Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.
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Les antalgiques sont des médicaments à action symptomatique agissant soit au niveau périphérique, siège de la liaison, soit au niveau central, sur les mécanismes de contrôle de la douleur. En fonction de leur site d’action, on distingue deux grandes classes : les antalgiques à action périphérique (niveau I) et les antalgiques à action centrale (niveau II et III). Pour ces derniers, il faut différencier les opioïdes faibles (niveau II) et les opioïdes forts (niveau III).
C’est l’intensité de la douleur qui va guider la conduite thérapeutique et le choix du médicament. Les antalgiques de niveau I sont proposés pour les douleurs d’intensité faible, les antalgiques de niveau II sont prescrits pour les douleurs d’intensité modérée et les antalgiques de niveau III sont réservés aux douleurs d’intensité fortes ou sévères.
Antalgiques de niveau I (douleur légère à modérée : entre 0 et 4 sur une EVA) : Ils agissent principalement sur les récepteurs périphériques, bien que certains d’entre eux passent la barrière hémato-encéphalique et ont une action centrale. Ils interférent avec la synthèse des prostaglandines et la production des substances algogénes. Ils n’ont aucune action neurovégétative, ni pschodysleptique.
Antalgiques de niveau II (douleur modérée à forte : entre 4 et 6 sur une EVA) : ce sont les opioïdes « faibles », ils passent la barrière hémato-méningée et ils ont le même mécanisme d’action que la morphine. Ils peuvent être utilisés seuls ou en association.
Antalgiques de niveau III (douleur forte à sévère : entre 6 et 10 sur une EVA) : Ils sont dits centraux, car leur action s’exerce au niveau du système nerveux central, par couplage sur les récepteurs opiacés. On distingue plusieurs groupes de molécules opiacés :
Plusieurs produits sont disponibles :
Règles de prescription :
C'est en fait l'intensité de la douleur qui va guider le moment de la prescription, indépendamment du mode début précoce ou tardif, de la localisation de la douleur circonscrite ou étendue, du degré d'évolution. Classiquement, les morphinomimétiques ne sont pas prescrits de première intention, cependant si le douleur est intense d’emblée, il est licite de proposer un antalgique de niveau 3. Dans les autres cas, il est nécessaire de respecter une stratégie médicamenteuse, qui a été définie par l'O.M.S. en 1984. Le passage d'un niveau à l'autre doit être rapide et n’est réalisé que lorsque les médicaments d’un palier se sont avérés inefficace ou insuffisamment efficace. L'association d'un analgésique périphérique et d'un analgésique central est licite.
Ce schéma a l’avantage de la simplicité, mais il n’a été validé que pour les douleurs en rapport avec un cancer et il ne s’intéresse pas à l’aspect qualitatif de la douleur. Ce sont les douleurs par excés de nociception qui répondent le mieux aux morphiniques.
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