Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.
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Les benzodiazépines sont des tranquillisants, leur utilisation est largement répandue, probablement trop. Ils réduisent l’anxiété : ils sont anxiolythiques, hypnosédatifs, myorelaxants et anti-convulsivants. Leurs propriétés anti-convulsivantes rendent compte de leur action sur les douleurs s’accompagnant de paroxysmes à types de douleurs fulgurantes (membres fantomes douloureux, névralgie faciale). Cependant, ces médicaments ont un risque de dépendance certain, l’altération du sommeil profond est constante, la survenue de troubles de la mémoire n’est pas rare. A côté de la dépression fréquente plus ou moins masquée, certaines douleurs chroniques s’accompagnent d’une anxiété importante. Il est alors licite de proposer des antidépresseurs et des tranquillisants. Les plus utilisés sont ceux qui ont une action anxiolythique et sont peu sédatifs : Bromazépam : Lexomil, chlordiazépoxide : Librium, clobazam : Urbanyl, chlorazépate : Tranxéne, diazépam : Valium. D’autres ont une action anxiolytique et une action anti-convulsivante tel que le clonazépam ou Rivotril.
Ils sont utilisés par voie orale (comprimés). La prescription doit être prudente chez les insuffisants respiratoires et chez les sujets âgés. Il faut avertir les patients de la survenue possible de troubles de la vigilance (conduite automobile), il existe une potentialisation avec l’alcool. Pour toutes ces raisons, il semble préférable de prescrire des anxiolythiques non benzodiazépiniques comme la buspirone (Buspar) ou l’hydroxyzine (Atarax).
Mais d’autres classes thérapeutiques peuvent être utilisées comme tranquillisants : les antidépresseurs (surtout les tricycliques sédatifs : voir antidépresseurs), les neuroleptiques (faible doses de phénothiazines), les carbamates (Equanil, Atrium…), la buspirone (Buspar) et l’alpiden (ananxyl).
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