Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.
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Définition :
Douleur linguale à type de brûlure prédominante à la pointe et aux bords de la langue. La douleur peut s’étendre et intéresser le palais, la muqueuse buccale et les lèvres, les douleurs sont le plus souvent bilatérales : on parle alors de stomatodynie.
Prévalence : La douleur survient chez la femme de 40 à 60 ans. La prévalence est de 1,5 à 2,5 % dans la population générale et dans la population de consultation de chirurgie dentaire. 10 à 40 % des femmes sont ménopausées, 15 % ont entre 40 et 49 ans et se retrouvent dans la population de chirurgie dentaire. L’âge moyen de survenue est supérieur à 50 ans.
Clinique :
Brûlures, sensation de gonflement, gêne, picotements, impression de tension sont les termes fréquemment utilisés. Habituellement permanente depuis le début, elle peut se modifier dans la journée, l’intensité modérée le matin, augmente en fin de matinée pour être maximum en fin d’après-midi. A l’interrogatoire sont souvent retrouvés un geste local banal de chirurgie dentaire ou un acte chirurgical, la mise en place d’une prothése, une avulsion dentaire ou un événement émotionnel important : décès d’un proche, changement de vie, chômage, divorce…
Signes associés : Sécheresse de bouche (63 %), goût acide, amer ou métallique (63 %), troubles du goût (35 %), déglutitions répétées, hypersalivation. La sensation de brûlure est augmentée par les modifications de l’humeur (78 %), la fatigue (54 %), la parole (44 %), les aliments chauds (38 %) ; elle est diminuée par le sommeil (69 %), l’alimentation (58 %), le froid (52 %), la déviation de l’attention (48 %) et l’alcool (27 %). La plupart des patients présentent des signes de dépression : ils sont à rechercher systématiquement. L’application d’anesthésiques locaux peut diminuer la douleur. Le soulagement temporaire par l’alimentation solide ou les boissons est presque pathognomonique.
Diagnostic différentiel :
Algies faciales atypiques, névralgie trigéminale, névralgie du glosso-pharyngien, dysfonctionnement des articulations temporomandibulaires, candidose buccale.
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