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Arretons la douleur

Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.

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Phénolisation intra-thécale

L’administration de phénol dans le liquide céphalo rachidien peut entraîner un blocage sélectif des fibres de petit calibre (fibres nociceptives) sans altérer les fibres de gros calibre. Le phénol est une substance neurolythique, qui à faibles concentrations a des effets anesthésiques locaux et à fortes concentrations entraîne une diminution de la douleur similaire à une administration d’alcool. Ces agents neurolythiques sont responsables d’une dégénérescence wallérienne et d’une démyélinisation segmentaire. L’importance des lésions est fonction de la concentration du produit injecté, du temps et du volume mis au contact des fibres. Habituellement est utilisé du phénol glycériné à 5 %, ce produit est hyperbare, ce qui limite la diffusion dans le liquide céphalo rachidien. La pratique de cette technique est réservée aux équipes entraînées. Rarement utilisée au niveau thoracique, elle est le plus souvent pratiquée au niveau lombaire.

La technique est simple, elle consiste à administrer le phénol par une simple ponction lombaire. Le patient est en position « transat », 0,1ml par 0,1ml sont injectés toutes les 10 minutes (dose totale rarement supérieure à 1,3 à 1,5 ml). Les risques consistent en la survenue de troubles sphinctériens urinaires et intestinaux ce qui limitent les indications de ce geste (risques limités quand urétérostomie, dérivations urétérales et stomie digestive). Elle peut être indiquée dans le cas d’envahissement pelvien avec douleurs médianes.