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Arretons la douleur

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Structures de prise en charge de la douleur

 

La circulaire DGS/DH n3 du 7 janvier 1994 relative à l'organisation des soins et à la prise en charge des douleurs chroniques établit des recommandations quant à la prise en charge de la douleur à partir des objectifs et principes suivants :

 

" Lutter contre la douleur implique sa prévention, son évaluation et son traitement.

 

Le malade douloureux chronique doit pouvoir bénéficier d'une prise en charge spécifique fondée sur les règles d'organisation et les principes thérapeutiques suivants :

 

- assurer une approche pluridisciplinaire pour appréhender les diverses composantes  du syndrome douloureux chronique et proposer une combinaison des techniques pharmacologiques, physiques, psychologiques et chirurgicales ;

- décider d'une thérapie adaptée après bilan complet comprenant la réévaluation du diagnostic initial ;

- obtenir du malade sa confiance, sa coopération avec l'équipe soignante, son adhésion au traitement et, en cas d'insuccès partiel ou total, lui apprendre à vivre avec sa douleur ;

- prendre en compte l'environnement familial, culturel et social du patient ;

- pratiquer régulièrement une évaluation rétrospective du travail accompli par l'équipe, participer à la recherche et à l'enseignement. "

 

 

Des procédures d’identification des structures ont permis la réalisation d’une liste d’établissements de santé répondant à des critères de qualité.

La circulaire DGS/DH n° 98-47 du 4 février 1998 relative à l’identification des structures de prise en charge de la douleur au sein des établissements rappelle que ce sont les agences régionale d’hospitalisation qui sont chargées de vérifier l’application de ces principes. Cette procédure est un des points du plan de lutte contre la douleur. (circulaire DGS/DH n° 98-586 du 24 septembre 1998).

Elle définit trois niveaux de prise en charge selon la complexité du service rendu allant de la consultation spécialisée pluridisciplinaire au centre anti-douleur disposant d'un plateau technique complet :

     la consultation, où est adressée par son médecin de ville le malade souffrant de douleurs chroniques, doit disposer des compétences de trois médecins dont un neurologue, un psychiatre et un médecin somaticien de discipline différente ;

     l'unité dispose, en plus de ces compétences médicales, d'un plateau technique adapté ;

     le centre de prise en charge  de la douleur dispose en plus des moyens de l'unité de lits d'hospitalisation en propre ou mis à disposition, et doit assurer l'enseignement et la recherche.

 

L’identification vise à reconnaître l'existence de structures disposant de tout l'éventail des techniques et des compétences indispensables pour une bonne prise en charge de la douleur. Elle consacre la mission d'un établissement et d'une équipe de référence vis à vis des professionnels et de l'ensemble de la population de sa zone d'attraction, car les structures identifiées doivent être de véritables animateurs d'un réseau constitué avec les autres équipes de la région. Les Agences Régionales de l'Hospitalisation ont procédé aux identifications en 1998.

" L'identification " des structures a été réalisé fin 1998. Cette identification peut être comprise comme un concept intermédiaire se situant entre autorisation, agrément, habilitation et accréditation. En l'occurrence, et à défaut d'un support réglementaire qui aujourd'hui n'existe pas dans le domaine de la santé, l’identification procède de la publication par les autorités de tutelle de la liste des établissements disposant de structures de lutte contre la douleur. La circulaire du 29 Mai 1997 sur "L'organisation de la lutte contre la douleur dans les établissements de santé" précise que l’identification ou labellisation des structures de pride ne charge de la douleur chronique est nécessaire. Elle définit trois niveaux de prise en charge selon la complexité du service rendu allant de la consultation spécialisée pluridisciplinaire au centre anti-douleur disposant d'un plateau technique complet : (ceci est rappelé dans la circulaire DGS/DH n° 98-47 du 4 février 1998)

 

1. Les consultations pluridisciplinaires de prise en charge de la douleur chronique rebelle :

  • Les consultations pluridisciplinaires de la douleur chronique rebelle représentent le maillon essentiel de la prise en charge de ces patients. Cette entité de base pluridisciplinaire permet l’approche globale nécessaire : prévention, soin, réinsertion, prise en compte du patient dans son milieu familial, social et professionnel. Dans la plupart des cas, elle suffit à la prise en charge du patient.
  • Les consultations pluridisciplinaires de la douleur chronique peuvent être structurées au sein des établissements de santé publics ou privés.

 

 

2. Les unités pluridisciplinaires de prise en charge de la douleur chronique rebelle :

  • La mise en route de thérapeutiques nécessitant l’accès à des places ou lits d’hospitalisation et/ou l’utilisation d’un plateau technique ne concerne qu’un faible nombre de patients.
  • Pour être unité de prise en charge de la douleur chronique les structures doivent disposer ou avoir à disposition ces éléments, et avoir satisfait aux exigences de l’identification d’une consultation pluridisciplinaire de prise en charge de la douleur chronique.

 

 

3. Les centres pluridisciplinaires de prise en charge de la douleur chronique rebelle :

  • Cette situation correspond à certains Centres Hospitalo-Universitaires qui ont pour mission : l’enseignement de la capacité d’évaluation et de traitement de la douleur et la recherche portant sur des thématiques douleur.
  • Pour être identifié en tant que centre, la structure doit avoir également satisfait aux exigences de l’identification en tant que consultation et/ou unité pluridisciplinaires de prise en charge de la douleur chronique.

   

Les échanges entre ces différents types de structures doivent être forts : rencontres entre professionnels, liens formalisés avec les médecins traitants, prise en charge thérapeutique commune nécessitant la coordination de plusieurs niveaux, organisation de terrains de stage de la capacité à tous les niveaux, participation des structures de consultations et d’unités à des protocoles d’études multicentriques...

Ces échanges seront définis et formalisés au sein d’une organisation en réseau.

 

Les procédures de l’identification de prise en charge de la douleur chronique rebelle ne concernent pas les unités ou équipes en charge des douleurs aiguës et péri-opératoires ou des douleurs qui ne constituent qu'un élément parmi d'autres dans la pathologie du patient (rééducation fonctionnelle, rhumatologie, soins palliatifs...).

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