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Arretons la douleur

Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.

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Escarres

Définition : Lésion ischémique cutanée provoquée par la compression du réseau artériolaire entre deux plans durs (os et surface d’appui : talon, sacrum, ischion, trochanter, occiput). La lésion survient lorsqu’un état de perte de sensibilité est réalisé : temporaire (anesthésie générale, coma, séjour en réanimation, immobilisation chez la personne âgée) ou définitive (état neurologique déficitaire).

 

4 stades :

stade 1 :                      érythème ou « alerte rouge »

stade 2 :                      aspect de brûlure superficielle par désépidermisation ou phlyctène

stade 3 et 4                 plaque de nécrose

Après ablation : vaste ulcération nécrotique pouvant atteindre le périoste

 

Stade évolutif et douleur : ‘échelle colorimétrique

 

nécrose

noire

Pas de douleur

bouurgeonnement

rouge

Douleur spontanée et au contact

épidermisation

rose

Douleur spontanée et au contact

 Passage à la chronicité : >  6 semaines sans signe de cicatrisation 

jaune

Peu de douleurs

Tissu fibreux non bourgeonnant

 

 

  • Douleur locale dans les stades 1 et 2. L’escarre est très douloureuse lorsque les récepteurs nociceptifs des fibres A et C sont intacts comme dans le cas de lésions superficielles et peu douloureuse lorsque les lésions sont profondes et nécrotiques.
  • Les vastes ulcérations nécrotiques sont peu douloureuses, sauf quand existent suppuration et ostéite.
  • La réapparition de la douleur, en particulier lors des pansements, signe l’apparition d’un bourgeonnement locale témoin d’une bonne cicatrisation. A l’inverse la persistance d’une insensibilité témoigne d’un passage à la chronicité.
  • Spasticité et rétraction sont sources de douleurs.
  • Les douleurs des escarres représentent plus du tiers des douleurs des services de gériatrie.

 

Traitements :

Traitement local :

  • Diminution de la pression cutanée : matelas à eau, lit à compresseur, coussin, arceau, sur-matelas…)
  • Utilisation de pansement maintenant l’humidité plus que pansement gras : hydrocolloïde, alginate, hydrogel, mousse…
  • Geste chirurgical de couverture : lambeaux de rotation et mise en décharge (chez le patient neurologique). L’indication doit être soigneusement pesée en fonction de l’âge et de la préparation du patient (30 à 40 % des lambeaux se compliquent localement).

La détersion chirurgicale se fait selon des règles précises : pas de saignement et pas en tissu sain. En respectant ces conditions, elle n’est pas douloureuse.

Traitement général : il associe

  • La lutte contre les infections, l’hypoprotidémie, la déshydratation, les désordres métaboliques, une nutrition correcte
  • Traitements des pathologies associées (diabète, artérite…)

Traitement antalgique :

  • Lors des gestes douloureux : AINS encadrant les pansements principalement à la phase de bourgeonnement, opioïdes oraux en fonction de l’intensité de la douleur, anesthésie générale si couverture d’une zone en cours de bourgeonnement. Le mélange gazeux équimolaire oxygène/protoxyde d’azote trouve ici tout son intérêt.