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Arretons la douleur

Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.

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Douleur chronique : douleur maladie

          Qu'elle reste symptomatique d'une maladie encore évolutive (cancer, pathologie rhumatismale) ou qu'elle résulte de séquelles traumatique ou chirurgical (avulsion plexique, amputation de membre), ou d'une maladie guérie (post-zostérienne), la douleur va induire différents retentissements sur le plan physique et psychologique qui peu à peu constituent un véritable syndrome douloureux chronique qui va évoluer pour son propre compte.

            La douleur chronique n'a plus aucune fonction, ni aucun objectif biologique, elle n’a plus de rôle de protection ni de signal : elle est devenue "maladie". Elle va conditionner la vie de l'individu, entraîner des troubles de l'appétit, une perte du sommeil, envahir son univers affectif, retentir sur le vécu quotidien avec des répercussions sociales, professionnelles et familiales. Elle va mobiliser la totalité des structures nerveuses et va devenir la préoccupation dominante.

            On admet, de façon arbitraire qu'une douleur devient chronique lorsqu'elle dure au-delà de trois à six mois.

C’est un phénomène subjectif complexe avec de nombreuses dimensions, les identifier permet de comprendre la complexité du phénomène, l’absence de corrélation anatomo-clinique et l’importance des différences interindividuelles :

            La composante sensori-discriminative : décodage du message sensoriel dans ses caractéristiques de qualité (décharge électrique, piqûre, brûlure, fourmillement...), d'intensité, de durée (permanente, brève, paroxystique, répétée...), et de localisation.

            La composante affectivo-émotionnelle : Toute douleur s'accompagne d'un retentissement touchant l'affectivité et l'émotion (angoisse, anxiété, dépression).

            La composante cognitive : processus mentaux participant au traitement des nombreuses informations de l'expérience algique : attention ou distraction, signification de la douleur perçue, contexte situationnel, références aux expériences passées, attitude de l'environnement.

La composante comportementale : ensemble des manifestations verbales et non verbales (influencées par : apprentissages antérieurs, environnement familial et ethno-culturel).

            Depuis plusieurs années, on oppose classiquement deux grands types de douleurs chroniques : les douleurs par excès de nociception et les douleurs par désafférentation. Si cette distinction rend plus aisée et plus didactique la notion de  douleur chronique, elle n'est que trop simpliste et trop artificielle. Ceci reviendrait à dire que, dans les premières, le mécanisme physio-pathologique est périphérique et que dans les secondes l'hypothèse centrale doit être retenue : ces notions sont largement débattues à l'heure actuelle.

 

CLASSIFICATION DES DOULEURS SELON LE MECANISME PHYSIOPATHOLOGIQUE

Excés de nociception

 

Somatique

Viscérale

Neuropathiques, Neurogénes,

Désafférentation

Périphériques

Centrales

Entretenues par le système sympathique

 

Causalgie

Algodystrophie

Sine materia

 

 

Céphalées de tension

Fibromyalgies

Douleurs myofasciales

Mixtes

 

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