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Arretons la douleur

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Douleurs psychogénes

Le diagnostic de douleurs psychogènes n’est pas un diagnostic d’élimination. Il s’agit d’une démarche constructive. La douleur est évoquée sur le fait les examens cliniques et paracliniques ne permettent pas de la rattacher à une cause évidente. Plusieurs points communs les caractérisent :

  • Circonstances d’apparition particulières.
  • Territoire douloureux ne correspondant à aucune topographie neurologique, vasculaire.
  • Description variant dans le temps et dans la topographie (d’un moment à l’autre, à deux consultations différentes).
  • Qualificatifs utilisés : “intense, sévère”, alors que le patient peut parler de sa douleur pendant des heures sans expression douloureuse.
  • Evaluation à l’EVA : souvent > 90 et fréquemment 100%. Considérée comme très invalidante.

 

Interrogatoire : Patient souvent anxieux, irritable voire agressif. Langage souvent trop riche, imaginatif utilisant des qualificatifs exagérés en discordance avec l’absence de signes cliniques. Troubles du sommeil fréquents. Drame affectif (divorce, deuil) ou socio-professionnel (chômage, reclassement non accepté) souvent retrouvés. Antécédents : épisodes dépressifs, insomnie, irritabilité, anxiété fréquemment retrouvés.

Examen clinique : négatif, les signes cliniques ne correspondent à aucun territoire neurologique ou se projetent dans des territoires qui deviennent indolores à l’examen suivant.

Toutefois, ce contexte psychologique ne suffit pas pour affirmer le diagnostic de douleurs psychogènes. Il faut s’assurer de l’absence d’organicité. Au besoin des examens complémentaires (bilan électrophysiologique) seront demandés de même que l’avis d’un psychiatre (état dépressif masqué, trouble de conversion, somatisation d’une anxiété, névrose etc. sont souvent retrouvés).

Plus difficile sont les plaintes où coexistent une épine irritative organique et une psychopathologie  latente qui se décompense à l’occasion d’un événement traumatique.

La prise en charge repose sur la reconnaissance de la plainte du malade, sur la qualité de la relation médecin-malade. Le traitement associe la prise en charge psychologique plus ou moins associée aux traitements anxiolytiques, antidépresseurs ou à des techniques réflexes ainsi qu’à d’autres techniques (relaxation, hypnose, manipulation des images internes, biofeedback).

Cas particuliers

Certaines plaintes sont stéréotypées relevant probablement de mécanismes non encore complètement connus : céphalée de tension, colopathies fonctionnelles, douleur pudendales