Aidez-nous,
parlez du site autour de vous :
|
Bonjour, cet article vous a renseigné ?
N'hésitez pas à nous soutenir en cliquant ici.
Grâce à la fidélité et à la générosité de nos donateurs, nos équipes peuvent agir chaque jour, en toute indépendance. C’est votre soutien qui nous donne les moyens d’intervenir dans les contextes d’urgence, et de fournir aux populations en détresse une aide médicale de qualité.
Merci.

Diabéte

            Le diabète est le plus grand pourvoyeur de neuropathies périphériques en Occident. 20 à 30 % des diabétiques vont présenter des neuropathies : mononeuropathies et le plus souvent polyneuropathies. Il y a une corrélation entre la fréquence des neuropathies périphériques et la durée d’évolution du diabète : 7 % lors de la découverte et 50 % après 25 ans d’évolution. La prévalence de survenue de douleurs (de  10 % à 50 % selon la littérature) est difficile à évaluer car il faut distinguer les douleurs des paresthésies. (douleurs = 5 % et paresthésies = 49 % chez 7000 diabétiques, Navarro J.D.N. Diabetes in the United Kingdom : a personal series. Diab Med 1991, 8 : 59-68). 

 

Cliniquement on distingue :

Les mononeuropathies diabétiques :

 

 

 

Membres inférieurs

  •  
  • Membres supérieurs (plus rares)

 

 

Nerfs du tronc

  • Atteinte de nerfs oculomoteurs
  • (III, IV)

 

Þ    cruralgie diabétique

- brûlures intenses face

antérieure cuisse

- hypoesthésie

- amyotrophie quadricipitale

- abolition du réflexe rotulien

- évolution spontanément

favorable

Þ    Douleurs lombaires

 

Tous les nerfs peuvent être intéressés       

- Neuropathies de compression

  (canal carpien, cubital au coude)

 

- Paresthésies et dysesthésies > douleur

- douleurs intercostales

 

- douleurs thoraco-abdominales

 

L’hémicrânie précède la paralysie

                                   

Les polyneuropathies diabétiques

Ce sont les atteintes les plus fréquentes, elles sont symptomatiques chez un petit nombre de patients.

La polyneuropathie sensitive distale et symétrique : paresthésies/dysesthésies, douleurs continues superficielles (brûlure) ou profondes (arrachement, broiement), douleurs paroxystiques d’installation progressive (pieds ==> partie proximale membres inférieurs)

L’examen clinique retrouve : hypoesthésie, diminution ou abolition des ROT, signes de dysautonomie diabétique (hypotension orthostatique, troubles mictionnels ou sexuels, troubles de la mobilité pupillaire).A un stade avancé : déficit moteur.

La neuropathie aiguë douloureuse: installation brutale, homme (+++), amaigrissement ++,  douleurs très intenses aux membres inférieurs, (brûlure), hyperalgie et/ou allodynie +++, examen clinique : peu de déficit sensitif, pas d’atteinte motrice, ROT conservés, évolution favorable.

L’électromyogramme met en évidence une réduction des amplitudes des potentiels   sensitifs, il peut être normal (quand l’atteinte prédomine sur les petites fibres). intérêt des méthodes d’évaluation quantitative de la sensibilité thermique. L’anatomie-pathologie montre une atteinte axonale à prédominance distale : signes de régénération, signes de démyélinisation. A un stade évolué, tous les types de fibres sont intéressés.

 

 

Les ulcérations cutanées du diabète (traitement : voir escarre, pansements et douleurs)

Plusieurs causes :

q  Macroangiopathie

q  Microangiopathie

q  Neuropathie périphérique

q  Troubles statiques du pied

q  Dyshidrose et macération

q  Anomalies du collagène

 

Le traitement comprend :

  • Contrôle de la glycémie qui pour objectif de freiner l’évolution des lésions. Il entraîne rarement une amélioration des neuropathies diabétiques installées.
  • Traitement symptomatique (voir douleurs neuropathiques périphériques)

            Traitements antalgiques usuels (niveaux I, II, III) : peu efficaces   

            Traitements antidépresseurs, anticonvulsivants

Traitements anesthésiques locaux (utilisation en application topique : Lidoderm,  Neurodol 1 tissu gel par 24 heures, capsaïcine 0,025 ou 0,075 % 4 applications par jour effet retardé 2 à 4 semaines) et les antiarythmiques (effet antalgique licodaïne (5 mg/kg) IV, durée effet > demi-vie plasmatique, ==>effet central, pas d’utilisation par cette voie, utilisation des analogues structuraux : voie orale, méxylétine (450-750 mg/jour)

            Traitements non médicamenteux : Acupuncture, mésothérapie, Neurostimulation transcutanée (4 électrodes, 4 à 6 séances de 40 à 60 minutes par jour / 4 semaines)