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Arretons la douleur

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Radiothérapie

Radiothérapie externe : C’est une thérapeutique importante à considérer, quand devant une lésion cancéreuse, la chirurgie n’est pas souhaitable ou possible.

Les sources de rayonnement utilisées sont le Cobalt 60 et les accélérateurs de particules délivrant des rayonnements électromagnétiques d’énergie supérieure à 400 Ke V et atteignant 35 Me V. Le fractionnement conventionnel délivre 1,75-2,5 Gy par séance d’irridiation, le nombre de séances par semaine est de 5. Des fractions plus importantes, moins nombreuses et plus espacées semblent donner un résultat identique. Quand un but antalgique est recherché, un hypofractionnement peut être envisagé, ce qui a l’avantage d’une plus grande rapidité d’action et d’un nombre de déplacements réduits pour le patient. Il existe des limites à la radiothérapie externe. Elles sont absolues et relatives. Absolues : il s’agit de la dose reçue par les structures voisines, surtout si elles possédent une fonction vitale. La dose est définie pour chaque organe et peut être atteint de manière cumulative, au cours des irradiations consécutives. Il est souvent impossible de délivrer une seconde radiothérapie à une même localisation. Relatives : Elles tiennent compte de la stratégie thérapeutique. Une radiothérapie externe oblige souvent à différer une chimiothérapie de 4 à 12 semaines. Quand pour une situation précise, radiothérapie et chimiothérapie peuvent coexister il est préférable de débuter par la chimiothérapie et commencer la radiothérapie quand le volume tumoral est réduit au maximum ou alors quand la chimiothérapie s’est avérée inefficace.

Radiothérapie interstitielle : Elle est réalisée par l’implantation intratumorale de fil d’un isotope radioactif (radium, or, irridium) de façon à permettre une répartition maximale de l’énergie délivrée. Le rayonnement a une faible énergie, l’irradiation décroît rapidement et l’atteinte des tissus voisins est limitée. Peu utilisée à visée antalgique, il est souvent impossible d’avoir une action curatrice seule, elle est dans la plupart des cas associée à la radiothérapie externe.

Radiothérapie métabolique : Elle repose sur la concentration métabolique active par un organe d’un isotope soluble administré par voie systémique et délivrant un rayonnement peu énergétique. Il s’agit classiquement de l’irradiation par l’Iode 131 de résidus thyroïdiens après thyroïdectomie. Plusieurs autres isotopes existent : P 32, strontium, biphosphonates, samarium 53, rhenium 186) qui se comportent comme du calcium, ils sont captés par les tissus osseux en particulier les métastases. La moelle osseuse est lésée et les cytopénies constituent le principal effet secondaire. Bien que l’efficacité antalgique soit voisine de 60 % et la durée de 3 à 7 mois, les effets sur la moelle osseuse font considérer cette méthode que dans les situations évoluées.