Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.
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Elle est définie par des douleurs évoluant sur un mode chronique, elles sont bilatérales et prédominent chez la femme d’âge moyen. Une lésion organique doit être formellement éliminée, le diagnostic de coccygodynie ne peut être porté que dans ces conditions.
Comment la reconnaître ?
Décrites comme des sensations de pesanteur, de ténesme ou de présence d’un corps étranger intrarectal ou intravaginal, elles siègent au niveau des fesses, du coccyx, des organes génitaux et peuvent irradier aux membres inférieurs, elle est souvent bilatérale. La douleur est fréquemment influencée par les positions, elle est souvent augmentée en position assise, obligeant la patiente à rester debout, elle est soulagée par le décubitus dorsal. Un traumatisme isolé est souvent retrouvé de même que des microtraumatismes chroniques. La douleur est déclenchée au toucher rectal classiquement à la pression de la face antérieure du rectum et de la pointe du coccyx, de même la mise en tension des muscles releveurs de l’anus entraîne les douleurs.
Comment traiter ?
Les traitements antalgiques classiques sont peu efficaces : paracétamol, AINS, myorelaxants…
Traitements locaux :
Infiltrations : des insertions ligamentaires ou de l’articulation sacro-coccygienne en utilisant des anesthésiques locaux et/ou des corticoïdes (réservées aux équipes expérimentées)
Techniques physiques :
Manipulation de l’articulation sacro-coccygienne selon la méthode de Maigne : application d’un doigt rectal au niveau de la concavité sacrée qui vise non seulement à manipuler l’articulation mais aussi à étirer les muscles releveurs.
Massages des muscles releveurs de l’anus (méthode de Thiecle) : Massage endorectal du muscle releveur à visée décontracturante (plusieurs minutes, 2 à 3 fois par semaine, 15 séances).
A différencier du syndrome du releveur de l’anus : augmenté par la défécation, le toucher rectal retrouve une région latérale douloureuse à la palpation du muscle, souvent décrite comme « une corde tendue » intra-rectale.
Diagnostic différentiel : névralgies du nerf honteux interne, proctalgies fugaces, algies ano-recto-périnéales essentielles.
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