• Langues :
  • Douleurs Sans Frontières en Français
  • Pains against limits in English
Arretons la douleur

Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.

Accéder à la pétition en ligne.

Newsletter

S'inscrire ne vous engage à rien

A part peut-être, si vous l'acceptez, de recevoir régulièrement le bulletin de nos actions dans le monde, et d'être informés des nouveaux participants aux actions de Douleurs Sans Frontières.

Insert you email adress (The newsletter is in French) :

Causalgie

Causalgie et Algodystrophie ou dystrophie sympathique réflexe sont regroupés sous la dénomination de « syndromes régionaux douloureux complexes » ou « Complex Regional Pain Syndromes » ou CRPS. Cette classification récente est justifiée par le caractère inconstant et non permanent de l’interaction du système sympathique dans la gènése de la douleur. De plus, la notion de dystrophie n’est pas systématique. Désormais, on différencie les dystrophies sympathiques réflexes (anciennement algoneurodystrophies) comme étant syndrome régional douloureux complexe de type I (CRPS type I) et les causalgies comme étant syndrome régional douloureux complexe de type II (CRPS type II).

La douleur entretenue par le système sympathique (ou Sympathetically maintained Pain, SMP) peut être associée à ces deux syndromes. La douleur est en relation avec une activité efférente sympathique, celle-ci n’est pas une condition requise essentielle pour évoquer l’un ou l’autre de ces deux syndromes. Les étiologies sont multiples. Les syndromes douloureux qui sont améliorés par une thérapeutique sympatholytique spécifique peuvent être considérés comme entretenue par le système sympathique. Cliniquement, un même patient peut présenter des douleurs qui sont dépendantes et indépendantes du système sympathique. Celles qui sont dépendantes sont dites « Sympathetically maintained pain » ou SMP et celles qui sont indépendantes sont dites « Sympathetically independent pain » ou SIP.

 

Clinique : Le syndrome régional douloureux complexe de type II se développe après une lésion nerveuse. Ce qui différencie les syndromes de type II de ceux de type I est le fait que le traumatisme responsable intéresse obligatoirement un nerf périphérique, une de ses branches ou un tronc. L’examen clinique neurologique retrouve des troubles de la sensibilité dans le territoire douloureux.

La douleur apparaît rapidement après un traumatisme : immédiatement dans 43 % des cas, dans les premiers jours dans 16 % des cas, entre le 2ème et le 7ème jour dans 21 % des cas,  entre le 7ème jour et le 30ème jour dans 15 % des cas et après 1 mois dans 5 % des cas.

Elle siège dans la partie distale des membres : face palmaire des mains, doigts, face plantaire des pieds, orteils. Elle est superficielle et siège en aval de la lésion et plus particulièrement aux extrémités. Au début, elle est limitée au territoire du nerf lésé, puis elle devient irradiante, et parfois déborde largement ce territoire, jusqu’à intéresser le membre entier, voire se bilatéraliser.

En général, la douleur est permanente, spontanée, à type de brûlure, de grande intensité et rarement intermittente. L’intensité de la douleur n’est pas en rapport avec l’étendue des lésions tissulaires ou l’importance des lésions nerveuses. Sur le fond douloureux permanent peuvent se rajouter des douleurs paroxystiques à type d’écrasement ou de broiement. Dans un certain nombre de cas, elle est ressentie comme un écrasement, un coup de poignard, un étirement ou des élancements intenses.

 

Lésions nerveuse préférentiellement impliquées

Pourcentage

Médian

35 %

Sciatique

40 %

Plexus brachial

12 %

Autres nerfs

13 %

 

De nombreux facteurs physiques et physiologiques interviennent pour influencer l’intensité de la douleur. Les stimuli tactiles (mouvements passifs, effleurement, port des vêtements), les stimuli visuels (lumière vive), les stimuli auditifs (conversations, froissement de papier, vrombissement d’avion), et les stimuli psychiques (colère, stress, émotion, peur, qui sont autant de facteurs incriminés, non seulement comme facilitants, mais également pour ceratins, comme étiologiques) peuvent aggraver la douleur.

 

L’examen clinique met en évidence une hyperpathie (syndrome caractérisé par une réponse exagérée et prolongée à un stimulus) et une allodynie (douleur causée par un stimulus qui normalement ne produit pas de douleur) toujours présents. Une hyperesthésie (sensibilité exagérée à une stimulation) et une hyperalgésie (réponse exagérée à une stimulation qui normalement est douloureuse), voire parfois une hypoesthésie ou une hypoalgésie sont retrouvés.

Les troubles vasomoteurs et sudomoteurs sont quasi constant, intervenant dans toutes les phases : vaso dilatation avec hypersudation et chaleur ou vaso constriction extrémités froides.

Tous les tissus sont le siège de troubles trophiques (peau, tissu sous-cutané, os, articulation). Les retentissements sont variables : peau rouge, luisante, épaississement sous-cutané ; doigts effilés, ongles cassants, épais ; éléments du système pileux, fins, rares ou au contraire épais, rigides ; articulation inter-phalangienne fixées épaissies par la fibrose péri-articulaire ; déminéralisation et ostéoporose, mises en évidence par les examens radiologiques.

Contrairement au syndrome régional douloureux complexe de type I, l’évolution est loin d’être systématiquement favorable, des séquelles sont fréquentes.

 

Diagnostic : id algoneurodystrophies : syndrome régional douloureux complexe de type I (CRPS type I)

 

Diagnostic différentiel : CRPS type I, vasospasme traumatique, syndrome de Raynaud, thrombose.

 

 

Critères diagnostics (Classification of chronic pain, IASP)

 

  1. Douleur permanente avec allodynie ou hyperpathie survenant après lésion nerveuse, ne se limitant pas nécessairement au territoire du nerf lésé.
  2. Œdème, modifications de la circulation cutanée locale et de la sudation au niveau de la région douloureuse.
  3. Le diagnostic  

 

 

Ces 3 critères doivent être retrouvés.

 

 

Traitements : C’est celui des douleurs neuropathiques : antidépresseurs, antiépileptiques pouvant être associé à des techniques de blocs loco-régionaux si la composante sympathique est importante.

DSF image copyright © Douleurs Sans Frontières