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Arretons la douleur

Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.

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Bradykinine

 

La bradykinine est la substance algogéne la plus puissante libérée par les tissus lésés. Il s’agit d’un peptide de 9 acides aminés produit par un clivage enzymatique d’une grosse protéine plasmatique. Provenant des tissus lésés et des éléments sanguins (hématies, leucocytes, plaquettes) la bradykinine joue un rôle essentiel, par son action synergique avec les autres substances (potassium, sérotonine, histamine, ions K + et H +). Elle est responsable d’un ensemble de réactions : libération des autres médiateurs (tissus lésés, plaquettes, mastocytes, fibres sympathiques et terminaisons afférentes) et des prostaglandines, vasodilatation et augmentation de la perméabilité vasculaire. Elle se fixe sur les récepteurs B1 et B2 des nocicepteurs et les sensibilise aux stimulations thermiques. Dans les conditions habituelles, la sensibilisation est provoquée par les récepteurs B2. Mais dans les processus d’inflammatoires, les récepteurs B1 sont démasqués et leur activation contribue à l’hyperalgésie. L’activation des récepteurs B2 entraîne une élévation intracellulaire de Ca ++, l’activation de la protéine kinase C et de la phospholipase A2, qui est à l’origine de la formation des prostaglandines. Des taux élevés de bradykinine (plus de 8 m M) apparaissent dans les tissus lésés, lorsqu’existe un exsudat inflammatoire. L’effet algogéne s’observe jusqu’à de très faibles concentrations (10 nM). Elle contribue, donc, à la douleur et à l’hyperalgésie.

DSF image copyright © Douleurs Sans Frontières