu lancer la construction des deux CdD en 2020. Les constructions se sont terminées après la fin du projet, en décembre 2020. Grâce à la formation et à la disponibilité de professionnels de santé, les 5 CdD de la province de Gaza sont autonomes ou en phase d’atteindre leur autonomie, elles sont soutenues par le MISAU et le DPS.
La mission de DSF depuis 1996
En 2007, dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de la Santé (MISAU), DSF a aidé l’Hôpital Central de Maputo (HCM) à mettre en place une unité de la douleur (UdD). Grâce à l’engagement des professionnels de la santé et du gouvernement en général, l’UdD de l’HCM est maintenant autonome et constitue l’unité de référence en matière de Douleur, elle est responsable des consultations de la douleur au niveau national. En soutenant l’émergence de l’UdD de l’HCM, DSF a noué d’autres partenariats importants durant ses précédents projets, avec notamment l’Association mozambicaine de soins palliatifs (MOPCA) et l’Association mozambicaine d’études sur la douleur (AMED).
Depuis 2009, DSF a mis en place un système de soins à domicile intégrés (SDI) et de prise en charge (PEC) de la douleur pour les patients dans les districts de Chibuto, Xai-Xai, Limpopo, Guijá, Chókwè et Massingir, situés dans la province de Gaza. Des consultations sur la douleur ont également été créées aux hôpitaux de Xai-Xai, Chibuto, Chicumbane, Chókwè — et au centre de santé de Massingir. Ainsi, plus de 23 089 patients ont été suivis pendant cette période, 78 % sont des femmes et 85 % d’entre elles sont infectées par le virus du VIH/SIDA.
Au regard de la réussite du projet mis en œuvre dans la province de Gaza et de l’importance des soins fournies aux bénéficiaires, DSF a étendu ses activités dans les districts ruraux du nord de la province de Maputo, où les besoins sont tout aussi prioritaires. En effet, la région de Magude est déficitaire en médecins (1 pour 6000 habitants) et les centres de Santé de base ne couvrent pas toutes les zones rurales, obligeant les patients à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour atteindre le premier centre de santé, où ils ne reçoivent généralement que des soins de bases, pas forcément adaptés à leurs pathologies.
Au vu du succès des Consultations douleur (CdD) déjà créées dans la province de Gaza, DSF a mis en place un projet visant à soutenir l’initiative du gouvernement d’ouvrir une CdD dans l’hôpital de référence des districts ciblés (hôpital rural de Xinavane). Ce besoin a été identifié avec l’UdD de l’HCM et a ensuite été souligné par la direction de cet hôpital, qui mettra en place les conditions nécessaires à la conduite des travaux. Les besoins en formation des professionnels du SNS en PEC et SP sont définis avec l’UdD de l’HCM. Il s’agit de l’unité de référence au niveau national et elle est impliquée dans l’organisation avec DSF des formations et des stages au sein de son service à Maputo.
En 2019, DSF s’est associé à l’AMDEC (Association mozambicaine de développement concerté) pour pouvoir mettre en place ce projet. La plupart des activités de l’AMDEC sont destinées aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, qui constitue le public le plus large ciblé par les activités mises en œuvre par DSF. AMDEC mène des projets dans les régions de Magude et Manhiça depuis quelques années. De son expérience avec ce public cible, AMDEC a examiné les problèmes de prévention vis-à-vis du VIH/SIDA, d’adhésion continue au traitement antirétroviral, ainsi que de nutrition via des visites à domicile et des interventions directes aux centres de santé. DSF souhaite compléter les activités de santé de l’AMDEC en proposant des soins sur la douleur et des soins palliatifs pour le même groupe de bénéficiaires.
Le contexte général au Mozambique est marqué par la crise économique que le pays traverse depuis début 2015, qui se traduit chaque année par une inflation importante qui influence directement sur le pouvoir d’achat de la population et des patients que DSF rencontre. Au Mozambique, 24% des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire et il existe un niveau extrêmement élevé de sous-nutrition chronique (43 %) qui touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux. Cela constitue l’une des principales préoccupations du gouvernement en matière de développement (FAO -2016).
L’épidémie du Covid-19 a aussi considérablement impacté l’économie locale. En réponse à la pandémie du Covid-19, l’état d’urgence a été décrété le 30 mars 2020 par le président de la République du Mozambique. Le MISAU a également publié des lignes directrices pour la suspension totale des activités de visite à domicile dans le contexte du VIH/SIDA. Cela a fortement impacté le déroulement des activités de DSF puisque les déplacements sur le terrain ont dû être fortement ralentis. L’équipe du Programme Santé a limité ainsi ses visites de supervisions techniques aux 6 associations locales partenaires et aux consultations de la douleur des districts cibles pour éviter tout risque de contamination. Durant 2020, la situation au Mozambique n’a pas été alarmante mais l’épidémie a eu un impact fort sur les conditions économiques des populations vulnérables et plus particulièrement pour les patients qui sont pris en charge dans le cadre des soins à domicile intégrés.
En 2021
- Construction de deux nouvelles consultations de la douleur dans la province de Gaza
- Améliorer l’accès aux soins contre la douleur, aux soins palliatifs et autres soins de santé de qualité dans la province de Maputo grâce à l’ouverture d’un bureau d’information pour le soutien psychosocial des patients en soins palliatifs et de leurs proches
- Recommencer un partenariat avec le CREI de Macia pour mettre en place un projet de Formation Inclusive Professionnelle.
- Développer/renforcer des modules de formations en douleur et soins palliatifs pour former d’autres organisations / associations de santé (Tete, Beira).
- Développer des formations professionnelles inclusives avec le CREI
Partenaires opérationnels
- AMDEC
- MOPCA
- Ministère de la Santé
Partenaires financiers
- Agence française de Développement
- Initiative 5%
- Fondation EDF
- Fondation Masalina



