Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.
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Il y a peu de données concernant l’incidence et la prévalence des neuropathies périphériques douloureuses, malgré l’importance de cette pathologie en médecine générale (20 % des consultations en matière de douleur).
En clinique on retrouve des mononeuropathies périphériques douloureuses et des polyneuropathies (atteinte diffuse, symétrique).
La plupart des neuropathies sont ressenties comme des sensations anormales :
Toutes ces sensations ont un caractère très désagréable. Le plus souvent l’examen clinique retrouve des troubles objectifs de la sensibilité à type d’hypoesthésie. Il est capital de distinguer les sensations non douloureuses des sensations douloureuses. Ces dernières peuvent être spontanées ou provoquées. Il s’agit de paresthésies (fourmillements, picotements, engourdissement) ou de dysesthésies (les sensations sont identiques mais elles sont désagréables). Le plus important est de faire la part de ce qui revient à la douleur et à la gène.
On distingue :
- sensation profonde, arrachement, broiement
- éclairs brefs
- stimulation tactile légère : douleur intense, prolongée
- existence d’une zone gâchette
Ces douleurs sont en apport avec différentes causes :
Mononeuropathies simples et multiples : lésions post-traumatiques, infectieuses (zona, herpès), diabète, pathologies malignes, syndromes canalaires, maladies de système (PAN, polyarthrite, rhumatoïdes, lupus..)
Polyneuropathies : diabète, alcool, toxique (arsenic, thalium, organophosphorés...), médicaments (isoniazide, cisplatine, vincristine...), SIDA, pathologies malignes, carences nutritionnelles (béri-béri, pellagre), maladies héréditaires (maladie de Fabry), amylose, syndrome de Guillain-Barré.
Niveau d’atteinte de la neuropathie :
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Petites fibres |
Fibres moyennes |
Grosses fibres |
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Amyéliniques Faiblement myélinisées (8 à 10 µm) |
Myélinisées (10 µm)
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Myélinisées (10 à 20 µm)
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Sensibilité douloureuse et thermique Test : pique-touche et thermo sondes |
Sensibilité vibratoire et tactile Test : diapason et mesure ROT |
Sensibilité proprioceptive Test : sens de la position des orteils |
Il semble raisonnable de parler d’une grande richesse symptomatique et sémiologique de douleurs neuropathiques. Elles sont multiples, et s’expriment cliniquement avec une grande diversité qui fait leur complexité diagnostique et thérapeutique. On ne peut pas traiter de façon univoque toutes les douleurs neuropathiques.
Traitement médicamenteux :
Si la gène est en première ligne, le résultat attendu sera faible. Les thérapeutiques proposées n’ont d’impact que sur la composante douloureuse.
Les antalgiques :
Niveau I : paracétamol 500 mg à 1 gr toutes les 4 à 6 heures
Niveau II :
Dihydrocodéine : jusqu’à 120 mg/jour (180 mg de codéine base)
Dextropropoxyphéne : jusqu’à 240 mg/jour
Tramadol : jusqu’à 400 mg/jour
Tramadol LP 100 mg, 150 mg, 200 mg
Association dextropoxyphéne-paracétamol, codéine-paracétamol, tramadol-paracétamol 3 à 6 cp/j
Les antidépresseurs :
Les antidépresseurs tricycliques possèdent une action antalgique propre quand ils sont utilisés à posologie plus faible que lorsqu’ils sont prescrits comme antidépresseur (amélioration de la douleur chez patients non déprimés, chez patients déprimés : amélioration de la douleur et pas de l’humeur)
. durée d’évolution
. étendue des lésions
- amitriptyline : 25 - 150 mg/jour
- imipramine : 50- 350 mg/jour
- désipramine : 12,5 - 250 mg/jour
- Augmenter par paliers de 2 - 5 à 7 jours jusqu’à obtention effet antalgique ou effets secondaires
Les anticonvulsivants : ils doivent être débuter à faibles doses, l’augmentation de la posologie est réalisée par paliers de 2 à 3 jours en fonction de la tolérance et de la survenue éventuelle d’effets secondaires. En cas d’utilisation au long cours : examens biologiques plasmatiques : NFS, enzymes hépatiques, ionogramme sanguin.
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Gabapentine Carbamazépine Phénytoïne Clonazépam Valproate sodique Bacloféne Lamotrigine |
Neurontin Tégrétol Dihydan Rivotril Dépakine Liorésal Lamictal |
600-1200 mg /j 300-1200 mg/j
1,5-6 mg/j 600-1200 mg/j 15-75 mg/j 50-500 mg/j |
En pratique, c’est l’association antidépresseurs tricycliques et anticonvulsivants qui donnera le meilleur résultat antalgique.
Autres traitements :
Anesthésiques locaux (utilisation en application topique : Lidoderm, Neurodol 1 tissu gel par 24 heures, capsaïcine 0,025 ou 0,075 % 4 applications par jour effet retardé 2 à 4 semaines)
Antiarythmiques (effet antalgique licodaïne (5 mg/kg) IV, durée effet > demi-vie plasmatique, ==>effet central, pas d’utilisation par cette voie, utilisation des analogues structuraux : voie orale, méxylétine (450-750 mg/jour)
Traitement non médicamenteux :
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